Maladies Cardiovasculaires ( suite et résumé)
Maladies Cardiovasculaires : résumé de l'article précédent.
Vous l'avez compris, le problème n'est pas médical. Les cardiologues savent détecter et traiter l'hypertension, le diabète, le cholestérol. Le problème est structurel : la France consacre 186 euros par habitant aux soins préventifs, contre 457 euros en Allemagne, selon les chiffres présentés par la Fondation Cœur et Recherche de la Société française de cardiologie en janvier 2026.
Et l'écart se retrouve dans la recherche : à peine 7 % du budget de l'Inserm est dédié aux maladies cardiovasculaires, quand certains organismes européens y consacrent près de 30 %. Nous investissons massivement dans le traitement des crises, et presque rien dans leur prévention.
D'ailleurs, les inégalités ne sont pas seulement financières. 4 % des adultes sans baccalauréat présentent une santé cardiovasculaire idéale, contre 21 % pour les diplômés du supérieur, selon Santé publique France.
Autrement dit, moins vous avez accès à l'information et au suivi médical, plus votre cœur trinque.
La loi Neuder ne résoudra pas tout, car elle doit encore passer au Sénat (probablement en juin ou à la rentrée d'octobre, en procédure accélérée).
Mais si elle est adoptée définitivement, elle inscrira pour la première fois la prévention cardiovasculaire comme priorité nationale, avec un objectif chiffré : réduire de 25 % la mortalité cardiovasculaire prématurée d'ici 2035. Pour les 140 000 familles touchées chaque année, c'est une question de temps, et rien d'autre.