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  • : OR GRIS : Seniors acteurs des territoires, dans une société pour tous les âges
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  • : Blog de l’association Or Gris (cf. page) : diffuse des initiatives de retraités sont "acteurs", des informations sur le vieillissement et le vivre inter âge (cf. catégories). planodile@orange.fr
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 08:26

La cohabitation intergénérationnelle ou habitat kangourou

La cohabitation intergénérationnelle est de plus en plus connue en France. Elle intéresse les médias, les pouvoirs publics, les jeunes et les seniors. Mais que se cache derrière ce terme exactement ? D’où nous vient cette façon originale de se loger ? Enfin, quels en sont ses avantages pour les uns et les autres ?

La cohabitation intergénérationnelle : qu’est-ce que c’est ?

La cohabitation intergénérationnelle est un des modes d’habitat qui réunit dans un même espace de vie plusieurs générations, et qui se développe en Europe depuis plusieurs années.

Il correspond à l’hébergement des jeunes, souvent étudiants mais aussi actifs, par des seniors, dans leur propre logement. Les loyers sont modérés voire nuls, et il est souvent convenu que les jeunes qui sont logés rendent des petits services et s’engagent à un certaine présence, en contrepartie d’une chambre privative et d’un accès aux parties communes.

Ce type de logement est un dérivé de l’habitat kangourou. Ce dernier évoque plus généralement les situations où une personne âgée héberge chez elle des personnes d’autres générations, comme des jeunes mais aussi des familles ou des couples. L’appellation originale se réfère à la poche du kangourou dans lequel le petit est à l’abri et en sécurité.

Dans une cohabitation intergénérationnelle, la notion d’échange de petits services et d’entraide fait toute la différence avec une colocation standard ou une chambre chez l’habitant. Ici, chacun a un besoin et a quelque chose à offrir qui dépasse la simple transaction entre un logement et une rémunération financière.

D’où vient ce concept ?

L’habitat kangourou, qui se réfère à l’hébergement par un senior d’une famille, d’un couple ou d’un jeune, est déjà bien implanté au Québec, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, et commence à se développer en Belgique et en France.

Quant à la cohabitation intergénérationnelle, avec un jeune plus spécifiquement, elle s’est développée d’abord en Espagne dans les années 90, où les jeunes jusqu’à l’âge de 35 ans ont des grandes difficultés pour se loger.

En France, le concept a été mis sur le devant de la scène à partir de 2003, l’année où la canicule estivale a causé de nombreux décès chez les personnes âgées isolées. Dès lors, des associations se sont créées autour du logement intergénérationnel, d’abord en Île-de-France puis en province, et les médias ont fait écho aux expériences réussies de ce type de logement de façon régulière, sous forme de reportage ou d’article de journal.

Les solidarités entre personnes avaient déjà commencé à se développer à la fin des années 70, avec la crise économique et l’affaiblissement de l’Etat-Providence. Cependant, il y a eu peu d’initiatives intergénérationnelles avant il y a une dizaine d’années, car notre société est marquée par un cloisonnement des âges autour du travail : avant, pendant, après.

Quels sont les bénéfices pour le logeur et pour le logé ?

Ce type d’habitat a de nombreux avantages, qui peuvent être classés en fonction des bénéficiaires : les seniors, les jeunes ou l’ensemble de la société.

Pour les seniors

Les bénéfices recherchés de ce type de cohabitation ne sont pas les mêmes, suivant que l’on s’adresse à des jeunes retraités actifs ou des personnes plus âgées ou qui peuvent se retrouver en perte d’autonomie. Il s’agit de :

  • recevoir des petits services comme une assistance en informatique, de l’aide pour faire les courses ou pour tondre la pelouse, mais cela dépend évidemment des besoins exprimés par le logeur et du profil du jeune logé. Il ne s’agit pas non plus d’une assistance médico-sociale, domaine exclusivement réservée au personnel qualifié pour cela ;
  • avoir une présence rassurante et sécurisante ;
  • bénéficier d’une compagnie qui permet de maintenir un lien social, et qui plus est avec la jeunesse ;
  • pouvoir rester chez soi le plus longtemps possible, car il faut savoir que 90% des français souhaitent demeurer à leur domicile plutôt qu’aller en maison de retraite, d’après l’Observatoire National de l’Intérêt Général ;
  • obtenir un revenu complémentaire, qui varie en fonction du lieu (proche des facs, des transports en commun, des commerces…), du logement et de ses équipements et des services rendus par le logé ;
  • rendre service à un jeune qui a du mal à trouver un logement (marché saturé, exigences de garanties des propriétaires…), qui n’a pas beaucoup de moyens financiers, ou qui a besoin d’être intégré dans son nouveau milieu (jeune étudiant loin du domicile parental ou étudiant étranger par exemple)

Cependant, cela ne convient pas à tous, puisque ne peuvent être concernés que les personnes qui vivent encore chez elles, avec un espace privatif à louer, et qui ont l’envie de croiser au quotidien quelqu’un sous leur toit.

Pour les jeunes

  • Des économies significatives sur le logement, qui peuvent aller de 30% à 100% (en cas d’hébergement gratuit contre services), donc un avantage financier non-négligeable ;
  • une solution alternative aux résidences étudiantes surdemandées, aux colocations étudiantes parfois trop bruyantes et aux studios du parc privatif qui sont souvent hors-budget ;
  • une présence et un point d’ancrage rassurant dans une nouvelle ville, ainsi que le sentiment d’être dans la famille ;
  • une expérience de vie sociale originale ! Qui n’a jamais eu des conversations passionnantes avec une personne âgée sur une anecdote historique, ou n’a pas vécu une situation comique où votre interlocuteur et vous-même avez ri suite à un malentendu ?

pourquoi pas une preuve de motivation, si le jeune a l’intention de poursuivre une carrière dans le social.

Pour la société en général

Il y a des avantages moins ciblés qui sont induits par la cohabitation intergénérationnelle, à savoir :

  • aller dans le sens de l’économie collaborative, en utilisant les logements sous-peuplés et occupés par les seniors. En effet, les habitats sous-peuplés en France concernent 76% des retraités, d’après l’INSEE ;
  • entretenir la solidarité entre les âges ;
  • favoriser la mixité sociale car, bien souvent, des jeunes et seniors issus de milieux sociaux différents cohabitent ;
  • répondre au coût social engendré par la perte d’autonomie et le placement en établissement. Il a été estimé à 700 000 € l’économie réalisée, rien qu’en 2013, grâce aux associations actives dans le logement intergénérationnel.

Aujourd’hui, même si la cohabitation intergénérationnelle reste un phénomène peu développé en France, il suit une tendance croissante, accentuée notamment par la hausse de la population âgée (plus d’un tiers des français auront plus de 60 ans en 2060).

information trouvée sur le site : https://www.mamyroom.fr

C'est une présentation intéressante, et Or Gris leur a envoyé un mail  le 21 mars : Nous sommes l'association « Or Gris, seniors acteurs des territoires dans une société pour tous les âges »…Dans notre blog, (or-gris.over-blog.fr) la rubrique « Habitat »est une des mieux renseignée et des plus consultée.

Cependant, nous pointons particulièrement les territoires ruraux, dont les périphéries urbaines, ou la question de la cohabitation inter-générationnelle se pose de manière spécifique. Dans le Nord, des agriculteurs l’ont fait autours de Villeneuve d’Asq. Il peut s’agir aussi d’étudiants stagiaires ou de formation continue pour les entreprise agricoles en milieu rural. Avez vous des exemples hors grande ville ? Nous pourrions nous articuler, nous envisageons une rencontre nationale sur le sujet (en milieu rural).

Mais le problème principal n’est peut être pas de convaincre les étudiants, mais de convaincre et recruter les retraités !!

Bien à vous

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 10:09

Alors que la part des retraités qui envisagent de vivre à l’étranger ne cesse d’augmenter, un sondage réalisé par le Crédoc à la demande du magazine « notre temps » révèle quant à lui qu’un Français sur deux serait tenté par un changement de région à l’heure de la retraite. Toutefois, s’il est plus facile de déménager dans l’hexagone que de s’expatrier, le projet doit être minutieusement préparé pour ne pas tourner au cauchemar !

Des motivations très différentes

Le passage à la retraite marque une période bien particulière de la vie. Si la retraite se caractérise de nos jours par la mise en place de grands projets de vie, elle met aussi en évidence certains bouleversements significatifs tant au niveau social que financier. Il y a encore quelques années, les raisons d’un déménagement en province étaient le plus souvent motivées par un besoin de retour dans sa région d’origine, de jouir à temps complet d’une résidence jusque-là secondaire ou encore de se rapprocher d’un climat plus clément. Pourtant on voit apparaître aujourd’hui une nouvelle catégorie de candidats à l’exil régional. Une catégorie constituée de Français moyens qui, face à la baisse de leur pouvoir d’achat, se dirigent en province pour des raisons purement économiques.

Car la question financière est quoi qu’on en dise un aspect primordial pour des milliers de retraités. Qu’ils soient propriétaires ou non, beaucoup d’entre eux voient leurs dépenses de logement ou d’impôts locaux devenir des freins à une bonne qualité de vie. Issus majoritairement des grandes agglomérations où les loyers deviennent prohibitifs, ils constatent que des logements similaires au leur sont bien plus abordables dans des villages ou villes moyennes.

Les principaux critères à retenir

D’après les sondages, le logement arrive en première position des préoccupations des seniors. Mais beaucoup d’autres aspects revêtent une certaine importance selon les personnes interrogées. En dehors de l’habitat, on compte 6 grands critères pour définir l’endroit où elles aimeraient vivre :

1. Le cadre de vie général : douceur du climat, niveau de pollution, proximité de la mer, de la montagne ou d’espace verts ainsi que la sécurité.

2. La santé est également prise en compte : présence au niveau local de structures médicales comme les hôpitaux, centres de soins, maisons de retraite mais aussi bonne implantation de médecins généralistes et spécialistes ou encore celle d’infirmiers.

3. Le lien socio-économique : Il est défini par la proximité de commerces, de membres de la famille, d’amis ou de voisins qui permettent de ne pas s’isoler. La présence d’administrations, d’associations ou encore de sociétés de services à la personne pour garantir un maintien à domicile en toute sécurité.

4. Les transports : Leur présence est importante pour ceux qui n’ont pas de véhicule. Le nombre de lignes de transport urbain (tramways, bus, trains) ainsi que leurs tarifs est un élément majeur pour se déplacer sans contrainte.

5. La culture : Etre la retraite n’implique pas de se couper des activités comme le cinéma, les spectacles, les bibliothèques, musées ou lieux d’expositions.

6. Le sport : Résider dans une ville dynamique et sportive peut aussi avoir son importance pour beaucoup de retraités. La présence de clubs seniors et d’associations, d’infrastructures sportives telles que piscines, stade, gymnase et pistes cyclables sont autant d’atouts, non seulement pour garder la forme mais également participer à la vie de la commune.

Habiter en ville ou dans un village ?

Après plusieurs décennies passées dans une grande métropole, on a bien souvent envie de retrouver le calme de la campagne ou de savourer les paysages du bord de mer. Le réflexe de bon nombre de seniors est de se rapprocher de régions qu’ils connaissent déjà (souvent celles d’où ils sont originaires où encore celles où ils avaient l’habitude de passer leurs vacances). On a cependant tendance à oublier qu’en hiver et en automne ces endroits n’ont parfois plus les mêmes charmes qu’en été. Si certaines villes sont prises d’assaut au premier rayon de soleil, elles sont régulièrement désertées en basse saison et voient beaucoup de commerces fermer leurs portes. Dans ce cas, le calme tant désiré peut s’avérer plus pesant qu’on ne le pensait !

Bénéficier d’un coût de la vie plus avantageux sans pour autant s’isoler est la clé. On retrouve généralement cette bonne adéquation dans les villes de taille moyenne. Preuve en est, les communes dont le nombre d’habitants est compris entre 10 000 et 20 000 ont la faveur des seniors retraités.

La région idéale ?

Sa nouvelle région d’adoption dépend bien entendu des critères que l’on fait passer en priorité. On note cependant que pour les habitants du bassin parisien, les villes de Normandie et des bords de Loire sont très prisées. Elles ont l’avantage d’être proches de la capitale tout en conservant leur charme provincial.

Une autre tendance, plus nationale, voit un engouement pour les grandes villes de l’Ouest de la France. De la côte Bretonne à la côte Basque, des villes comme Brest, Nantes, La Rochelle, Bordeaux ou encore Bayonne ont recensé un fort accroissement de l’implantation de retraités. L’air vivifiant de l’Atlantique n’y est peut-être pas étranger mais leur succès tient avant tout à des prix de logements abordables (en comparaison avec les villes du Sud-Est).

Enfin, depuis 2010, les départements du Lot, du Var ou des Pyrénées-Orientales estiment à 34% la part des pensions de retraites dans le revenu déclaré à l’administration fiscale (contre 23,5% en moyenne sur l’ensemble du territoire*). Ce qui prouve que malgré des coûts un peu plus élevés, le taux d’ensoleillement et la douceur de vivre du Sud de la France font encore recette.

Publié le 27 février 2017 par l’écho des Seniors

http://l-echo-des-seniors.fr/2017/02/27/un-francais-sur-deux-pense-demenager-a-sa-retraite/

Un Français sur deux pense déménager à sa retraite
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 10:00

L'équipe des "Maisons partagées a décidé de créer un laboratoire des solutions citoyennes et humanistes d'accompagnement au vieillissement.

Ils veulent aller plus loin sur leur territoire en Midi Pyrénées.

Josette est directrice de maison de retraite et une militante de "la non-marchandisation de l'être humain ! "

Pour accompagner le vieillissement tout en étant proche de ses valeurs, Josette a décidé de placer la vie au cœur de son activité. Elle s'est entourée d'une équipe de professionnels pluridisciplinaire et engagés. Ensemble, ils innovent à tire larigot :

  • Ils ont mis en place des lieux de vie : maison en colocation pour les personnes handicapées vieillissantes trop en forme pour aller en maison de retraite
  • Josette a inventé les " maisons partagées pour personnes agées". Une colocation pour seniors trop en forme pour aller en maison de retraite

Le projet est pensé "territorial". Les lieux (EHPAD, lieux de vie et maisons partagées) sont répartis sur 70km et inter-agissent. Les résidents des différents lieux se rencontrent. Il est possible et courant qu'un résident déménage d'un lieu à l'autre car cela correspond à son projet de vie

  • Le encadrants ne sont pas cantonnés à une seule fonction. "Une soignante n'est pas qu'une soignante, elle doit aussi être présente dans la vie quotidienne et les bons moments"
  • Les équipes ont une liberté d'action et la confiance des dirigeants pour laisser place à la créativité
  • Les différents lieux d'accueil ont tous des animaux et les nouveaux résidents emménagent avec leurs animaux
  • Les équipes font tout pour conserver un sentiment d'utilité sociale et rester dans "le faire"
  • L'accompagnement se fait au plus près du projet de vie des résidents
  • Ils accueillent les besoins affectifs des résidents en leur permettant d'avoir une vie intime (fiancailles, sexualité...)
  • Aucun lieu n'est fermé, les résidents peuvent aller et venir en toute liberté (pas de clôtures, de serrures ou de digicodes)

Résultats : Pierre a retrouvé l'usage de ses jambes et de la parole, Odette a pu sortir des établissements pour aller vivre en famille d'accueil, Mireille a évité de justesse la maison de retraite pour trouver une solution plus autonomisante : la maison partagée, François s'est transformé lorsqu'il a quitté l'EHPAD pour venir vivre en maison partagée.

Dans les lieux de vie, la prise d’anxiolytiques a été réduite de moitié, le psychiatre ne visite plus et ne prescrit plus de médicaments. Les habitants des maisons partagées (alors qu'ils sont seuls la nuit) n'ont aucune angoisse nocturne.

Toutes ces pratiques permettent donc la réduction des coûts ce qui permet de faire de grosses économies.

A terme, Josette et sont équipe souhaitent dupliquer leurs pratiques.

http://www.onpassealacte.fr/initiative.accompagner-au-vieillissement-autrement.personnes-agees-intergenerationnel.91760559552.html

Il est évident que Or Gris est en relations suivies avec Josette et son équipe !! On vous en reparlera…

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 09:27

Les lauréats du prix innovation, lancé par la Fédération nationale des Marpa (maisons d’accueil et de résidence pour l’autonomie) et la CCMSA, ont reçu leurs trophées le 27 octobre dernier. But de l’opération : soutenir des actions innovantes qui favorisent le bien-être des résidents et le partage. Les gagnants ont reçu une aide allant de 10 000€ à 20 000€. Retour sur ces cinq projets aussi créatifs qu’ambitieux.

 

Sociabilisation, stimulation, accessibilité et plaisir  

voilà les maîtres mots qui unissent nos cinq innovateurs. Le 1er prix revient à la Marpa Les Tilleuls de Baigneux-les-Juifs, en Côte-d’Or, pour son projet « Musique, lien de mémoire, lien de vie ». L’équipe organisera des concerts classiques, une chorale et un atelier d’éveil à la musique. Le karaoké a rencontré un certain succès grâce à la borne musicale « mélo », sorte de jukebox adaptée aux personnes âgées. Des ateliers tango seront également animés par des professionnels pour stimuler la posture et l’équilibre. Comme le rappelle la responsable, Sophie Diaw, dans la Lettre des Marpa de septembre, « l’objectif, en travaillant sur le corps en mouvement et la stimulation par la musique, est d’étudier son impact sur l’autonomie et la motricité. Nous collaborons à un programme de recherche encadré par des neurologues et kinésithérapeutes, tout en ayant une action concrète auprès des résidents qui participent. » Le tout est accessible à chaque personne âgée du territoire ainsi qu’aux familles. « Cela permet un accès à la culture, une préservation cognitive et sociale, et surtout du plaisir autour de la musique ! », ajoute Sophie Diaw.

Ludiques, adaptés, intergénérationnels

S’amuser tout en stimulant le cerveau, c’est également l’idée des quatre Marpa occitanes d’Auriac-sur-Vendinelle, Aurignac, Saint-Plancard et Bourg-de-Bigorre, lauréates du 2e prix. Le support utilisé ici est multimédia grâce à Mémoire RED (pour Regarder, Ecouter, Deviner), outil de stimulation cognitive proposant des quiz et des jeux visuels qui font appel à la mémoire et favorisent l’entraide. Une étude sera menée pour l’adapter au plus près des besoins des résidents, en vue de sa modélisation au sein du réseau. « Nos pensionnaires se sont montrés très intéressés, heureux qu’on les choisisse et que cela puisse servir à d’autres, assure Valérie Therond, responsable de la Marpa Cap Soulé à Saint-Plancard. Ils se sentent investis d’une responsabilité et sont impatients de commencer. Ce genre de projet créé des liens, ça change la vie collective car même si ils vivent toute l’année ensemble, ils ne se parlent pas forcément. Cela met également en avant leurs capacités et non celles qu’ils peuvent avoir perdu. »

À Sentheim, dans le Haut-Rhin, connu pour son site géologique, la Marpa de la Doller a choisi de se rapprocher de la nature. Son projet de sentier de promenade pédagogique, qui a reçu le 2e prix ex-aequo, présente de nombreux atouts. En partenariat avec la communauté de communes, l’association la Maison de la Terre et le chantier d’insertion Les jardins d’Icare, il sera accessible à tous, orienté sur la géologie et la botanique avec une stimulation des sens. Harmony Buch, responsable, imagine déjà un partenariat avec le lycée agricole pour entretenir le sentier et un futur potager : « les perspectives sont nombreuses. Ce projet bénéficiera aux résidents et à toute la population ! »

C’est le Doubs qui remporte la mise pour les deux derniers prix. À la 3e place, la Marpa Les clarines de Bellevue à Pierrefontaine-les-Varans et ses projets « Cyber Marpa » et « À tout âge ». Sur le modèle des cybercafés, des tablettes numériques sont à disposition des résidents pour communiquer, grâce à une webcam, avec leur famille, accéder à une bibliothèque numérique ou stimuler leur mémoire avec l’application Stim’art ; ils ont également participé à un recueil de témoignages et de photographie de résidents de Franche-Comté sorti le 17 novembre et dont la vente bénéficiera à l’association OncoDoubs.

Dernière étape avec le prix spécial du jury pour Ecole-Valentin et Arc-et-Senans et leur projet de sensibilisation à la préservation des oiseaux, en partenariat avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et les écoles et centres périscolaires avoisinants. Objectif : labelliser ces deux jeunes Marpa éco-construites sur des sites naturels protégés en refuges LPO, grâce à des aménagements favorisant la biodiversité et l’observation. Des ateliers découverte et fabrication de mangeoires ont notamment eu lieu avec des enfants. Car oui, vieillir n’est pas synonyme de renoncement.

Marie Molinario

Publié dans le BISMA de décembre 2016

http://www.lebimsa.fr/ca-bouge-dans-les-marpa/

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 13:00

En milieu rural, il existe très peu de structures autres que des maisons de retraite ou résidences pour personnes âgées. Pourtant les séniors n'ont jamais été aussi nombreux et aussi actifs ! Beaucoup se retrouvent dans des situations d’isolement et sont pourtant encore assez autonomes et valides pour choisir une alternative à la maison de retraite. Partant de ce constat, les créatrices Les créatrices- Jacqueline Decultis et Marie-Hélène Huart- ont voulu répondre aux attentes de ces séniors et de leurs familles par le projet de la maison Marguerite.

 

La Maison Marguerite est un projet de vie, une collocation au cœur de la ville où le bien être des résidents, le respect de leur intimité et la préservation de leur autonomie sont les priorités absolues.

"La Maison Marguerite"du nom de la dernière occupante des lieux, c'est la réhabilitation d’une grande maison de village de deux étages en face de l’église du village de Tence en Haute Loire, aménagée pour la cohabitation de personnes âgées non dépendantes, en demande de lien social

Elle est en plein cœur de village, proche des commerces et des services (médecins, pharmacie, petite surface, boulangerie, boucherie, mairie, marché, médiathèque, cinéma à moins de 5 minutes à pied) : idéalement située, les résidents sont en lien avec la vie du village. Elle est en plus entourée d’une enceinte dans laquelle un jardin va permettre aux résidents d’être au calme et de s'occuper d'un potager si ils le souhaitent. 

Des espaces communs ont été aménagés. Chaque locataire dispose d'un espace privatif, en l'occurrence la chambre, et bénéficie de services et de la présence d'une maîtresse de maison qui accompagnera les seniors au quotidien.


Sur trois niveaux, la maison est équipée d'une cuisine, une salle à manger, deux salons, six chambres et un parc magnifique où un potager pourra être cultivé. Chaque chambre dispose d'un lit, d'une commode, d'un fauteuil relaxant, d'un chevet réfrigéré, d'une salle de bain et d'une télévision.
 Un appartement pour les familles en visite est aménagé au 2° étage

Le coût de la location est d'environ 1500 euros par mois. Ce prix comprend la location, les services (maîtresse de maison, blanchisserie, ménage) ainsi que les repas. Il est possible de bénéficier de l'APL pour la partie loyer et d'un abattement d'impôts.

Au deuxième étage, un appartement avec cuisine équipée, et deux chambres, a été aménagé pour recevoir les familles des résidants.

Et comment ça marche?

La Maison Marguerite a été pensée pour permettre aux résidents de vivre une expérience collective proche d’une cellule familiale. Elle propose un logement alternatif pour personnes âgées et/ou handicapées à taille humaine et solidaire, répondant aux nouveaux besoins d'une population vieillissante en manque de structures adaptées.

Elle est animée par la maîtresse de maison chargée de faire le lien entre tous les résidents et de gérer l’intendance (courses, repas, ménage, entretien du linge, coordination des interventions extérieures liées au bien-être de tous). Elle est surtout chargée d'insuffler un esprit familial à la maison où chacun participe tout en préservant son intimité. L'humain est au coeur de ce projet.

Elle permet également de revitaliser le centre bourg avec :

  • la réhabilitation d’une maison abandonnée en cœur de village ;
  • le soutien de l’activité des commerces et de la vie culturelle et associative locale : les résidents pourront profiter de la superette en traversant la route, des cafés, du cinéma, de la bibliothèque, des activités de la maison des associations à deux rues de leur nouvelle résidence.

La Maison Marguerite a bénéficié en partie d'un financement participatif via la plateforme Ulule. "68 personnes ont donné de l'argent, ce qui représente une somme de 9700 euros", apprécie Jacqueline Decultis qui n'a bénéficié d'aucune aide publique pour cette maison partagée.

Contacts : 06 82 61 62 59 ou 06 64 38 92 34


Les premiers occupants ont intégré la Maison Marguerite en décembre 2016

Reste pour Or Gris un suivi et des précisions sur : le suivi social/santé des résidents, la participation à la vie locale, les meubles personnels des résidents, etc…. Cette démarche d'ouverture de petites résidences centre bourg semble se multiplier. Ce sont des innovations qu'il faut suivre et partager. Or Gris va essayer de s'y atteler

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 09:39

Contreforts des Pyrénées dans l’Ariège. Un petit village fait parler de lui : Le Sautel. C’est là que la municipalité, avec le concours de la MSA Midi-Pyrénées Sud, la CCMSA et d’autres partenaires, a eu l’idée de mettre sur pied puis de gérer un ensemble de logements sociaux en habitat regroupé à destination des seniors et des personnes à mobilité réduite. C’est vite dit mais c’est tout un art.

« Ici, c’est un paradis ». Pour Solange Vidal qui, à 82 printemps, vient tout juste d’emménager dans l’un des trois logements à loyer modéré en habitat regroupé, le jardin d’Éden s’appelle Le Sautel : une commune d’environ 125 âmes sise dans l’Ariège, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Foix. « Je suis venue ici pour trouver la tranquillité, poursuit-elle. Je me sens libre de tout. » Et si Solange, qui s’adonne à la peinture, posait son chevalet dans la verte campagne environnante avec Le Sautel comme toile de fond, elle livrerait peut-être quelques scènes pittoresques de l’histoire de son paradis, aussi vives et peuplées que certains des tableaux de Bruegel l’Ancien.

On y verrait tout d’abord le maire, Richard Moretto, ancien agriculteur animé par « l’esprit village », parcourant les rues et ruelles de son patelin pour informer sur l’ordre du jour et convier ses administrés comme il a coutume de le faire avant chaque réunion du conseil municipal. C’est ainsi qu’il procéda en 2009 – avec le soutien de Lucien Constans, délégué de la MSA Midi-Pyrénées Sud et président de l’association départementale des retraités agricoles (Adra) – pour porter sur les fonts baptismaux l’idée de la construction à visée sociale de logements adaptés aux seniors et aux personnes à mobilité réduite avec salle commune attenante. « C’est ainsi que le projet est devenu celui de tout le village », affirme-t-il.

« Nous ne partions pas sur les mêmes bases politiques mais nous partagions les mêmes idées philosophiques, soutiennent les deux hommes. L’honnêteté intellectuelle et l’envie de faire bouger les choses ont fait le reste. » Philippe Clarac, élu MSA, président du comité départemental, ajouterait même « la pugnacité », car il leur en aura fallu ! Le « pitch » est le suivant : au regard de l’état parfois délabré des bâtiments de ferme (habitation et dépendances), du coût de leur entretien, du montant peu élevé de certaines retraites agricoles, de la précarité liée à l’isolement et au vieillissement des personnes, des difficultés rencontrées pour aménager les logements… l’édile et son équipe, soutenus par la population locale, prennent le taureau par les cornes.

Mairie de La Sautel (04300) - Tél : 05 61 01 05 19

http://www.msa49.fr/lfr/documents/98775/1129971/Livret+de+présentation+Le+Sautel

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 09:08

Cela fait déjà une petite dizaine d’années que l’idée de proposer à des seniors de vivre ensemble dans un même lieu afin d’éviter la solitude, de favoriser le maintien à domicile et de réduire les couts a fait son apparition. Pour autant les cas concrets restent rares. D’où l’intérêt de ces ainés qui vivent en communauté à Sooke au Canada.

On appelle cela la colocation (cohabitat au Canada). A l’origine, ce concept visait à permettre à des jeunes (souvent des étudiants) de réduire les coûts de leur logement. Et le système fonctionne ! Surtout dans les grandes villes où les petits espaces sont rares et chers.

Avec le vieillissement de la population, certains se sont dits : « pourquoi ne pas adapter la colocation ou cohabitation aux seniors ». L’idée est apparue il y a une dizaine d’années. Pour autant, le concept n’a jamais vraiment décollé en Europe. En France par exemple, des cas existent, mais il est rare de voir des ainés partager une maison ou un appartement. En revanche, les résidences pour seniors valides ont elles, le vent en poupe.

C’est la raison pour laquelle cette communauté de seniors canadiens, présentée dans un récent article de Radio Canada est intéressante. Depuis mars dernier, ils sont installés à Sooke, en Colombie-Britannique, au Canada. En tout, une quarantaine de retraités vivent dans un immense chalet en bois : Harbouside Cohousing. Lors de l’inauguration, les habitants ont promis de s’entraider et de vieillir ensemble. Chacun chez soi, mais pas chacun pour soi !  

Ce projet totalement inhabituel a mis cinq ans à prendre forme, mais ce groupe de personnes âgées n’a jamais baissé les bras. Depuis l’acquisition du terrain à la construction en passant par l’aménagement de cette trentaine d’appartements doublés d’une maison commune, ces aînés n’ont jamais perdu espoir de voir cette cohabitation prendre forme. En réalité, ce projet canadien ressemble à une résidence services pour seniors, mais construite et gérée par des seniors et non pas un groupe de maisons de retraite ou de promoteurs.  

On compte actuellement au Canada, une quinzaine de cohabitations de ce genre. Si parfois, ces communautés sont intergénérationnelles, elles restent la plupart du temps composées de seniors qui vivent ensemble. Leur credo : « Bien vieillir en communauté » et surtout, le plus longtemps possible sans avoir à opter pour la maison de retraite… 

Publié par Senioractu du 7 octobre 2016

http://www.senioractu.com/Sooke-cohabitation-senior-en-Colombie-Britannique_a19394.html

Vous pouvez aussi aller sur le site canadien Harbourside et voir leur vidéo (en anglais )

http://www.harbourside.ca/members.html

Bannière d'inauguration du Harbourside de Sooke

Bannière d'inauguration du Harbourside de Sooke

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 09:12

"Cohabitons en Drôme-Ardèche"

Le principe est simple : d’un côté une personne met une chambre au minimum à la disposition et de l’autre côté une personne propose en échange une présence rassurante, le partage de repas, du bricolage et du jardinage occasionnel. C’est surtout l’occasion de partager des temps de vie communs

Développé depuis 2003 dans les grandes villes universitaires, en 2006 l’association AIDER a adapté le concept du logement intergénérationnel à nos territoires ruraux et périurbains.

Qui sont les hébergeur-se-s ? Des habitant-e-s qui ont envie d’accueillir dans un esprit de solidarité et d’échange, qui souhaitent vivre le plus longtemps possible à domicile.

Qui sont les hébergé-e-s ? Des personnes qui ont un projet professionnel (études, apprentissage, formation,, stage, CDD, période d’essai …) et qui s’engagent dans une solidarité réciproque

Les cohabitations sont temporaires : d’une semaine à un an (renouvelable), selon les projets de chacun-e. Elles peuvent aussi être en alternance: 3 jours/semaine, 1 semaine/mois, …

Les cohabitations sont solidaires : il n’y a pas de loyer, mais parfois une participation aux charges peut être demandée. L’hébergé-e participe à la vie quotidienne, sans se substituer aux services à domicile. Les deux parties sont gagnantes dans cet échange.

AIDER recueille des propositions des hébergeur-se-s volontaires, recherche des profils correspondants entre hébergeur-se et hébergé-e tout en s’appuyant sur les besoins, les envies et les caractères de chacun-e. Des rencontres sont organisées entre les deux, au préalable et tout au long de la cohabitation. Pour formaliser cette expérience une convention est établie, une médiation est assurée par AIDER si nécessaire.

Depuis 9 ans grâce à l’action « Cohabitons en Drôme-Ardèche », 520 cohabitations ont été accompagnées.

C’est une expérience originale qui se développe de plus en plus. L‘accompagnement des cohabitations garantit un cadre qui instaure une relation de confiance, et de fait, favorise une bonne ambiance, et une qualité d’échange. Souvent, les liens crées entre les personnes se poursuivent après la fin des cohabitations.

La demande sur ce territoire est en constante augmentation, de ce fait l’association recherche de nouveaux hébergeurs solidaires.

 

Contactez-nous ! : AIDER ; Hôtel d’entreprises, Ecosite du Val de Drôme, 26400 Eurre

04-75-40-99-24 , cohabitons@aider-inititiatives.fr

Partager son domicile, une autre idée de la solidarité

"Cohabitons en Drôme-Ardèche"

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 09:24

La Cour des Comptes vient de rendre son rapport sur l’état du maintien à domicile des personnes âgées en France. Selon cet organisme d’état, on peut encore améliorer les choses et également, mieux cibler les aides octroyées aux anciens. Dans ce contexte, la cour propose douze mesures à mettre en place pour que les choses aillent mieux.

Pour les personnes concernées et leur famille, la perte d’autonomie est une situation psychologiquement difficile à vivre. Et cela se comprend. Mais elle l’est aussi financièrement ! Rester vivre chez soi coûte cher. Or, à terme, il faut savoir que la question de la prise en charge de la perte d’autonomie se posera de manière amplifiée, dans un contexte de ressources publiques limitées et de vieillissement de la population.

Rappelons que la proportion des plus de 80 ans dans la population française devrait doubler entre 2010 et 2060, et leur nombre atteindra alors 8,4 millions ! Simultanément, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait passer à 2,3 millions. On n’est qu’au début de cette évolution démographique sans précédent dans l’histoire de France !

La loi du 20 juillet 2001, en créant l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) a favorisé le développement de services à domicile, ainsi que de nouvelles formules intermédiaires (accueil de jour, hébergement temporaire). En une quinzaine d’années, l’offre « a connu une amélioration significative, tant en quantité qu’en qualité, mais la connaissance des besoins, l’information des bénéficiaires et le pilotage de cette politique demeurent insuffisants » indique la cour dans son communiqué.

Et d’ajouter qu’il est « nécessaire d’améliorer l’organisation de la politique de maintien à domicile des personnes âgées dépendantes et de cibler de manière plus efficace  les aides correspondantes ». 

Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie répond aux souhaits d’une très grande majorité de Français. Mais la complexité de la notion de dépendance, ainsi que la connaissance insuffisamment précise des parcours des personnes âgées dépendantes, constituent autant d’obstacles à une bonne évaluation des besoins. De surcroît, celle-ci relève d’acteurs qui peinent à se coordonner. Actuellement, la programmation de l’offre ne garantit pas une bonne adaptation des prises en charge et les ainés ne disposent pas de services équivalents sur l’ensemble du territoire.  

L’offre de services destinée aux anciens est insuffisamment lisible. Pour mieux guider les personnes âgées concernées et leur famille, il faudrait améliorer l’information et mieux les orienter. La mise en place et le suivi des aides, notamment pour les cas les plus complexes, doivent s’adapter aux besoins de chacun. Cette démarche doit s’accompagner d’une simplification des dispositifs de coordination des parcours. Il faut en outre développer et généraliser les instruments de partage des informations nécessaires à une prise en charge performante.

La politique de maintien à domicile des personnes âgées dépendantes implique de multiples acteurs, tant au niveau national qu’au niveau territorial, qui devraient mieux se coordonner. Par ailleurs, une plus grande exactitude dans le chiffrage du coût global du maintien à domicile des personnes âgées dépendantes est nécessaire, pour éclairer les choix des politiques publiques en fonction des niveaux de dépendance des personnes âgées, qu’il s’agisse de l’élaboration de l’offre de services ou des prestations qui leur sont destinées.

Quelles que soient les incertitudes qui pèsent sur les perspectives financières, la Cour estime qu’à long terme la contribution des ménages au financement du maintien à domicile tendra à s’accroître plus rapidement que celle des pouvoirs publics. Il convient donc de veiller à ce que les proches aidants soient davantage soutenus et que l’APA soit attribuée de façon à mieux tenir compte des ressources des bénéficiaires.   

Publié dans Senioractu le Lundi 18 Juillet 2016

Les 12 recommandations de la Cour des Comptes

- procéder à une analyse précise et harmonisée des besoins des personnes âgées dépendantes ;

- fédérer les organismes dispensant l’information et leur donner une bonne visibilité ;

- identifier des structures d’appui aux médecins traitants et aux professionnels de premier recours pour accompagner les personnes les plus dépendantes ;

- développer et généraliser les outils techniques nécessaires à la coordination ;

- mener à son terme la réforme de la tarification des services d’aide et de soins à domicile ;

- simplifier et rationaliser les qualifications et les diplômes des intervenants à domicile ;

- favoriser le regroupement des services de soins et d’accompagnement à domicile ;

- élargir à la programmation de l’offre la compétence de la conférence départementale des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées ;

- améliorer le chiffrage du coût de la dépendance et du maintien à domicile ;

- suivre et soutenir, dans les plans d’aide, les expérimentations locales faisant appel à des offres de service de téléassistance et de domotique ;

- développer la connaissance des restes à charge par des études, en mesurant précisément les coûts respectifs du maintien à domicile et de l’hébergement en établissement ;

- faire face aux besoins de financement futurs en modulant plus fortement l’APA en fonction des ressources des bénéficiaires

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:42

Quand l'architecture intégre le social…

"Un village lorrain prend en main cinq logements, en mêlant des seniors avec des jeunes familles dans le prolongement d'une ferme, massive, profonde. Dans l'axe d'une rue du bourg, le pignon demeure, son expression est à peine décalée par l'apparition de quelques fenêtres sur un plan d'ardoises de fibrociment",

La municipalité a transformé un ancien corps de ferme, mitoyen au bâtiment de la mairie, en trois studios autonomes de plain-pied complétés d'une grande pièce commune pour offrir une alternative à la maison de retraite. Les niveaux supérieurs seront, eux, transformés en deux logements trois-pièces classiques en duplex.

Un trou, une faille, une tranchée… Une idée. Une idée si audacieuse, et manifestement si pertinente, qu’elle vaut à un petit village de 308 âmes d’être mentionné, et même célébré, à la 15e Biennale internationale d’architecture de Venise. Pour son étonnant projet immobilier.

"L’architecture où on ne l’attend pas", commentent les commissaires du Pavillon Français : La vie domestique se tourne au sud dans une césure captant le soleil : la ferme a subit une métamorphose discrète et vitale, cinq familles s'installent, la vie continue.

« Au départ, il s’agissait pour nous de proposer des solutions d’habitat, et en particulier à l’intention de personnes âgées dont les domiciles ne sont plus adaptés à leurs besoins », raconte Évelyne Mathis, maire de Velle. « On a par exemple des veuves seules dans des grands corps de fermes. Pour elles, ce n’est plus très vivable. Seulement, on voulait offrir une alternative à la maison de retraite. » Voilà pour l’aspect social qui présidait au débat.

Côté pratique, un lieu était disponible. Un corps de ferme, justement, mitoyen au bâtiment de la mairie, dont la propriétaire venait de décéder. La municipalité a préempté et vu l’occasion d’y agencer trois studios autonomes de plain-pied complétés d’une grande pièce commune (pour se réunir et recevoir des proches). Les niveaux supérieurs seront, eux, transformés en deux logements trois-pièces classiques en duplex.

Le paradoxe des fenêtres

L’appel d’offres est lancé, huit propositions sont faites… dont celle de GENS architecte, cabinet nancéien qui a fait la différence. « Le volet sociétal autour des personnes âgées nous a intéressés d’emblée », raconte Guillaume Eckly, l’un des responsables de l’agence. « Le problème, c’est que la seule façade extérieure était exposée plein Nord. Un grand pignon aveugle lorrain typique, qu’on a désiré conserver. Tout en le recouvrant d’ardoise. Là où on a joué à contre-pied, c’est en créant une trouée au milieu, une traversante. »

À l’intersection de la ferme et de la mairie a été en effet imaginée cette fameuse faille, cette « perçante », creusée d’Est en Ouest sur toute la longueur, depuis le toit jusqu’à mi-hauteur. Dont non seulement les architectes ont fait un accès aux logements du haut, et surtout une inattendue source de lumière. Renforcée par un bardage alu réfléchissant du plus bel effet.

Et dans ce même « couloir aérien » sont dessinés deux carrés de terrasse dont les premiers occupants se sont immédiatement emparés pour installer leur salon d’été. Car dans ce couloir, en effet, on peut bronzer.

« Et c’est un peu le paradoxe du projet », poursuit Guillaume Eckly. « On crée de très grandes fenêtres qui donnent sur un mur… » En une faille transformée en puits de lumière.

Ni froide, ni ascétique

Quant à l’intérieur, tout a été fait pour que l’approche contemporaine très épurée (tout est au blanc) soit ponctuée de clins d’œil chaleureux. Avec notamment un encadrement de bois découpé façon dentelle sur l’une des portes-fenêtres. « Une architecture contemporaine pas pour autant froide ni ascétique », décrypte l’homme de l’art. « Et je peux vous dire qu’on n’a eu absolument aucun mal à trouver des locataires », complète Évelyne Mathis. « En haut, c’est occupé. En bas, les trois futurs occupants piaffent littéralement d’impatience. » Et la liste d’attente est déjà ouverte !

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-agglomeration/2016/06/11/velle-sur-moselle-un-projet-immobilier-audacieux-selectionne-a-la-biennale-de-venise

VELLE-SUR-MOSELLE : UN PROJET IMMOBILIER AUDACIEUX SÉLECTIONNÉ À LA BIENNALE DE VENISE – 54 -
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