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  • : OR GRIS : Seniors acteurs des territoires, dans une société pour tous les âges
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 09:40

Ici, les anciens se marrent comme des gosses et les enfants parlent comme des grands ! Le résultat d'une initiative aussi originale qu'exemplaire.

En France, comme dans la plupart des pays occidentaux, le cloisonnement des générations est un immense gâchis. Il enferme les anciens dans une solitude douloureuse et prive les enfants d’une expérience précieuse. En ce sens, l’initiative de Bioule est 100% exemplaire. Dans ce village du Tarn-et-Garonne, la cantine municipale accueille les écoliers… mais aussi les personnes âgées ! Résultat : de très jolies scènes de vie comme notre société en a bien besoin.

France 5 a récemment consacré un beau reportage à ce savoureux mélange intergénérationnel. C’est plein de tendresse, de partage et de bon sens. Regardez, voici typiquement le genre d’idées qui gagneraient à être généralisées !

Laure Martin, directrice adjointe de l’accueil de loisirs associé à l’école :

« Ça les fait grandir et ça leur offre une ouverture d’esprit plus large. Il y a des enfants qui n’ont plus de grands-parents et qui ne peuvent plus avoir cet échange. »

Yacine, élève de CM2 :

« Ils nous font rire. On ne peut jamais s’ennuyer avec eux. »

Jean Dujoles, retraité :

« C’est très intéressant et ça nous fait revivre un petit peu notre jeunesse. »

Le « vivre ensemble », c’est aussi ça. Encourager le mélange, le partage, la curiosité et l’accueil… Une idée relativement simple et, pourtant, remarquable ! Pourvu qu’elle continue d’inspirer les autres communes de France.

Voir la video : https://www.youtube.com/watch?v=svoyzaYPx1E

Par Axel Leclercq dans Positivr. le13 février 2017

http://positivr.fr/cantine-enfant-personne-agee-bioule/

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 09:18

D’après les résultats d’une l’étude menée par CFTC Santé Sociaux, la fédération des métiers de la santé et des services à la personne sur « Les Français et les particuliers employeurs", réalisée par OpinionWay, près de la moitié des Français ont déjà fait appel aux emplois de proximité. Avec 1,5 million de salariés, l’emploi à domicile est le deuxième employeur de France derrière l’artisanat (2 millions de salariés).

Les particuliers employeurs sont fiers de contribuer à l’emploi mais reconnaissent la précarité de leurs salariés

• Un tiers des particuliers employeurs revendique de soutenir la croissance en créant de l’emploi,

• Les particuliers employeurs font face à la complexité de gérer des salariés : seuls 40% savent qu’ils sont responsables du suivi de leur santé,

• Plus de huit sur dix sont conscients que les emplois à domiciles sont précaires… tout en contribuant à cette précarité, en favorisant souvent les arrangements sans contrat de travail.

Ce secteur comporte de grands paradoxes.

Alors que les Français confient leurs biens les plus précieux aux employés à domiciles (leurs enfants, leur maison…) ils n’ont pas une grande image de ces métiers et compétences, et contribuent à leur précarité. "Les services à domicile sont un secteur majeur de l’emploi en France, avec 3,5 millions de particuliers employeurs, majoritairement satisfaits, qui sont fiers de contribuer à l’effort national de l’emploi (pour un tiers d’entre eux). A la CFTC Santé Sociaux, nous souhaitons mettre en lumière les vocations de ces métiers de services, qui facilitent la vie des Français au cœur de leur foyer », souligne Jean-Marie Faure, Président de la CFTC Santé Sociaux.

Les Français, fiers d’être patrons

Près de la moitié des Français a déjà fait appel à des services à domicile (45%). Auprès de ces particuliers employeurs, les services de ménage et repassage sont les plus populaires : 23% des Français y ont déjà fait appel, devant l’aide à domicile (20%) les petits travaux de jardinage ou bricolage (19%). Les services destinés aux enfants sont également très populaires : 17% des Français ont eu recours à la garde d’enfant organisée. Pour chaque catégorie de services, les particuliers employeurs sont particulièrement satisfaits, avec un taux moyen de satisfaction de 80%.

Quelles sont les motivations ?

Sans surprise, il s’agit en priorité de déléguer à un expert des tâches que l’on n’est pas en mesure d’effectuer soi-même (36%) et de se décharger des tâches qu’on n’aime pas faire (35%). Pour 24% des Français, les services à domicile sont une bonne façon de libérer du temps pour leur vie familiale et professionnelle. Mais près de 1/3 des particuliers employeurs expriment même une certaine fierté : ils revendiquent de soutenir la croissance en créant de l’emploi (31%). En revanche, le coût reste un obstacle majeur pour 52% des Français. Tous ne peuvent s’offrir des services à domicile.

Les services à domicile en mal de reconnaissance

Horaires variables, déplacements multiples, changement fréquent d’employeur, les métiers des services à domiciles ne sont pas sécurisants pour les professionnels. Les Français en sont conscients : ils estiment que les salariés à domicile occupent souvent des emplois précaires (84%, dont 25% tout à fait) et que ces personnes n’obtiennent souvent pas la reconnaissance qu’elles mériteraient pour leur travail (81%).

Mais si les Français conçoivent les difficultés que rencontrent les personnes salariées à domicile, ils remettent toutefois en cause leurs compétences et leur motivation. Ils déclarent en effet que ces personnes occupent ces emplois "faute de mieux" (77%) et qu’elles sont peu diplômées (72%). Seuls 29% des personnes interrogées estiment qu’elles occupent ce type d’emploi par vocation.

Les Français contribuent-ils à cette précarité ?

Très régulièrement, les parties se contentent de s’arranger à l’oral, sans signer de contrat de travail écrit : 29% des gardes d’enfant organisées et 40% des aides à domiciles se font sans contrat de travail. L’étude met également en lumière un décalage sur la rémunération, entre ce que les particuliers employeurs perçoivent comme un salaire correct pour leurs salariés et ce qu’ils accepteraient réellement pour le même travail. Si 9 particuliers employeurs sur 10 (90%) ont le sentiment de bien rémunérer leurs salariés, seuls 80% accepteraient le même salaire pour réaliser ce travail.

Les particuliers face à leurs responsabilités de patron

Dans le cadre des relations entre particuliers et salariés, seuls 60% des employeurs estiment connaître leurs droits et devoirs. 40% d’entre eux ignorent même qu’ils sont responsables du suivi de la santé de leurs salariés. Lorsqu’une décision difficile est nécessaire, les particuliers employeurs sont peu sûr d’eux : seuls 49% se sentent capable de négocier à l’amiable la fin du contrat. Ainsi, les particuliers employeurs semblent ne pas avoir conscience de leurs responsabilités vis-à-vis de la loi, à l’image de toute entreprise classique. Pourtant, les risques juridiques sont les mêmes.

Méthodologie : L’étude "Les Français et les particuliers employeurs", réalisée par OpinionWay pour CFTC-Santé Sociaux, est destinée à comprendre et analyser l’attitude et les connaissances des Français sur l’emploi à domicile.

Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1019 personnes, représentatif de la population française âgée. Les interviews ont été réalisées les 31 août et 1er septembre 2016.

Publié par Place publique de février 2017

http://place-publique.fr/Emploi-a-domicile-la-deuxieme

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 09:46

Les courses, le ménage, la toilette et "un peu de soleil dans la journée": peu valorisés, les métiers d'aide à domicile peinent à recruter. Ils sont pourtant indispensables au maintien chez elles de personnes âgées toujours plus nombreuses.

"C'est un grand honneur d'accompagner des personnes dans le besoin", explique à l'AFP Monique Bayiha, auxiliaire de vie sociale à l'association ADMR à Paris. "Mais ce métier, il faut l'apprécier pour le faire. Beaucoup arrêtent au bout de quelques mois".

En proie à un "déficit d'image", parfois difficiles physiquement et psychologiquement, ces métiers sont au coeur d'une campagne d'information lancée mercredi par la secrétaire d'État aux Personnes âgées, Pascale Boistard.

Environ 500.000 personnes travaillent dans les services d'aide et d'accompagnement à domicile, selon le ministère des Affaires sociales. A 98% des femmes, leur moyenne d'âge est de 45 ans, 62% sont sans diplôme et 70% travaillent à temps partiel.

Dépliants explicatifs, visuels, infographies sur les réseaux sociaux... La campagne "Aider les autres, c'est mon métier" a vocation à "promouvoir" un secteur en cours de professionnalisation.

"D'ici 2030, 300.000 emplois supplémentaires seront créés", a expliqué Mme Boistard, en raison des "effets conjoints du vieillissement de la population et des nombreux départs à la retraite".

Quinze millions de personnes ont aujourd'hui 60 ans et plus. En 2030, elles seront 20 millions et près de 24 millions en 2060. Cinq millions de personnes auront plus de 85 ans en 2060.

"On n'est pas là que pour les mettre dans le bain et faire la +boniche+. On aide ces personnes à garder leur autonomie, on met un peu de soleil dans leur journée", témoigne Myriam Lajic, auxiliaire de vie à Ossun dans les Hautes-Pyrénées depuis 10 ans, se décrivant comme "un relais indispensable entre la personne âgée et son médecin, son kiné, son pharmacien, sa famille".

En poste "dans les montagnes", elle est parfois la seule personne vue de la journée. En plus des tâches ménagères, des discussions et d'un peu d'administratif, la quinquagénaire apporte aussi fréquemment "le bois pour nourrir la cheminée".

- "Semaines extensibles" -

"C'est contraignant de se mettre une limite quand son métier est d'aider les autres", confie Fabienne, employée dans une association des Yvelines.

Cette femme de 55 ans qui aide à domicile des personnes âgées, garde des enfants et fait des ménages, décrit des "semaines extensibles" et la nécessité "d'apprendre à dire non".

"Pour attirer les gens, il faudrait mieux rémunérer les déplacements et augmenter les salaires", préconise-t-elle, relatant les kilomètres avalés d'un domicile à l'autre.

"Elles ne sont pas assez payées pour ce qu'elles font", assure Geneviève Billon, 94 ans, qui ne pourrait pas rester chez elle sans une aide quatre jours par semaine.

"Je me lave et m'habille encore très bien mais elle m'aide en faisant la soupe, le ménage, le lit, les courses, et quand il fait beau on sort", explique cette Parisienne à l'AFP.

Selon la Fédération nationale du personnel des organismes sociaux (FNPOS-CGT), les aides à domicile gagnent en moyenne 700 à 800 euros par mois pour environ 20 heures de travail hebdomadaire. "Les temps partiels sont subis, les horaires sont découpés", dit à l'AFP Estelle Pin du FNPOS-CGT.

"Plus qu'une campagne de communication, c'est sur les conditions de travail qu'il faudrait se concentrer", ajoute-t-elle.

La loi sur l'adaptation de la société au vieillissement (ASV), en vigueur depuis janvier, a permis la revalorisation de l'APA (Allocation personnalisée d'autonomie qui couvre une partie des dépenses d'aide) et celle des salaires, fait valoir le ministère, qui veut désormais accroître la formation et les qualifications.

Saluant la campagne, l'association AD-PA, qui représente les directeurs de maisons de retraite et de services à domicile, a néanmoins demandé aux pouvoirs publics de revaloriser leurs tarifs, "très nettement inférieurs au coût de fonctionnement". Selon l'AD-PA, une heure à domicile revient à 24 euros mais n'est prise en charge qu'entre 18 et 21 euros.

publié le 01/02/2017 par l’Express, venant de l’AFP

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/les-aides-a-domicile-indispensables-mais-peu-reconnues_1874949.html

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 09:33

Avec la disparition des bistrots, les habitants ont le sentiment que le lien social se délite dans les territoires ruraux, comme le montre une étude de l'Ifop pour France Boissons, présentée le 20 janvier à l'occasion du lancement de la nouvelle édition du concours "Des cafés pour nos régions". Face à ce déclin qui alimente le sentiment d'abandon des habitants, des initiatives innovantes se multiplient, mêlant acteurs publics et privés.

A l'instar des stations-service, les bars sont de moins en moins nombreux à la campagne. Selon les données de l'Insee, la France comptait 34.669 bistrots dans 10.619 communes en 2013. En creux, cela signifie donc que plus de 26.000 villages en sont dépourvus. L'hémorragie n'a cessé depuis les années 1960 où l'on en dénombrait 600.000 ! Résultat : 75% des habitants des communes de moins de 5.000 habitants estiment ainsi que le lien social s'est plutôt affaibli par rapport à il y a une dizaine d'années. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par l'Ifop pour le compte de France Boissons (le fournisseur des bars) présentée le 20 janvier. Car les bistrots sont avant tout des lieux de vie, le symbole de cet "art de vivre" dont il est beaucoup question en ce moment. Les habitants ont également le sentiment que les commerces de proximité sont moins nombreux dans leur commune (67%). Si les causes de ce déclin sont multiples (déclin démographique, interdiction de fumer, augmentation des prix des consommations...), 72% des habitants ont l'impression que les pouvoirs publics s'occupent moins des territoires ruraux que des grandes villes (78% pour les Alsaciens).

Mais ce sentiment d'abandon est aussi partagé par les élus représentatifs de ces villes. Ainsi, d'après Jean Girardon, maire de Mont-Saint-Vincent (département de Saône-et-Loire) et vice-président de l'Association des maires de France (AMF), "nous sommes passés d'une politique d'aménagement du territoire, dans les années 1980, qui cherchait à créer l'équilibre entre les richesses sur l'ensemble du territoire, et où l'on pénalisait Paris au profit des autres territoires, au phénomène inverse aujourd'hui, avec la mondialisation, où Paris est considérée comme la porte d'entrée pour la mondialisation et reçoit davantage d'attention". "Il ne s'agit pas de s'opposer à la mondialisation, mais de ne pas oublier les autres territoires", insiste-t-il.

Des solutions innovantes à Mont-Saint-Vincent

Pour Jean Girardon, au-delà de l'argent, il serait souhaitable de donner davantage de liberté à ces territoires, sur le plan réglementaire notamment, d'y développer l'économie sociale et solidaire, et de "les aider pour que les énergies se développent". Dans son village de 350 habitants, Jean Girardon a initié des solutions pour maintenir les commerces en activité. La commune a acheté la licence du bar et la met à disposition, gratuitement, de l'exploitant. Le bureau de poste, qui allait fermer, est devenu, par le biais d'une convention signée avec La Poste, une agence postale communale qui joue le rôle de dépôt de pain, d'épicerie, et qui vend des journaux… Une association gère l'ensemble pour le compte de la commune. Un accord signé avec une grande surface de la région permet à la commune d'acheter les biens 10% moins cher et de les revendre au prix normal. "La différence nous permet de financer l'association", explique Jean Girardon.

Pour Pierre Creuzet, directeur général de l'association d'élus Centre-Ville en mouvement, il faut arrêter de parler uniquement d'argent et favoriser ce type d'initiatives publiques, qui ont un effet d'entraînement sur le secteur privé. "Aujourd'hui, ce sont les politiques qui peuvent faire la pluie et le beau temps dans les cœurs de ville, mais le monde économique rejoindra le mouvement s'il est lancé", explique-t-il à Localtis.

Cinq lauréats chaque année soutenus par France Boissons

Le concours "Des cafés pour nos régions" organisé chaque année depuis 2013 par France Boissons fait partie de ces initiatives croisées. Accompagné dans la démarche par l'Association des petites villes de France (APVF), le Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales, l'Agence France Entrepreneur (ancienne APCE) et la plateforme de crowdfunding Ulule, France Boissons récompense ainsi chaque année les cinq meilleurs projets de création ou de rénovation de cafés dans les cinq grandes régions de France (Est, Centre-Ile-de-France, Nord, Ouest, Sud). Chaque lauréat reçoit 10.000 euros. Ce soutien a ainsi permis à Julien Bortolotti, gérant de l'établissement "Chez Paulette" à Pagney-derrière-Barine (54) et lauréat de l'édition 2014, de moderniser son établissement. De nouveaux lauréats seront identifiés cette année, dans le cadre de la troisième édition du concours lancée le 20 janvier.

"Il n'y a pas de solution miracle, assure André Robert, délégué général de l'APVF. Il s'agit plutôt de conjuguer différentes mesures, et de favoriser l'imagination." Le représentant de l'APVF estime toutefois que "l'Etat doit aussi s'en mêler" et reste sceptique sur la modalité choisie par le gouvernement pour soutenir ces commerces, les appels à projets. Le Fisac vient d'être rénové en ce sens pour rompre avec une "logique de guichet". "Les appels à projets, c'est bien mais cela crée des déçus, car les critères sont très sélectifs", signale André Robert.

Pour Pierre Creuzet, il s'agit aussi d'utiliser les nouvelles technologies. "Le monde qui a fonctionné depuis des années ne fonctionne plus aujourd'hui, les choses sont en plein mouvement, explique-t-il. Les commerces peuvent créer des emplois avec quelque chose de novateur."

Emilie Zapalsk, publié le jeudi 21 janvier 2016 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250270167139&nl=1

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 09:27

Les lauréats du prix innovation, lancé par la Fédération nationale des Marpa (maisons d’accueil et de résidence pour l’autonomie) et la CCMSA, ont reçu leurs trophées le 27 octobre dernier. But de l’opération : soutenir des actions innovantes qui favorisent le bien-être des résidents et le partage. Les gagnants ont reçu une aide allant de 10 000€ à 20 000€. Retour sur ces cinq projets aussi créatifs qu’ambitieux.

 

Sociabilisation, stimulation, accessibilité et plaisir  

voilà les maîtres mots qui unissent nos cinq innovateurs. Le 1er prix revient à la Marpa Les Tilleuls de Baigneux-les-Juifs, en Côte-d’Or, pour son projet « Musique, lien de mémoire, lien de vie ». L’équipe organisera des concerts classiques, une chorale et un atelier d’éveil à la musique. Le karaoké a rencontré un certain succès grâce à la borne musicale « mélo », sorte de jukebox adaptée aux personnes âgées. Des ateliers tango seront également animés par des professionnels pour stimuler la posture et l’équilibre. Comme le rappelle la responsable, Sophie Diaw, dans la Lettre des Marpa de septembre, « l’objectif, en travaillant sur le corps en mouvement et la stimulation par la musique, est d’étudier son impact sur l’autonomie et la motricité. Nous collaborons à un programme de recherche encadré par des neurologues et kinésithérapeutes, tout en ayant une action concrète auprès des résidents qui participent. » Le tout est accessible à chaque personne âgée du territoire ainsi qu’aux familles. « Cela permet un accès à la culture, une préservation cognitive et sociale, et surtout du plaisir autour de la musique ! », ajoute Sophie Diaw.

Ludiques, adaptés, intergénérationnels

S’amuser tout en stimulant le cerveau, c’est également l’idée des quatre Marpa occitanes d’Auriac-sur-Vendinelle, Aurignac, Saint-Plancard et Bourg-de-Bigorre, lauréates du 2e prix. Le support utilisé ici est multimédia grâce à Mémoire RED (pour Regarder, Ecouter, Deviner), outil de stimulation cognitive proposant des quiz et des jeux visuels qui font appel à la mémoire et favorisent l’entraide. Une étude sera menée pour l’adapter au plus près des besoins des résidents, en vue de sa modélisation au sein du réseau. « Nos pensionnaires se sont montrés très intéressés, heureux qu’on les choisisse et que cela puisse servir à d’autres, assure Valérie Therond, responsable de la Marpa Cap Soulé à Saint-Plancard. Ils se sentent investis d’une responsabilité et sont impatients de commencer. Ce genre de projet créé des liens, ça change la vie collective car même si ils vivent toute l’année ensemble, ils ne se parlent pas forcément. Cela met également en avant leurs capacités et non celles qu’ils peuvent avoir perdu. »

À Sentheim, dans le Haut-Rhin, connu pour son site géologique, la Marpa de la Doller a choisi de se rapprocher de la nature. Son projet de sentier de promenade pédagogique, qui a reçu le 2e prix ex-aequo, présente de nombreux atouts. En partenariat avec la communauté de communes, l’association la Maison de la Terre et le chantier d’insertion Les jardins d’Icare, il sera accessible à tous, orienté sur la géologie et la botanique avec une stimulation des sens. Harmony Buch, responsable, imagine déjà un partenariat avec le lycée agricole pour entretenir le sentier et un futur potager : « les perspectives sont nombreuses. Ce projet bénéficiera aux résidents et à toute la population ! »

C’est le Doubs qui remporte la mise pour les deux derniers prix. À la 3e place, la Marpa Les clarines de Bellevue à Pierrefontaine-les-Varans et ses projets « Cyber Marpa » et « À tout âge ». Sur le modèle des cybercafés, des tablettes numériques sont à disposition des résidents pour communiquer, grâce à une webcam, avec leur famille, accéder à une bibliothèque numérique ou stimuler leur mémoire avec l’application Stim’art ; ils ont également participé à un recueil de témoignages et de photographie de résidents de Franche-Comté sorti le 17 novembre et dont la vente bénéficiera à l’association OncoDoubs.

Dernière étape avec le prix spécial du jury pour Ecole-Valentin et Arc-et-Senans et leur projet de sensibilisation à la préservation des oiseaux, en partenariat avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et les écoles et centres périscolaires avoisinants. Objectif : labelliser ces deux jeunes Marpa éco-construites sur des sites naturels protégés en refuges LPO, grâce à des aménagements favorisant la biodiversité et l’observation. Des ateliers découverte et fabrication de mangeoires ont notamment eu lieu avec des enfants. Car oui, vieillir n’est pas synonyme de renoncement.

Marie Molinario

Publié dans le BISMA de décembre 2016

http://www.lebimsa.fr/ca-bouge-dans-les-marpa/

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:50

Depuis deux ans, Reso’ap, association portée par la MSA Mayenne-Orne-Sarthe et Générations mouvement, offre des solutions de mobilité à ceux qui ne conduisent pas et vivent isolés en territoire rural. Rencontre avec les usagers, les bénévoles et tous ceux qui font vivre la structure dans le secteur du Grand-Lucé, dans la Sarthe.

 

Aider, une seconde nature

Avoir un peu temps à donner, un permis de conduire valide, de la place dans sa voiture et surtout l’envie d’aider son prochain : ce sont les simples conditions à remplir pour devenir bénévole au sein de Reso’ap (réseau social d’aides à la personne). Daniel a franchi le pas il y a un an. « Je fais à peu près cinq accompagnements par semaine », explique ce jeune retraité du nucléaire. Donner un coup de main n’est pas une expérience nouvelle pour lui, plutôt une seconde nature. « Mon voisin le plus proche a 95 ans. Je lui rends des petits services. Entre voisins, rien de plus normal. » De la même façon, il lui était aussi naturel de s’investir dans Reso’ap. Comme les autres bénévoles de cette association, il a su réinventer la bonne vieille entraide entre voisins et pallier l’effritement des solidarités familiales. Et ce, dans un cadre organisé qui le protège, lui et les personnes transportées (lire ci-dessous).

115 accompagnements pour l’année 2015 et déjà 236 pour les seuls premiers huit mois de l’année dans le canton du Grand-Lucé, situé au sud-est du département de la Sarthe. Un vrai succès qui pousse les responsables à lancer un appel à de nouveaux bénévoles pour répondre à la demande grandissante. « Le nombre de personnes accompagnées étant en très forte augmentation et celui des bénévoles plutôt stable, nous avons besoin de recruter de nouvelles bonnes volontés, prévient Carine Seite, responsable de MSA Services, en charge de Reso’ap au sein de la MSA Mayenne-Orne-Sarthe. Attention ! Ce n’est pas un simple transport, c’est un véritable accompagnement. On va au domicile de la personne accompagnée et on l’aide, si besoin, à mettre son manteau et à se déplacer jusqu’au véhicule. »

Huguette et Roger, respectivement 90 et 84 ans, 61 ans de mariage, ont été les premiers bénéficiaires des transports Reso’ap dans le secteur du Grand-Lucé. Jacky, brancardier et jeune retraité, au volant ce jour-là, se souvient : « On habite seulement à un kilomètre les uns des autres. On se connaissait déjà un peu, mais on a été mis en contact par Reso’ap. » Presque la porte à côté de chez Roger et Huguette. Toujours très coquette, celle-ci aime aller régulièrement chez le coiffeur, mais aussi se rendre chez la pédicure ou à la pharmacie. Autant de petits déplacements qui peuvent sembler anodins pour tout un chacun. Autant de trajets compliqués, voire devenus impossibles, par l’isolement géographique, l’absence de transports en commun en milieu rural et l’impossibilité de se déplacer avec son propre véhicule, faute d’en posséder un ou du fait d’une perte d’autonomie liée à la maladie ou au vieillissement. Pour Roger, c’est une dégénérescence maculaire liée à l’âge qui l’a obligé à laisser sa voiture au garage, même s’il travaille toujours au jardin et qu’il nous explique fièrement qu’il a récolté 580 kg de pommes de terre cette année. « À cause de mes yeux, ça va faire deux ans à la fin de l’année qu’on utilise Reso’ap et je crois sincèrement qu’on aurait maintenant du mal à s’en passer. Cela nous simplifie grandement la vie. »

Delphine, la voix de Reso’ap

« Bonjour Madame. Vous m’avez bien dit les 20 et 21 septembre ? J’ai bien noté. Je vous rappelle pour vous confirmer les heures de passage. » Tout sourire, Delphine Paineau, assistante administrative au sein de MSA Services, la voix de Reso’ap, répond ce jour-là aux sollicitations d’un membre de l’association qui désire être accompagné pour aller faire ses courses au supermarché situé à quelques kilomètres de son domicile. « La règle est de nous prévenir au moins 48 heures à l’avance pour nous permettre de trouver une personne disponible dans le créneau horaire sollicité et ainsi donner la possibilité aux bénévoles de s’organiser. » En quelques minutes seulement, le rendez-vous est calé et confirmé à la personne qui sera accompagnée.

Michel est un vrai phénomène

La plupart des bénévoles sont des jeunes retraités, mais Michel est une sorte de phénomène. À 83 ans, il a la particularité de transporter des personnes plus jeunes que lui. S’il a pris dernièrement un repos forcé du fait de petits problèmes à l’épaule, il est bien décidé à reprendre du service. Quand, comme lui, on a passé sa vie au service des autres dans l’associatif – scoutisme, dirigeant de club de foot – il est difficile de raccrocher ! Il se souvient lui aussi de sa première fois au sein de Reso’ap. « Ce jour-là, j’ai accompagné un couple de jeunes chômeurs à leur rendez-vous à Pôle Emploi. Il faut se mettre à leur place : la moindre chose devient compliquée quand on est isolé à la campagne, sans emploi, qu’on n’a pas de voiture et qu’on doit se rendre à un rendez-vous important. » En effet, même si les personnes âgées sont les premières bénéficiaires du réseau, le service est également utilisé par des personnes handicapées ou en insertion professionnelle, pour lesquelles la mobilité est vitale.

Alexandre Roger, dans le Bisma  2016

http://www.lebimsa.fr/resoap-la-mobilite-solidaire/

Pour en savoir plus : Pour tous renseignements complémentaires et demandes d’informations : Reso’ap 30, rue Paul-Ligneul 72000 Le Mans. Email : contact@resoap.fr Tél. 02 43 39 44 49.

COMMENT ÇA MARCHE ?

Combien ça coûte ? : Il y a d’abord une adhésion à l’association loi 1901 de cinq euros, versé par les bénévoles et les bénéficiaires. Ensuite, il est demandé à ces derniers 0,50 euro par kilomètre parcouru : 0,30 euro pour le bénévole, qui fournit une prestation à titre gratuit, pour le remboursement des frais engagés, et 0,20 euro pour l'association, pour ses frais de gestion. Il existe également un forfait plancher de cinq euros pour les courtes distances.

Avant l’accompagnement : Il faut appeler Reso’ap, afin de fixer un rendez-vous avec un bénévole. L’association contacte alors un accompagnant disponible au plus proche du domicile du demandeur et le rappelle pour lui indiquer le jour et l’horaire de l’accompagnement ainsi que le nom du bénévole.

Le jour de l’accompagnement : Le bénévole fait signer un document à souche à la personne accompagnée, ce qui va permettre à Reso’ap d’adresser une facture récapitulative des accompagnements hors du domicile, afin de procéder au remboursement des frais kilométriques du bénévole.

Assurance auto mission  : Un contrat non nominatif a été souscrit par Reso’ap. Il permet d’assurer les bénévoles dans le cadre de leurs activités pour l’association. Il n’y a aucune franchise et aucune perte de bonus pour les bénévoles en cas d’accidents.

L’accompagnement à domicile : L’accompagnement hors du domicile n’est pas le seul service proposé par Reso’ap : un accompagnement à domicile existe aussi. Un groupe de bénévoles est structuré (ou a l’ambition de l’être suivant les secteurs), afin de se rendre au domicile des personnes qui en font la demande. C’est bien une activité d’accompagnement et non d’aide à domicile qui permet aux personnes seules d’accueillir quelqu’un pour discuter, jouer aux cartes ou simplement boire un café pour rompre leur isolement.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 08:35

 

En France, difficile d'imaginer une ville ou un village sans bistrot. Symbole de convivialité, ils font de la résistance et se réinventent constamment.

Les Français et le bistrot, c’est une longue histoire. Faite de petits matins blêmes aux portes des ateliers, et de grands soirs d’allégresse, privés ou collectifs. Manet, Van Gogh, Renoir... les peintres les ont célébrés. Comme les chanteurs populaires, pour ne citer qu’Édith Piaf ou Michel Delpech. Les cinéastes en ont fait le décor de scènes d’anthologie : la partie de cartes dans "Marius", le lyrisme alcoolisé de Gabin dans "Un singe en hiver" ou, plus proche de nous, le bistrot montmartrois d"’Amélie Poulain". 

  Le bistrot, un peu de notre patrimoine

Car le troquet, c’est un petit bout de notre patrimoine national et le symbole d’un certain art de vivre. Sans chichi. Avaler un petit noir corsé sur le zinc en feuilletant la presse du jour; étancher sa soif d’un demi bien frais à une terrasse par un après-midi d’été; refaire le monde ou le dernier match de l’équipe de France entre amis à l’heure de l’apéro; donner rendez-vous à son amoureux (se); réviser un examen. À chacun ses rites. À chacun le bar qui lui ressemble. 

Mais si le café est, dans l’Hexagone, une institution séculaire, il traverse une période difficile. Le nombre d’établissements est passé de 600 000 en 1960 à 35 000 aujourd’hui! Une érosion particulièrement forte dans le monde rural qui conduit certaines communes à racheter les murs d’un café fermé et sa licence IV - celle qui permet de vendre tous les alcools , afin de le mettre en gérance. Pour conserver ce qui reste souvent le dernier lieu de rencontre et d’animation de la commune. 

Un enjeu qu’ont bien cerné les internautes de notretemps.com. Interrogés en janvier 2016, 68% voyaient dans la disparition des bistrots la fin de l’âme des villages et d’un pan de notre culture. 

"Le bar n’est pas qu’un débit de boisson", rappelle Josette Halégoi, sociologue, auteure de "Une vie de zinc" (éd. du Cherche Midi). "C’est un endroit ouvert à tous qui favorise le brassage des milieux sociaux, et il n’y en a pas tant que cela dans notre société. Le plombier et le cadre peuvent se croiser, des réunions de chantier s’y tiennent. C’est aussi un lieu de réunion d’associations. À la campagne, les personnes âgées s’y retrouvent. Pour que cela marche, il faut une qualité de service et d’accueil, des lieux propres et décorés. Et puis s’adapter: offrir de la wifi, organiser des événements, des soirées à thème, retransmettre des matchs et, à la campagne, fournir des services de proximité." 

  Des bistrots polyvalents 

La Fédération nationale des bistrots de pays a fait de cette polyvalence son fer de lance. Depuis 1993, elle attribue son label à des cafés, restaurants ou auberges (200 en 2016) implantés dans les communes de moins de 2000 habitants. Ces commerces s’engagent à fournir des services de base inexistants dans le village (dépôt de pain, journaux, épicerie), à promouvoir les produits du terroir, à organiser des animations festives ou culturelles.

Steve et Françoise Poncet ont repris l’auberge de Pinay, 270 habitants, dans la Loire, en 2009. "Sans nous, ce serait un village mort", résume Steve. Labellisée Bistrot de pays, l’auberge fait office de dépôt de pain et de presse et dispose d’un rayon épicerie. "Du dépannage, mais c’est pratique pour les personnes âgées qui ne sont pas motorisées. Les premiers commerces sont à 9km." Steve Poncet livre aussi des repas à domicile. De sept à dix aînés en sont destinataires chaque jour. "Je leur porte le repas du midi et le bouillon pour le soir. Livré chaud, avec le pain, et surtout le sourire! Cela montre qu’ils ne sont pas oubliés. C’est important, glisse-t-il. Le bar, c’est pour la convivialité: les habitués s’y retrouvent le matin pour prendre le café, ou le dimanche pour l’apéro. Mais c’est la restauration qui nous fait vivre." Cette année, Steve et Françoise ont créé un potager dans le jardin de l’auberge. "Les retraités ont labouré, les enfants ont planté les légumes. Et nous préparerons une dégustation à l’auberge après la récolte. Ce sera un beau moment de partage et de convivialité!" 

http://www.bistrotdepays.com/le-label/organisation/

Avec cela, passez de bonnes vacances !!!

Bistrots de nos régions: une tradition et des innovations
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 09:20

De plus en plus de projets intergénérationnels voient le jour un peu partout dans le monde. Mais celui-là nous semble particulièrement intéressant : en effet, le concept de Génération mobilité est de proposer à des jeunes de conduire des personnes âgées avec leur propre voiture ; véhicule qu’en contrepartie, les jeunes pourront utiliser dans le cadre de leur vie professionnelle.

L’idée est simple mais encore fallait-il y penser. En dehors des très grandes villes, pratiquement toutes les personnes âgées ont une voiture. Mais souvent, les ainés la laissent au garage, ne se sentant pas forcément en état de conduire… Bref, le véhicule s’encrasse qu’il pourrait encore servir !

A l’opposé, de nombreux jeunes gens ont besoin d’une voiture dans le cadre de leur vie professionnelle. Mais rares sont ceux qui ont les moyens de s’en offrir une. Même si souvent, automobile est synonyme d’obtention d’un emploi… Le problème pour ces jeunes devient alors cornélien !

L’idée de Génération mobilité est donc de faire se rencontrer ces deux populations, ces deux générations qui par ailleurs se côtoient relativement peu, voire pas du tout. Plus concrètement, le jeune conduit le senior où il veut et en contrepartie, le senior prête sa voiture au jeune quand celui-ci en a besoin ; mais uniquement dans le cadre professionnel, pas question d’aller en virée avec des « potes » !.

Ce projet a reçu une bourse de 20.000 euros et a été imaginé par l‘Établissement d’insertion par la formation (EIPF) de Brest. A noter qu’il n’y a aucune notion d’engagement sur le long-terme, l’échange peut être ponctuel ou récurrent, il n’y a pas non plus de surcout pour la personne âgée (assurance prise en charge par Génération mobilité) et naturellement, la conduite du jeune est vérifiée avant de le laisser partir en vadrouille avec un ainé…

Une action relativement simple à mettre en place (même si elle demande une sacrée gestion des planning) et qui a l’avantage d’être duplicable assez facilement dans les grandes villes de province notamment. 

EIPF, établissement d'insertion par la formation, rattaché à Don Bosco. Tél : 02.98.33.98.88.

eipf@donbosco.asso.fr  ;  http://www.donbosco.asso.fr

info venant de Senior actu, juin 2016

avec des petits ajouts Or Gris après contact avec l'EIPF

http://www.senioractu.com/Generation-mobilite-autopartage-intergenerationnel-a-Brest_a19098.html

Génération mobilité : autopartage intergénérationnel à Brest - 29 -
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 08:42

Un projet solidaire sur les circuits courts

L’implantation d’un lieu multi-usages (commerce de proximité, conciergerie de services, lieu de convivialité) dans un territoire à la population vieillissante. Un commerce de proximité mobilisant des circuits courts solidaires. Un projet né d’une coopération entre une municipalité, des acteurs de l’accompagnement à l’émergence de l’innovation, et des citoyens associés.

Saint-Pierre de Manneville : une commune à la population vieillissante, prise dans une logique de métropolisation : 750 habitants, dans la zone d’influence de Rouen, affectée par l’attractivité de Rouen en termes d’emplois, d’équipements courants et de commerce. Désertée par les commerces, le tourisme vert constitue le seul vecteur d’activité. Les habitants, surtout des personnes âgées souhaitent l’arrivée d’un nouveau commerce de proximité.

Construction du projet et partenariats multiples

En janvier 2012, est constitué un groupe de travail, réunissant habitants et municipaux qui va s'adjoindre de partenaires et des compétences : l’ADRESS, qui travaille sur l’entrepreneuriat social en Haute-Normandie, puis la Fabrique Haute-Normandie. Ce groupe élargi projette un commerce de proximité avec des produits de première nécessité (pain, journaux), mais aussi des services (pressing, cordonnerie, dépôt de colis) et un lieu de rencontre. En novembre 2012, une réunion ouverte à un panel d’habitants, fixe les contours d’un projet intégrant ces trois aspects : épicerie locale, services de proximité, et lieu de convivialité. Le groupe demande alors l'aide de Facility Serv, spécialisée dans la conciergerie de services qui souhaite créer un « Réseau de Conciergeries de village » : la conciergerie de Saint-Pierre de Manneville serait le projet pilote.

Puisque les produits commercialisés doivent être des produits locaux le groupe sollicite l'association Graine des Champs, pour l’implication des agriculteurs locaux. Un partenariat avec les Défis Ruraux du réseau FNCIVAM est mis en place. Des liens sont noués avec le GRAB Haute Normandie, producteurs bio en haute Normandie pour lien avec les nouveaux producteurs.

Une activité autours de trois axes complémentaires

- Un lieu de convivialité, avec espace café et coin lecture, animé par l’association du village portée par les habitants eux-mêmes.

  • Une conciergerie de services, pour accéder plus rapidement à des services comme pressing, repassage, cordonnerie, relais de colis, services à domicile. Une SARL travaillant en partenariat avec des structures de type ESAT (établissement et service d’aide par le travail).
  • Une épicerie commercialisant des produits locaux et des circuits courts, misant sur des comportements de consommation alternatifs et sur une demande en produits de qualité.

Un responsable chargé de coordonner l’ensemble de ces activités

La conciergerie de village doit recruter une personne qui, accompagnée par le Réseau des Conciergeries de village, doit organiser, gérer, développer l'activité du point de vente, ainsi qu'animer le réseau d’agriculteurs mobilisés en veillant à ne pas créer de concurrence entre les producteurs partenaires. Il doit aussi assurer l’animation commerciale : accueil et fidélisation de la clientèle, tenue du magasin (rangement, présentation, propreté), mise en valeur l'espace commercial. Il pourrait être amené à organiser des opérations commerciales (ateliers culinaires, rencontres avec les exploitants, visite des exploitations, etc.)  pour promouvoir les produits locaux,  favoriser de nouvelles pratiques alimentaires. Le rôle du responsable de la conciergerie serait aussi d’être un référent pour l’association des habitants chargée d’animer le lieu de convivialité, support des bénévole pour l’animation de ce lieu et l’organisation d’activités.

 

 

Des logements au premier étage

La conciergerie de village se situerait sur un terrain jouxtant le parking de la commune, mais également la mairie et l’école. La conciergerie occuperait le rez-de-chaussée d’un bâtiment abritant également, au premier étage, deux logements de type F3.

Organisation et mode de gouvernance

L’implication des habitants dans la conception du projet

En décembre 2011, en prélude à la constitution d’un groupe de travail mixte habitants/conseillers municipaux, deux réunions publiques avaient été organisées pour s’enquérir des attentes de la population de Saint-Pierre. Ces réunions avaient contribué à rediriger le projet vers la construction d’une épicerie de proximité.

La consultation de la population a été répétée plus tard dans la construction du projet, dans le cadre d’un questionnaire soumis en juin 2014. Le taux de retour du questionnaire avoisinait alors les 32%, ce qui montre un intérêt relatif de la population pour le projet. 

L’implication des habitants dans la construction du projet a aussi pour but de s’assurer de la viabilité du modèle économique du projet. Les questions avaient, en effet, porté sur la fréquence à laquelle les usagers se rendraient à la conciergerie et sur leurs attentes concernant les activités à développer au sein de cette structure.

Un modèle de gouvernance encore en construction

Si chacun des axes d’activités de la conciergerie de village implique des acteurs spécifiques (un réseau d’agriculteurs pour l’épicerie solidaire, des structures ESAT pour la réalisation des services, une association d’habitants pour l’animation de l’espace de convivialité), cela ne se traduit pas directement en terme de portage.

Les concepteurs du projet de conciergerie de village ont, en effet, opté pour le choix d’un porteur unique. Ce dernier, accompagné par le Réseau des Conciergeries de village, sera ainsi amené à avoir un rôle moteur dans le choix d’un statut pour la structure qu’il dirigera.

Dans un premier temps, il est imaginé que la structure prenne le statut de SARL, dont 25% des parts seraient détenues par le porteur, 25% par l’association d’habitants et 50% par le Réseau de Conciergeries de village. L’organisation sous forme de SCIC a été envisagée, l’URSCOP Normandie ayant été sollicitée pour accompagner la réflexion. Mais l’implication formelle de la mairie dans le projet pourrait menacer ce dernier si la majorité élue venait à changer. Les règles de gouvernance seraient donc pour l’essentiel implicites, et non fixées par les statuts.

Il est enfin prévu que les habitants soient les principaux animateurs du lieu de convivialité intégré à la conciergerie de village. Une association devrait être créée, dont l’objet serait non seulement de gérer l’espace de convivialité, mais également de s’impliquer dans l’organisation des activités et des animations (soirée jeux de sociétés, rencontres de lectures, etc.), avec la coordination du porteur de projet. 

D’une épicerie de proximité classique à une conciergerie de village solidaire

Lors la phase de conception du projet, alors qu’il s’avérait nécessaire d’obtenir des chiffres permettant d’estimer les opportunités de marchés liées à l’installation d’une épicerie de proximité à Saint-Pierre de Manneville, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Rouen avait été sollicitée. Les résultats de son étude, rendus en mars 2013, conduisaient au pessimisme quant à la viabilité économique d’un projet de commerce multi-services classique à Saint-Pierre : si l’épicerie peut envisager tirer profit d’un flux véhicules relativement important drainé par l’axe routier qui traverse la commune, la présence de plusieurs établissements concurrents dans les communes avoisinantes constitue un grand frein à sa pérennité économique.

Ces résultats avaient alors conduit les membres du groupe de travail à modifier certains aspects de leur projet. Constatant que l’étude de la Chambre de commerce et d’industrie se fondait sur des indicateurs de contexte, prenant seulement en compte le trafic routier, les bassins de vie, les temps d’accès et la localisation de la concurrence, le groupe de travail avait alors cherché à construire un projet dont la réussite serait liée à sa capacité à mobiliser et à susciter des pratiques de consommation alternatives. Ils avaient, à ce titre, identifié deux leviers principaux :

La nécessité d’impliquer les habitants dans l’animation du café,

  • Le recentrage de l’épicerie sur des produits locaux et les circuits courts, offre alternative vis-à-vis de l’offre des concurrents et accroissement de sa zone de chalandise au-delà de Saint-Pierre de Manneville. 

Cette initiative est une des 10 actions présentées dans le rapport final de l'étude FONDA/Futuribles : Société vieillissante, société innovante, présentée au colloque du 10 mai 2016.

vous trouverez le rapport final en suivant ce lien : 

http://fonda.asso.fr/Societe-vieillissante-societe-1483.html​                                                                                                                         

Qui fait quoi et comment on fait ?

   L'épicerie solidaire

Le projet prévoit une épicerie avec les produits des fermes dans un rayon de 50km et une offre des produits de première nécessité (pain, viande, produits laitiers, légumes).

Dans une région où les activités agricoles on constate la disparition de la polyculture bocagère au profit de monocultures céréalières de grandes exploitations, les canaux de distribution alternatifs, circuits courts, visent à préserver la diversité des productions agricoles et d’élevage.

L’efficacité de la commercialisation s’appuiera également sur des pratiques pédagogiques (descriptif de chacun des produits, avec leur composition, leur producteur, des recettes, etc.)

La communication s’appuie sur un discours militant, pour l’écologie et de nouvelles pratiques de consommation, insistant sur l’importance du choix des consommateurs et sur l’impact de son comportement sur les dynamiques du territoire.

   La conciergerie de services

Sur le modèle Facility Serv, la conciergerie de village mobilise un réseau de prestataires de services, principalement des ESAT (établissements et services d’aide par le travail). 

Un partenariat est en cours avec La Poste pour le relais postal. Mais cela pose un problème pour obtenir le financement des collectivités territoriales, qui estiment que ce n’est pas à elles de refinancer un service public.

   Le porteur de projet

Ce porteur est recherché par le  Réseau de Conciergeries de Village. profil cadre, salaire de 1500 euros net/mois pour 40h hebdo.

Cette personne sera chargée de créer une entreprise et de consolider son modèle économique. Le bâtiment

L’entreprise sociale LOGEAL, acteur majeur de l’immobilier social en Haute-Normandie, collecte les financements pour la construction du bâtiment, comme projet innovant. 

   Des ressources financières recherchées : Quel modèle d’autofinancement ?

Dans un premier temps, recherche de subventions, pour, à terme, à s’autofinancer.

Selon le modèle économique de la conciergerie d’entreprise Facility Serv,

Ou comme la Conciergerie solidaire de Bordeaux, habitants paie un abonnement

Ou bien, la conciergerie prend une commission sur les services rendus.

 

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 10:02

Deux ans après la signature du contrat de présence postale territoriale 2014-2016, les trois partenaires - l'Etat, l'Association des maires de France (AMF) et La Poste – viennent de signer un avenant visant à tenir compte de nouveaux modes de mutualisation comme l'accueil de maisons de services au public.

Dans un contexte difficile pour le groupe, la convention signée en 2014 visait à maintenir le maillage de La Poste (et ses 17.000 points de contacts à travers la France) en encourageant de nouvelles formes de mutualisation, plus économiques, en plus des deux alternatives aux bureaux de plein exercice : les agences postales communales ou intercommunales et les relais poste (installés dans de petits commerces). L'avenant ajoute à la listes des points de contacts de nouvelles formules comme les postes de facteurs-guichetiers (guichetier le matin, facteur l'après-midi) et les "bureaux de poste accueillant des services mutualisés d'autres opérateurs de services, publics et privés, exerçant des missions d'intérêt général, dont les maisons de services au public". En 2015, La Poste s'est en effet associée à l'Etat pour accélérer le déploiement des maisons de services au public en transformant certains de ses bureaux fragiles, l'objectif étant de regrouper en un lieu unique les opérateurs nationaux et locaux de services de proximité.

L'avenant étant également la notion de relais poste aux "relais poste commerçants" et aux "relais poste économie sociale et solidaire" institués dans le cadre du partenariat lancé avec les acteurs de l'ESS en octobre 2014 baptisé Alliance dynamique.

Autre changement : l'avenant identifie les quartiers prioritaires de la politique de la ville (définis par le décret du 14 septembre 2015) comme faisant partie des territoires éligibles au fonds de péréquation. L'idée est de pouvoir étendre dans les quartiers les formules qui ont déjà fait leurs preuves en milieu rural depuis plusieurs années. Le fonds, doté de 170 millions d'euros par an, vise à compenser le surcoût de la présence postale dans les territoires isolés ou déshérités. Le fonds de péréquation finance ainsi 50% du coût des maisons de services au public postales, l'autre moitié est assurée par l'Etat (25%) et les opérateurs eux-mêmes par le biais d'un nouveau fonds spécifique (25%) insitué fin 2015 et doté de 20 millions d'euros sur trois.

Michel Tendil, Publié le vendredi 22 janvier 2016 par localtis

 

 

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