Vieillir femme : fragile et puissante entre sexisme et âgisme…

Publié le par Or gris : seniors acteurs des territoires, dans une société pour tous les âges

Lundi 2 mars , à la Cité Audacieuse à Paris, Or Gris a présenté  « Vieillir Femme, une vieille peut en cacher bien d'autres…".   Un débat animé par Sophie Dancourt, avec  Blandine Destremau et Odile Plan…

Anne de Vivié était présente, voici l'article qu'elle en a fait pour Age village : 

Au lendemain du 8 mars 2026, la journée internationale des luttes pour les droits des femmes, douze autrices prennent la plume pour affirmer leur envie de bien vieillir, mettre en lumière l'invisibilité et la pauvreté des femmes vieilles, défendre les victoires des féministes et les combats à mener pour vieillir femme. Un ouvrage engagé qui éclaire sur la double peine que subissent les femmes vieilles, prises entre sexisme et âgisme.

Parcourant les stéréotypes sur le parcours de vie des femmes, les autrices mobilisées par Odile Plan, fondatrice de l'association Or Gris, et Joëlle Ayat mettent en lumière les pièges âgistes et sexistes que subissent les femmes vieilles.
Grand-mère, matriarche, vieille sage, vieille abjecte, sorcière, vieille fille ou veuve joyeuse, les assignations ne manquent pas pour figer les vieilles femmes dans un rôle qu'il s'agit de se réapproprier pour devenir... soi !, exulte Odile Plan. 

Elle rappelle que parmi les habitats intermédiaires entre le domicile historique et l'Ehpad où personne ne veut aller, la féministe Thérèse Clerc a participé à la création d'une résidence de vieilles femmes à Montreuil (93) qui s'appelle la maison des Babayagas, figure de la socrcière dans la mythologie slave !

Les autrices soulignent l'invisibilité des vieilles femmes malgré leurs engagements associatifs, face au changement climatique (p. 227), auprès de leurs petits-enfants, de leurs conjoints, leurs parents. L'enquête SHARE, souvent citée dans l'ouvrage, montre à quel point cet investissement social est bénéfique pour la préservation de leurs capacités.

Fragiles et puissantes, les femmes vieilles restent néanmoins plus pauvres que les hommes, avec les conséquences délétères sur leur santé, leur habitat, leurs relations sociales.

Rien n'est jamais gagné pour les droits des femmes, rappelait Simone de Beauvoir. Avec tant de combats contre les clichés, les tabous, les assignations, à mener encore et toujours notamment en avançant en âge quand la maladie, le handicap s'en mêlent.

A chacune de se créer en tant qu'ancienne, conclut l'ouvrage, continuer d'apprendre, revisiter les assignations, les rôles sociaux, prendre de nouvelles responsabilités, s'appuyer sur ses sœurs, grandir, accompagner, contempler et se sentir libre pour nourrir l'imaginaire de tous les êtres quel que soit leur âge, leur sexe !

ANNIE DE VIVIE dans aGEVILLAGE  le 09/03/2026 

Vieillir femme, une vieille peut en cacher bien d'autres ; Orchestré par Joëlle Ayats et Odile Plan 
Editions Eres ; Février 2026 ; 288 pages ; 25 euros

L'ouvrage sera présenté au salon des Seniors le Vendredi 13 mars à 15h 15 dans une table ronde " Femmes de 60 ans et plus : invisibles… ou enfin libres ?" Venez écouter Odile Plan et Agnès Molinier vous parler de leurs travaux sur le sujet

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