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  • : OR GRIS : Seniors acteurs des territoires, dans une société pour tous les âges
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:12

Michel Fournier, 67 ans, est maire des Voivres (Vosges) et vice-président de l’Association des maires ruraux.

Pas gai. C’était en 1972, il devait y avoir 200 habitants, essentiellement des personnes âgées… Il a fallu se battre comme des chiffonniers pour redynamiser ce village des Vosges. Sacré tonnerre ! Se moquer de la technocratie, mettre de la vie avant de penser à l’économie, valoriser ce qui existait. Aujourd’hui, on est 330 habitants, l’école partagée avec la commune voisine n’est plus menacée de fermeture, il y a plein d’associations, les Voivres ont une image forte. Si certains continuent de râler pour un bout de trottoir ou un lampadaire inexistant, tous sont fiers d’y habiter.

Mon arrivée dans ce village est le fruit du hasard. Je suis né à 30 kilomètres de là. J’étais agent commercial, je vendais des produits aux jardineries. Avec mon épouse secrétaire, nous n’avions pas beaucoup de sous, alors nous avons acheté une maison à retaper aux Voivres. A cette époque, le village était à l’image de beaucoup d’autres, il se désertifiait.

Il n’y avait pas de boulot dans le secteur

J’ai commencé à organiser les ­fêtes pour qu’elles ne meurent pas, en créant une association. Et en 1989, j’ai été élu maire. C’est alors que l’inspection académique nous a prévenus. L’école ­allait fermer. La classe unique ne comptait plus que neuf élèves. J’ai été pragmatique, je me suis dit qu’il fallait faire venir des élèves, donc des familles. Mais avec quelle carotte ? Il n’y avait pas de boulot dans le secteur… Alors j’ai pensé logement. Faire jouer la fibre de la propriété chez des personnes qui n’obtiendraient jamais de prêt. On a proposé des locations-ventes très bon marché.

La mairie a donc acheté deux ­anciennes fermes. Pour les rénover, on a monté un chantier d’insertion, le premier du département. J’ai appelé les Assedic, l’ANPE, tous les maires du coin, et j’ai réuni en mairie une soixantaine de chômeurs. On a embauché en contrat aidé une vingtaine de personnes en difficulté sociale très forte mais qui avaient déjà connu l’emploi. Cela dit, il y avait des problèmes d’alcoolisme… Je leur ai dit : « Rien à faire de ce qu’on peut penser de vous, on a un challenge à relever. Trois mois pour remettre en état les maisons avant que les familles n’arrivent pour la rentrée scolaire. » J’ai mis la main à la pâte, comme tout le conseil municipal.

On a accueilli deux familles et l’école n’a pas fermé

Envers et contre les rieurs, ça a marché. On a accueilli deux familles, onze enfants en tout, et l’école n’a pas fermé ! Je les ai trouvées en passant une annonce dans la presse locale qui est toujours friande d’histoires de « maires un peu fous ». Ces familles étaient en difficulté, et l’une d’elles était originaire ­d’Algérie. J’ai tout entendu, on devenait « la poubelle du département »… Mais l’école était un leitmotiv fort. Après son sauvetage, des articles élogieux sont ­parus. L’année suivante, une cinquantaine de familles ont postulé. C’est monté jusqu’à 300, en provenance de toute la France ! Un samedi matin, il y en a même une qui est arrivée en voiture avec une remorque et tous ses meubles dedans. Elle est restée plusieurs années.

On a choisi des gens qui avaient la « niaque », capables aussi de s’adapter – avec les locataires des grands immeubles qui ne savaient pas éteindre la ­lumière en partant ou mettre du bois dans le feu, on a essuyé quelques échecs… On a continué à réhabiliter des maisons, une vingtaine, l’école est montée à 35 élèves, on a construit une maternelle en deux mois sans appel d’offres, mais le préfet est quand même venu l’inaugurer. L’école a culminé à 70 élèves mais comme les familles sont restées, les enfants ont grandi, c’est redescendu. La logique a été de s’associer au village voisin dans un regroupement pédagogique, en gardant chez nous les activités périscolaires. Ça a râlé mais on devait bien évoluer.

Au milieu des années 1990, on a réuni tous les habitants. Il fallait se ­retrousser les manches, inventer les ­emplois qui n’existaient pas dans le secteur. La mairie a acheté 5 hectares de terres agricoles pour créer une zone d’activités. Deux entreprises sont venues – il y en a quatre aujourd’hui. On a réhabilité un étang et lancé une ferme piscicole ­pédagogique. Puis on a transformé un corps de ferme, dans le village, pour créer un centre d’accueil avec soixante lits. Pour ça, on a proposé aux habitants d’investir dans une société civile immobilière (SCI). C’était du financement participatif avant l’heure. Du crowdfunding vosgien, dans le bistrot du pays !

On a racheté et remis en état l’ancien café-restaurant

Une centaine de personnes a versé l’équivalent en francs de 100 000 euros. Aujourd’hui, la SCI ­société d’intérêt collectif- est gérée par une qui s’occupe d’éducation populaire, et qui accueille les écoles, les centres de loisirs, les séminaires d’entreprise et les fêtes de famille. Pour ceux qui font la fête et veulent rester dormir, on a aussi prévu un abri de 300 m2 et des baraquements en palettes près de l’étang.

On a racheté, remis en état et loué peu cher l’ancien café-restaurant. Depuis douze ans, c’est un couple de Bretons qui le tient. L’été, ils font 100 couverts le midi. Dans le village, il y a aussi deux yourtes. Une association dispense des stages de bien-être pour les gens en burn-out. On régénère tout, nous, ici ! On aide des urbains et même des ruraux à faire leur retour à la terre en mettant du foncier à disposition, gratuitement au départ. Et bientôt, il y aura un écoquartier près de l’étang, et une couveuse d’entreprises agricoles. Depuis 2016, on avait déjà une couveuse d’entreprises liées au bois. Avec la communauté de communes du Val de Vôge et le Pays d’Epinal, on a mis en place un pôle d’excellence rural autour du bois. Des ingénieurs ont installé leur start-up dans notre zone d’activité, ils créent des lunettes, des skates et des vélos en bois.

On a fait travailler 600 personnes, en tout, sur les chantiers. Aux Voivres, il n’y a ni château ni chapelle à visiter, donc il n’y aurait rien à faire ? Mais si ! La volonté peut exister n’importe où.

Pascale Krémer : Publié dans M le magazine du Monde du 19.03.2017

contact : Michel Fournier, Mairie de Voivres, 88240, Les Voivres, tel : 03 29 30 43 87

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/03/19/pour-eviter-la-fermeture-de-l-ecole-j-ai-pense-logement_5097153_4497916.html#qs1vKygmBdDjyzMv.99

 

 

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 10:13

La ville de Paris, en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France inaugure vient d'inaugurer au numéro 126 du quai de Jemmapes dans le 10ème arrondissement, une maison des ainés et des aidants qui s’adresse aux personnes âgées en perte d’autonomie ainsi qu’à leurs aidants.

Voici une nouveauté entièrement dédiée aux personnes âgées vivant à Paris, plus précisément dans les 9ème, 10ème et 19ème arrondissements. Trois quartiers très populaires de la capitale. De quoi s’agit-il ? De la Maison des ainés et des aidants (M2A).

Dans la pratique il s’agit d’un dispositif d’orientation, d’information et d’appui s’adressant aux seniors en perte d’autonomie et à leurs aidants ainsi qu'aux acteurs de leur accompagnement et de leur prise en charge. Son but est de « décloisonner les acteurs des secteurs médical, social et médico-social, et d'aider à fluidifier le parcours de santé des personnes de 60 ans et plus du territoire » indique la mairie dans son communiqué. Et d’ajouter : « il s’agit également d’améliorer la lisibilité des dispositifs existants pour les usagers ».

Ses missions : elle réalise les évaluations à domicile auprès du public concerné par la gestion de cas ; elle analyse les besoins sanitaires et sociaux de la personne ; elle organise le soutien et la coordination des professionnels concernés par la situation ; et elle élabore avec la personne et éventuellement son entourage le plan de services individualisé (PSI).

Ce centre a été cofinancé par le Département de Paris et l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France. Inaugurée ce jour à Paris, la M2A est de fait opérationnelle depuis le premier semestre 2016. Elle est installée au 126 Quai de Jemmapes dans le 10ème.

http://www.senioractu.com/Paris-ouverture-d-une-maison-des-aines-dans-le-10eme-arrondissement_a19639.html

Voilà une idée qu’elle est bonne … on pourrait adapter cela pour les zones rurales. Que les ARS y pensent…

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 09:43

Bertrand Schwartz nous a quitté cet été, il avait élaboré un projet sur les personnes âgées…

Or Gris vous l'avait signalé en juillet : http://www.or-gris.org/2016/08/bertrand-schwartz-est-parti-un-grand-monsieur-nous-a-quitte.html

Le 28 septembre un bel hommage lui a été à l'initiative de l'Institut à Bertrand Schwartz (1) et l'UNMLR(2), qui a réuni plus de 300 personnes. Cet événement peut être consulté avec les premières photos, l'entretien entre les jeunes, Bertrand Schwartz et Gérard Sarazin et le dossier des participants reprenant la biographie de tous les intervenants. C'était aussi les textes d’hommages, de témoignages, de réflexions et d’actions mises en place qui ont été inspirées de la démarche de Bertrand Schwartz.

Et voilà que Gérard Sarrazin a remis la main sur une note de travail de Bertrand Schwartz, rédigée suite à une discussion dans le train, au retour d’une visite sur le terrain entre 1984 et 1986. Une note à remettre dans son contexte, rédigée il y a une vingtaine d'années,  mais qui donne déjà des éléments de constat pertinents et lance l'idée d'un projet dont on pourrait s'inspirer pour les principes…Il en parle dans l'interview avec Gérard Sarazin projeté lors de l'hommage.

 

(1) Institut Bertrand Schwartz : http://www.institutbertrandschwartz.org/

(2) Union Nationale des Missions Locales : http://www.unml.info/

Un retour complet sur les temps forts du 28 septembre est en ligne sur les site de l'UNMLR. :  http://www.unml.info/actualites/actualites-partenaires/20162/retour-en-bref-sur-lhommage-a-bertrand-schwartz.html

UN PROJET POUR LES PERSONNES AGEES (Bertrand Schwartz 1984/86)

Elles font souvent –toujours- partie des exclus qui ont eu une place et qui n'en ont plus et le vivent très souvent très mal.

Beaucoup d'entre elles perdent la vie parce qu'elles perdent l'envie de vivre, envie qu'elles perdent souvent d'autant plus vite qu'elles se sentent inutiles.

Reprenant pour elles les différents aspects de l'exclusion, elles les vivent toutes :

  • incompréhension de ce qu'on leur impose,
  • difficultés, incapacité à s'y retrouver dans les dédales des règles administratives et souvent même à remplir les documents qu'on leur demande, pour obtenir ceci ou cela,
  • difficultés de savoir à qui s'adresser et ce, d'autant plus que leurs problèmes sont le plus souvent globaux. Par quel aspect commencer ?
  • sentiment que tout se joue en dehors d'elles et ce, d'autant plus, qu'on fait à leur place.

Certes, il existe des institutions, des commissions, des offices, organisés par les collectivités  pour tenter de résoudre ces problèmes et ils marchent souvent bien, aussi bien au plan de l'accueil que de la concertation. Mais je ne crois pas me tromper en disant que les accueillants et les acteurs de la concertation en vue de résoudre les problèmes, restent plus ou moins municipaux, sociaux (logement, aide sociale, santé).

Or, il y en a d'autres qui pourraient être fort utiles. La logique est celle de l'aide, non du désisolement et encore moins de la remise dans la dynamique de l'environnement. Et c'est là qu'on retrouve les principes politiques de l'insertion.

Connaître chaque personne, mettre un nom sur chaque visage. La place qu'a occupée la personne âgée, son passé, la manière dont elle a perdu cette place, la façon dont elle le ressent, jouent un rôle considérable dans son maintien en insertion.

C'est donc un "travail" à faire avec elle, qui va bien au-delà d'un simple accueil. Certes, il faut un guichet unique, des accueillants mobiles. Mais la nature de l'accueil et du suivi sont essentiels à la réussite de l'insertion.

D'où la nécessité d'une démarche locale, à l'image des missions locales pour jeunes dont le fondement, parce que les objectifs étaient les mêmes, aux mots près.

Et se pose ensuite le problème du désisolement et de la mise en situation d'être utile.

Si l'insertion des jeunes pour faire leur place passe par le besoin d'apprendre des savoirs et savoir faire, ne doit-on pas dire que l'insertion des personnes âgées passe, pour garder leur place, par le besoin de transmettre leurs savoirs, savoir faire et expériences et ce, à tous les niveaux. (rappelons-nous la fameuse déclaration de l'ouvrier de Longwy).

Tels seraient les rôles, liés entre eux, de ces missions locales ;

. aider les personnes âgées à comprendre, à se situer,

. les désisoler, c'est le fond même de l'insertion,

. leur proposer des activités utiles, de participer à l'avenir des autres pour leur 
  rendre goût à la vie et mieux assumer leur propre avenir.

L'avenir des autres ?

Des jeunes d'abord. Partout où il y a, où il y aurait des missions locales jeunes, la liaison entre les deux serait capitale. Sur le plan éducatif et culturel et je mets dans "éducatif", tout l'aspect professionnel.

Les personnes âgées venant dans des bibliothèques, y compris bien sur celles des écoles et lycées, y trouveraient des lectures mais pourraient aider énormément les jeunes à trouver les leurs.

Les anciens professionnels, des artisans ou d'anciens ouvriers, pourraient participer à la formation de jeunes –et d'ailleurs d'autres personnes âgées- à développer leurs capacités nouvelles et techniques ; leurs capacités de bricolage au sens positif du terme.

Un développement culturel pour tous fait appel à tous, y compris aux personnes âgées. Le développement local ne peut se passer de préretraités et retraités. Et les exemples sont multiples de cas où tout ce qui est la vie a besoin des personnes âgées et leur redonnera vie.

Alors, comment faire ?

Là où il y a des offices, les transformer :

et dans leur logique, et dans leur organisation, en y incluant à la fois dans l'équipe permanente et dans le conseil d'administration, des personnes extérieures (des professionnels, des éducateurs, des professeurs ou formateur de Greta, des agents des associations culturelles, des artisans, des jeunes, des responsables des CCI et Chambres des Métiers, des FJT, des responsables de l'habitat et pas seulement du logement…)
 

Et comment et par qui faire payer ?

Les offices vivent. Les travailleurs sociaux sont nombreux, en prélever quelques uns de plus pour développer ces offices dans les logiques précédentes est chose possible.

Un mince budget de fonctionnement de 100 à 200 000F par mission locale, serait un maximum.

La participation de l'Etat, même si elle est faible, me paraît indispensable, car il faut un label correspondant à des garanties, en particulier pour établir certaines règles –comme par exemple d'éviter de développer le travail au noir- exiger des évaluations et diffuser les résultats.

Cela dit, c'est un problème social et politique considérable ;

Social  : le nombre de personnes âgées augmente régulièrement, leur sort devient de plus en plus pénible.

Politique : . montrer qu'on ne s'occupe pas seulement des retraites et des aides.

                . éviter d'augmenter le nombre des exclus

Bertrand Schwartz, au delà des missions locales, un projet pour les personnes âgées
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 08:51

Pascale Boistard, secrétaire d'Etat chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie, et François Rebsamen, maire de Dijon et président du Réseau Francophone des Villes Amies des Ainés (RFVAA° ont signé, le 6 septembre, une convention de partenariat, afin de renforcer les collaborations entre les deux parties.

"Officialiser" le partenariat

Le réseau regroupe déjà plus de 70 villes, soucieuses "d'adapter les villes à une population vieillissante, prévoir des services et structures accessibles à tous, optimiser l'accès aux soins de santé, sécuriser l'espace public, tenir compte des différences et des besoins de chacun". Le réseau est lui-même affilié au Réseau mondial des villes et communautés amies des aînés, lancé sous l'égide de l'OMS en 2006.

Selon Pascale Boistard, l'objectif de la convention est "d'officialiser notre partenariat, sur le plan des idées, mais d'abord et avant tout sur le plan des actions". Du côté du ministère cela devrait se traduire par la poursuite d'actions communes, mais aussi par un soutien renforcé à l'action du réseau. Un renforcement réel, mais qui reste cependant modeste, puisque la subvention du ministère passe de 10.000 euros en 2015 à 20.000 euros en 2016. Le ministère encouragera également le développement du réseau. Celui-ci devrait d'ailleurs s'étoffer fortement dans les prochains mois, avec l'arrivée attendue d'une cinquantaine de villes, dont Paris et Lille.

Un coup de pouce à la grande enquête nationale

Côté réseau, la convention prévoit une contribution à la mise en place de la "grande enquête nationale" des territoires où il fait bon vieillir, menée en collaboration avec le ministère et le magazine "Notre Temps". Le réseau mobilisera notamment ses adhérents pour la diffusion de l'enquête, participera au comité de pilotage et apportera son expertise à la réalisation d'études spécifiques aux territoires.

Le Réseau francophone des villes amies des aînés poursuivra et amplifiera par ailleurs ses différentes missions : créer les conditions d'une meilleure adaptation de la ville aux aînés,
 informer et conseiller les acteurs désireux de rentrer dans la dynamique de l'OMS, favoriser les échanges d'informations et de bonnes pratiques entre les acteurs,
 encourager les liens et les débats sur le programme villes amies des aînés,
 organiser et participer à des évènements valorisant la démarche des villes,
 mettre en place des outils de réflexion, d'évaluation et d'action sur l'environnement bâti et social des seniors...

La signature de cette convention de partenariat devrait aussi renforcer le rôle du réseau des villes amies des aînés comme force de proposition auprès des pouvoirs publics.

Jean-Noël Escudié / PCA, publié dans Localtis.info du 9 septembre 2016

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250271288088&nl=1

(note de Or Gris) Dommage que la RFVAA n'aient pas de réflexion spécifique sur le rural…Difficile d'échanger avec les grandes villes comme Lyon, Rennes, Dijon…Il faut aller voir les initiatives québéquoises !!!

______________________________________________________________________________________

Compléments donnés par Senior actu : 

 

Depuis plusieurs années, un soutien a été mis en place par le Secrétariat d’État afin de soutenir le RFVAA dans l'organisation de son colloque annuel afin de valoriser les territoires amis des aînés. Suite à la promulgation de la Loi d'Adaptation de la société au vieillissement, l'année 2016 a permis de renforcer les liens et le soutien dans les actions du RFVAA et de ses 71 adhérents.

Dans ce contexte, cette convention vise à valoriser les liens et le travail du RFVAA durant l'année 2016 autour des axes suivants :

– L'information et l'accompagnement des territoires pour entrer dans la démarche Villes Amies des Aînés initiée par l'OMS ;

  • La valorisation des bonnes pratiques sur les échanges intergénérationnels par la mise en œuvre d'un concours ;
  • La diffusion des pratiques réussies des Villes Amies des Aînés autour des huit thématiques de la démarche ;
  • La réflexion et la diffusion pour mieux cerner les territoires où il fait bon vivre et bien vieillir, en partenariat avec le magazine senior Notre Temps ;
  • L'analyse des pratiques au niveau international sur la dynamique Villes Amies des Aînés au travers de symposiums et de colloques permettant d'améliorer la démarche ;
  • L'organisation de rencontres nationales pour les acteurs du Réseau et pour diffuser la démarche en lien avec la mise en œuvre de la Loi d'Adaptation de la société au vieillissement..

Pour comprendre ce qui caractérise une ville accueillante pour les ainés, une « ville amie des ainés », il est indispensable de remonter à la source, à savoir les citadins eux-mêmes. Donc les seniors. Dans cet esprit, l’OMS (à l’origine du concept) invite donc les villes qui souhaitent intégrer le réseau à s'appuyer sur les feuilles de route du Protocole de Vancouver.

Il s’agit donc d’auditer des personnes âgées dans le cadre de groupes de parole, afin de recueillir leurs avis, positifs ou négatifs, dans huit domaines de la vie urbaine : espaces extérieurs et édifices (conception des trottoirs, éclairages, sécurité) ; transport (prix, itinéraires, conduite) ; Logement (coût, confort, proximité des commerces, adaptabilité) ; respect et inclusion sociale (politesse, consultation, activités intergénérationnelles) ; participation sociale (loisirs, intérêts) ; communication et information (compréhension, systèmes automatisés) ; participation communautaire et emploi (travail rémunéré et bénévole) ; et Services de santé (services, accessibilité, prix). 

  • Paris a demandé à devenir Ville amie des ainés en mai dernier seulement...

Publié dans Senior actu le 8 septembre 2016

http://www.senioractu.com/Villes-amies-des-aines-une-convention-avec-le-secretariat-d-Etat-aux-personnes-agees_a19304.html

 

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 09:04

La CNAV et la La Poste conduisent DIVAS  : Dispositif de veille et d’accompagnement social pour les personnes âgées en situation de perte d’autonomie ou de fragilité économique ou sociale

Le contexte

La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement a été mise en vigueur mi 2015. Ce texte aborde la double dimension du bien vieillir et de la protection des plus vulnérables. Une des mesures prioritaires est de dynamiser la prévention individuelle et collective.

Dans le cadre de son action sociale, la CNAV travaille activement sur la prévention de la perte d’autonomie car elle conditionne la qualité de vie au grand âge. La CNAV a structuré son offre de prévention autour de trois niveaux d’intervention : une offre de prévention centrée sur l’information et le conseil, une offre d’actions et d’ateliers collectifs de prévention pour bien vieillir, organisés en partenariat interrégime, une offre de prise en charge globale du maintien à domicile, à travers une évaluation des besoins et la mise en place d’un plan d’actions personnalisé

La CNAV, en coopération avec La Poste, a organisé un dispositif de veille et d’accompagnement social des personnes âgées fragiles mis en œuvre avec 3 CARSAT préfiguratrices (Bourgogne Franche Comté, Rhône Alpes et Centre) début 2015, avant d’envisager un déploiement national : Le dispositif DIVAS veille sociale auprès des personnes âgées afin de détecter des présomptions de risque de fragilité, puis d’établir une pré-évaluation de leur situation.

Le dispositif

Les seniors bénéficiaires, dont la liste est transmise par la CNAV, font l’objet d’un dispositif en deux volets :

volet 1 : Veille des facteurs réalisée pendant leur tournée

à partir d'une grille de 6 critères établie par la CNAV en collaboration avec La Poste. La grille est remplie par le facteur lors d’une visite au domicile de la personne. Cela peut déclencher un signalement auprès de la Carsat concernée dès que 3 critères sont remplis. Le facteur informe le retraité que la Carsat le recontactera pour une évaluation plus approfondie.

Cela permet de signaler les personnes susceptibles de présenter un risque de fragilité, ou de perte d’autonomie. Lors de sa visite, le facteur remet un document fourni par la Carsat (flyer), expliquant la démarche et mentionnant les obligations CNIL. Ensuite, il recueille le consentement du retraité, par signature d’un bordereau papier ou sur un terminal numérique de type smartphone.

Cette grille est complétée une fois par trimestre afin de suivre l’évolution de la situation des seniors bénéficiaires du dispositif.

volet 2 :  préciser la problématique des personnes signalées et identifier le type d’aide à apporter à la personne.

Après analyse de la Carsat, une pré-évaluation de leur situation est lancée avec l’administration par le facteur d’un questionnaire. Dans ce cadre, la Carsat envoie tout d’abord un courrier à la personne présumée en risque de fragilité pour l’informer du passage du facteur, et lui expliquer la démarche poursuivie. La Carsat transmet à La Poste les coordonnées de la personne et le facteur se rend au domicile du senior pour lui administrer un questionnaire (6 à 8 questions). Les réponses sont transmises à la Carsat pour analyse.

A l’issue de ce volet 2, la Carsat analyse les réponses des seniors pour identifier les actions à mener au regard de leur situation : proposition de participation à des ateliers collectifs, aide individuelle, etc...

Les modalités contractuelles

Le contrat cadre national, établi entre la CNAV et La Poste, fixe les modalités opérationnelles, les prix et les quantités minimales et maximales de l’expérimentation.

Par ailleurs, la question de l’utilisation des données des assurés par La Poste doit faire l’objet d’une partie spécifique du contrat. En effet, les données recueillies par le facteur ne peuvent en aucun cas être utilisées par La Poste à des fins commerciales et ne peuvent être cédées ou vendues. Toute information concernant le bénéficiaire ne doit être communiquée qu’à la CARSAT concernée.

Avec DIVAS, les postiers repèrent les personnes âgées en situation difficileAvec DIVAS, les postiers repèrent les personnes âgées en situation difficile

Le dispositif d’accompagnement des facteurs dans la réalisation des nouveaux services proposés par La Poste

« La « collecte d’information » fait partie des nouveaux services réalisés  par les facteurs. Ce service a déjà fait l’objet de plusieurs tests dont les objectifs étaient d’identifier les modalités d’accompagnement des agents et d’en assurer les meilleures conditions de réussite dans une logique de « Satisfaction Client ». Cette logique de « co-construction » a fait l’objet d’un partage régulier avec les partenaires sociaux, dans la méthode de conduite du changement de La Poste d’autre part.

C’est ainsi notamment qu’ont pu être partagés les retours d’expériences à partir desquels ont été définis les modalités d’accompagnement des opérateurs. Ces échanges ont notamment mis en avant le fait que cette activité est perçue comme une prolongation de la relation particulière qui lie le facteur à ses clients, confortant son rôle de tiers de confiance au service du public.

Il est également apparu que le facteur souhaitait être sécurisé sur le fait que son action ne doit pas paraître intrusive par rapport à la vie privée des personnes contactées. Les expérimentations ont ainsi montré que le facteur est d’autant plus à l’aise que le commanditaire a prévenu les personnes concernées sur la finalité et le contenu de la prestation et qu’il est connu de son client.

Sur ce sujet, et d’une manière plus générale, pour toute nouvelle activité du facteur, La Poste a mis en place un dispositif d’accompagnement permettant :

1 - Une formation : Pour garantir la bonne réalisation du service, au-delà des formations de base, La Poste a mis en place un dispositif d’accompagnement local s’appuyant sur une démultiplication du « savoir » et du « savoir-faire » à travers le manager de proximité. Le principe consiste pour les encadrants à identifier au sein de chaque équipe les facteurs concernés et d’organiser le brief en début de vacation et de s’assurer que chacun dispose de la connaissance et des outils nécessaire à la réalisation des prestations.

2 - Un accompagnement personnalisé : Chaque établissement met en place, en fonction des situations locales,  un dispositif spécifique d’accompagnement des agents à travers une palette de solutions allant de « l’atelier client » à l’accompagnement spécifique le 1er jour par l’encadrant de proximité ou un tuteur désigné.

3 - Un accès facile et immédiat à l’information : toute nouvelle activité fait l’objet d’une communication officielle déclinée jusqu’au facteur à travers la ligne managériale, après présentation aux instances de dialogue social national et locales. Cette communication ainsi que la documentation technique sont accessibles à toutes et tous à travers un Intranet dédié.

Bien entendu, les encadrants ont eux-mêmes étés formés au préalable non seulement à la réalisation et au pilotage des prestations mais également aux modalités de démultiplication. Pour cela, ils s’appuient notamment sur un catalogue de fiches dites « savoir-faire » rappelant les principes et les éléments clés du service. Eux-mêmes bénéficient également de l’appui de leur manager et de l’expertise technique des Directions territoriales si besoin. »

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:35

Beau succès pour le site Internet Pourlespersonnesagees.gouv.fr lancé l’année dernière, et qui, en un an, a reçu la visite de plus d’un million de visiteurs. Incontestablement, ce portail d’information a trouvé son public. A noter qu’il proposera de nouveaux services fin 2016, notamment les prix des prestations d'hébergement des maisons de retraite médicalisées.

Apparemment, les internautes (principalement des seniors) sont contents : « J'ai enfin trouvé un site auquel me référer pour répondre à mes questions » ; L'article « Comment choisir sa maison de retraite » m'a aidé » ; « J'ai pu me renseigner sur les aides possibles à domicile » « Le portail permet de connaître les nouvelles dispositions votées pour les personnes âgées à compter du 1er janvier 2016 » ; etc.

Rappelons que ce portail d’information a été lancé en juin 2015 par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Il a pour ambition d’informer les personnes âgées en situation de perte d'autonomie et leurs proches sur leurs droits et sur les démarches à conduire dans les différentes situations. Il oriente également les internautes vers les bons interlocuteurs de proximité que sont les départements et les points d'information locaux.

Désormais, une centaine d'articles apporte des réponses aux besoins les plus courants dans des situations de perte d'autonomie. Le portail s'est aussi enrichi d'une série de dossiers dédiés à l'entrée en maison de retraite ou à la situation particulière des personnes handicapées vieillissantes.

Il propose également un dossier sur les nouvelles mesures de la loi d'adaptation de la société au vieillissement de même qu’un annuaire avec plus de 12.000 structures et un simulateur pour calculer le reste-à-charge mensuel en EHPAD. Précisons qu’il est désormais possible de rechercher un établissement de l'annuaire par rayon géographique, c'est-à-dire à 5, 10 ou x km d'une commune.

Le simulateur permet aussi aux internautes d'estimer le reste à charge mensuel pour un hébergement dans un EHPAD. Pour l'instant, l'internaute doit recueillir lui-même les tarifs pratiqués dans les établissements qui l'intéressent avant de faire sa simulation.

Enfin, en fin d’année, le portail indiquera les tarifs des prestations d'hébergement des EHPAD sur la base d'un socle minimal comprenant les prestations d'accueil hôtelier (mise à disposition d'une chambre, d'une salle de bain, entretien et nettoyage...), de restauration, de blanchissage, d'animation et enfin d'administration générale. Les internautes pourront alors directement comparer les prix pratiqués par les EHPAD de leur choix et simuler leur reste à charge. 

http://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/

Or Gris a été& voir, le site est fort bien renseigné…

Publié sur Senioractu le 10 juin 2016

http://www.senioractu.com/Un-million-de-visiteurs-sur-le-site-Internet-Pour-les-personnes-agees_a19063.html

 

 

Un million de visiteurs sur le site Internet Pour les personnes âgées
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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 09:04

 

Le Sénat a poursuivi, le 18 mars, l'examen en première lecture du projet de loi relatif à l'adaptation de la société au vieillissement, déjà adopté par l'Assemblée nationale le 17 septembre dernier. L'occasion d'apporter de nouveaux aménagements au texte. Ceux-ci ne modifient pas l'équilibre général du texte - qui fait l'objet d'un assez large accord tacite, sinon explicite -, mais quelques-uns méritent néanmoins d'être signalés.

Les plus de 65 ans prioritaires pour l'attribution d'un logement HLM

Ainsi, un amendement (n°40 rect., après l'article 16 bis) modifie la liste des publics prioritaires pour l'attribution d'un logement locatif par les bailleurs sociaux (article L.441-1 du Code de la construction et de l'habitation). Juste après les personnes handicapées ou ayant à charge une personne handicapée, il ajoute en effet les "personnes âgées de plus de 65 ans, dès lors que les caractéristiques du logement visé et de son environnement immédiat sont de nature à favoriser de manière satisfaisante le maintien à domicile". Le gouvernement ayant émis un avis défavorable, il n'est pas certain que cette disposition figure dans la version finale du projet de loi.

Le gouvernement a en revanche fait adopter un amendement (n°154 rect., art.22) qui - selon les termes de l'exposé des motifs - "nuance" les modalités du recueil du consentement de la personne accueillie lors de son entretien avec le directeur de l'Ehpad. Pour tenir compte des cas de troubles cognitifs, la nouvelle rédaction précise que ce dernier "recherche" le consentement de la personne accueillie, et non plus s'assure de ce consentement.

Dans le même esprit, un autre amendement (n°94) sur le même article améliore le dispositif de la "personne de confiance" institué par le projet de loi dans le secteur social et médicosocial. Les améliorations portent notamment sur le champ de compétence de la personne de confiance. De son côté, le gouvernement a fait adopter deux amendements répondant également au souci d'améliorer la protection des personnes fragiles. Le premier (n°157, art. 26) précise le contenu du document individuel de protection des majeurs (DIPM). Le second (n°159, art. 27 bis) améliore les modalités d'inscription du "mandat de protection future", en prévoyant la création d'un registre spécial, dont les modalités et l'accès seront réglés par décret en Conseil d'Etat.

Pas de modulation de l'APA selon la qualification de la personne employée

Plusieurs amendements (n°74, 198 et 243 rect., art. 29) - émanant des groupes Ecologiste, UDI et UMP - suppriment, malgré l'avis défavorable du gouvernement, la disposition du projet de loi qui prévoyait la possibilité d'une modulation de l'APA (allocation personnalisée d'autonomie) selon le niveau de qualification de la personne employée par la personne âgée. Pour les auteurs de ces amendements, il s'agit de "garantir le principe fondamental du libre choix de la personne et ainsi de préserver le respect de sa vie privée et de sa dignité".

De leur côté, les groupes socialiste, UMP et RDSE ont fait adopter - toujours contre l'avis du gouvernement - un amendement (n°28) étendant la portée de l'article 30. Dans la rédaction initiale, celui-ci prévoyait que "les administrations fiscales transmettent chaque année aux départements [...] les informations nécessaires à l'appréciation des ressources des bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie". L'amendement étend cette transmission d'informations aux bénéficiaires de l'aide sociale à l'hébergement.

Autre amendement intéressant : celui du gouvernement (n°161, après l'art. 30) qui simplifie le mode de délivrance des cartes européennes de stationnement (CES) et d'invalidité (CI) pour les personnes classées en GIR 1 et 2 dans le cadre d'une demande d'APA. L'amendement prévoit que les demandes correspondantes ne feront plus l'objet d'une évaluation par l'équipe pluridisciplinaire de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées), "dans la mesure où le degré de perte d'autonomie des personnes classées en GIR 1 et 2 permet de considérer qu'elles remplissent les conditions d'attribution des CES et CI".

Services à domicile : un délai pour la convergence des agréments

Sur l'une des dispositions les plus discutées du projet de loi - la convergence des régimes d'agrément et d'autorisation vers un régime unique pour les services d'aide à domicile intervenant auprès des publics fragiles - un amendement de la commission des affaires sociales (n°287 rect., art. 32 bis) ne remet pas en cause le principe, mais prévoit que le gouvernement crée un groupe de travail "associant les représentants des services d'aide à domicile et les élus" pour préparer la réforme. L'amendement prévoit aussi la mise en place d'une expérimentation préalable dans trois départements, avec évaluation - par le groupe de travail - avant le 30 juin 2018.

Enfin, un amendement du groupe Ecologiste (n°196, article additionnel après l'art. 36) transforme le congé de soutien familial - l'une des dispositions phares du projet de loi - en "congé de proche aidant". Il élargit le champ de ce type de congé aux aidants des personnes âgées ou handicapées placées en établissement ou chez un tiers autre que le salarié. Il ouvre également le champ des personnes susceptibles de bénéficier de ce congé aux proches aidants qui ne sont pas membres de la famille de la personne aidée.

Jean-Noël Escudié / PCA ; Publié le vendredi 20 mars 2015 par localtis

Références : projet de loi relatif à l'adaptation de la société au vieillissement, adopté en première lecture à l'Assemblée nationale le 17 septembre 2014, examiné au Sénat du 17 au 19 mars 2015.

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250268641663

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 09:07

En trente ans, les efforts de la nation se sont accrus pour les  de 60 ans, au détriment des moins de 25 ans.

Depuis trente ans, les politiques publiques en France ont globalement favorisé les personnes âgées de plus de 60 ans – les seniors – au détriment des jeunes âgés de moins de 25 ans. Tel est le constat que délivre France Stratégie, l’organisme de réflexion et d’expertise placé auprès du premier ministre, dans la note publiée jeudi 31 mars sur les politiques pour la jeunesse et le vieillissement, dans le cadre de ses études prospectives sur les enjeux de la décennie 2017-2027.

« L’effort de la nation est de plus en plus concentré sur les plus âgés », observent les auteurs de la note, Marine Boisson-Cohen et Pierre-Yves Cusset. Ainsi, en faisant la somme des dépenses de protection sociale et d’éducation, les plus de 60 ans recevaient 17,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2011 contre 11 % en 1979, soit une augmentation de 6 points, alors que dans le même temps les dépenses consacrées aux moins de 25 ans sont passées de 8,5 % à 8 %.

Certes, l’évolution démographique – le vieillissement de la population – en est pour partie responsable. Cependant, si l’on prend en compte ces dépenses rapportées au PIB par tête, celles-ci ont augmenté de 10 points chez les plus de 60 ans, de 8 points pour les 18-24 ans, de 4 points pour les 25-29 ans et de 2 points pour les moins de 18 ans.

« La concentration accrue des dépenses publiques résulte également d’un choix – au moins implicite – d’allocation des ressources publiques », en concluent les auteurs. Ils font observer qu’entre 1995 et 2010 les dépenses d’éducation ont progressé moins rapidement en France qu’en moyenne dans les vingt-trois pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) : + 16 % en France pour les dépenses d’enseignement supérieur contre + 50 % en moyenne dans l’OCDE ; + 5 %, contre + 10 %, pour les dépenses par élève dans l’enseignement primaire et secondaire.

 

Les politiques publiques favorisent les plus vieux

Difficultés d’accès à l’emploi

France Stratégie note toutefois que la dégradation de la situation des jeunes est « relative ». C’est-à-dire que « leur sort continue de s’améliorer par rapport à celui des générations précédentes [consommation et revenus supérieurs à ceux de leurs parents au même âge, plus hauts niveaux de qualification, espérance de vie plus élevée], mais il se dégrade par rapport à celui des seniors ».

Si la pauvreté a longtemps touché davantage les personnes âgées que les jeunes, la situation s’est aujourd’hui inversée. Le patrimoine est également de plus en plus concentré entre les mains des plus âgés.

Le « modèle social » français présente plusieurs caractéristiques. « L’accompagnement des transitions vers l’âge adulte reste principalement du ressort des solidarités familiales, l’accès des jeunes à l’indépendance économique est tardif et fragmenté, les relations sur le marché du travail et dans l’entreprise sont plus favorables aux travailleurs en place qu’aux nouveaux entrants »souligne la note. Or« si l’accompagnement de l’entrée dans l’âge adulte est laissé aux familles, cela favorise la perpétuation des inégalités sociales », ajoutent les auteurs.

Le risque majeur réside dans les difficultés d’accès à l’emploi. Entre 1978 et 2014, le taux de chômage dans les quatre ans suivant la sortie de la formation initiale est passé de 12 % à 20 %. Parmi les 15-24 ans en emploi, trois sur dix seulement bénéficient d’un contrat à durée indéterminée à temps plein. Les jeunes « font office de variable d’ajustement d’un marché du travail dualisé », constatent les auteurs.

L’étude de France Stratégie met l’accent sur le fait que « les politiques publiques n’ont qu’imparfaitement intégré l’émergence du “nouvel âge de la vie” que constitue la jeunesse »« Le renforcement des protections traditionnelles (…) a laissé de côté un nombre croissant de jeunes en situation précaire sur le marché du travail, voire en “galère”, poursuit-elle. Mal pris en charge par un système fondé sur une double assise familiale et professionnelle, les jeunes sont écartés de la protection sociale de droit commun. »

« On n’a pas couvert les nouveaux risques associés à la transition vers l’âge adulte », insiste Marine Boisson-Cohen, l’une des deux auteurs de la note. Cette dégradation de la situation relative des jeunes s’expliquant à la fois par des mutations et des chocs économiques et par l’effet des politiques publiques. Le modèle français, plus que d’autres, tendrait à limiter les inégalités de revenu mais en laissant prospérer des inégalités d’accès à l’emploi, à l’assurance contre la perte de revenu, au logement et au crédit.

Les politiques publiques favorisent les plus vieux

Taxer les plus vieux et les plus aisés

France Stratégie met en cause « l’inertie d’un modèle social centré sur la couverture de risques concernant principalement les plus âgés ». Et s’interroge : est-ce que ces arbitrages ne pourraient pas « s’expliquer par un problème de représentation et de prise en compte des intérêts de la jeunesse, lié à la participation électorale et à l’âge des élus et des électeurs » ? Une question des plus sensibles.

François Hollande, avait basé une grande partie de sa campagne présidentielle sur la priorité donnée aux jeunes. Force est de constater que, sur le plan des politiques publiques, il n’y a pas eu, fondamentalement, de changement de paradigme.

Pour poser les enjeux de la décennie à venir, France Stratégie soulève trois approches.

- Quels principes de justice ? « L’approche intergénérationnelle ne doit pas occulter le maintien d’inégalités fortes au sein des classes d’âge. C’est vrai pour les retraités, mais plus encore pour les jeunes, notent les auteurs. Ce qui suscite une interrogation : l’effort de rééquilibrage doit-il porter sur les jeunes pris dans leur ensemble ou sur ceux qui sont issus d’un milieu social défavorisé ou sont privés de soutien parental ? »

- Quel ciblage ? Faut-il privilégier des dispositifs ciblés sur les jeunes ou viser leur accès aux politiques de droit commun ?

- Dans l’hypothèse d’un rééquilibrage des transferts publics des âgés vers les jeunes et les actifs, quels leviers et, notamment, quel financement ? « Une plus grande mise à contribution des plus âgés peut passer par une réduction des différences de taxation selon l’âge dans le système actuel sans en modifier la structure », peut-on lire dans la note.

En clair, il faudrait réduire, voire supprimer, les modulations de taux de CSG qui pèsent sur les revenus salariaux et les pensions. Ils évoquent aussi « une réforme plus profonde visant à transférer le financement des dépenses sociales du travail vers d’autres assiettes détenues par les plus âgés (ensemble des revenus, patrimoines) ». En effet, on observe non seulement une concentration de plus en plus forte du patrimoine et des revenus financiers chez les plus âgés mais, parmi ceux-ci, une tendance à la concentration parmi les plus aisés.

Bref, France Stratégie suggère ni plus ni moins de taxer les plus vieux et les plus aisés pour aider les plus jeunes et les plus défavorisés. Pas sûr que les candidats se bousculent au portillon pour en faire leur programme de campagne.

 Patrick Roger 
Journaliste au MONDE | 31.03.2016

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/03/31/les-politiques-publiques-ont-oublie-les-jeunes_4892740_823448.html#OOeVpkCMeLBDz20y.99

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 09:00

Le Sénat adopte sans difficulté le projet de loi Vieillissement et apporte d'ultimes aménagements

Le Sénat a adopté à son tour, le 19 mars, le projet de loi relatif à l'adaptation de la société au vieillissement, déjà adopté par l'Assemblée nationale le 17 septembre dernier. A l'issue d'un débat très consensuel, le vote a été acquis par 178 voix pour et aucune contre, les groupes UMP et CRC s'étant abstenus, tandis que les groupes socialistes, UDI, RDSE et écologiste se prononçaient en faveur du texte. Contrairement aux deux premières, cette dernière journée d'examen du texte n'a pas donné lieu à l'adoption d'amendements majeurs. Quelques-uns méritent néanmoins d'être évoqués.

- Le déploiement des Cpom facilité

Ainsi, un amendement du gouvernement (n°168, article 40) intègre l'évolution des loyers - et non plus seulement celle des coûts de la construction - dans les éléments pris en compte pour fixer par arrêté l'évolution annuelle des tarifs socles et des prix des autres prestations d'hébergement dans les Ehpad privés.

Un autre amendement (n°229 rect., article additionnel après l'art. 40) facilite le déploiement des contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens (Cpom) dans les Ehpad, en prévoyant notamment la possibilité d'un Cpom unique lorsqu'un même organisme gère plusieurs établissements dans un même département.

De son côté, le gouvernement a fait adopter un amendement (n°169, art. additionnel après l'art. 40) qui remplace par des sanctions administratives les sanctions pénales prévues en cas d'infraction aux obligations de contrat et d'évolution des prix. Selon l'exposé des motifs, "les sanctions administratives, respectueuses des principes du contradictoire et des droits de la défense, semblent plus adaptées que les sanctions pénales pour réprimer des manquements ponctuels".

- Champ de compétence des agents des ARS et régularisation des structures sans autorisation

Egalement présenté par le gouvernement, un amendement (n°170, art. additionnel après l'art. 44) autorise les agents des services déconcentrés de l'Etat et ceux des agences régionales de santé (ARS) à intervenir en dehors de la circonscription de leur autorité de rattachement. Jusqu'à présent, il ne leur est pas possible - sauf intervention de l'Inspection générale des affaires sociales - de procéder à un contrôle global d'organismes exerçant dans plusieurs circonscriptions, ni de mutualiser des missions.

Un autre amendement du gouvernement (n°174, art. additionnel après l'art. 45 bis) règle le cas du "nombre important de structures sociales et médicosociales [qui] fonctionnent aujourd'hui sans l'autorisation prévue à l'article L.313-1 du Code de l'action sociale et des familles [CASF], alors qu'elles sont habilitées à l'aide sociale ou autorisées à délivrer des soins aux assurés sociaux [...]". Il s'agit principalement d'établissements et de services créés avant que le régime de l'autorisation ne leur soit applicable et maintenus sous le régime d'une simple déclaration par l'article 34 de la loi du 30 juin 1975. S'ajoutent à ces cas de figure les structures qui mettent directement en œuvre les mesures d'investigation ou d'assistance éducative ordonnées par l'autorité judiciaire et les foyers de jeunes travailleurs (FJT). L'amendement fait en sorte que ces établissements sont "réputés autorisés", puis les soumet au droit commun pour les futurs renouvellements.

- Les crédits de la CNSA réservés aux personnes âgées et aux handicapés

Le groupe socialiste et la commission des affaires sociales ont fait, pour leur part, adopter - contre l'avis du gouvernement - deux amendements (n°25 et n°291, art. 45 ter) qui "enfoncent le clou" sur l'affectation des crédits de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Ils précisent en effet que ces crédits sont destinés aux établissements et services mentionnés au 6° et 7° du I de l'article L. 312-1 du Casf. Ce renvoi - en lieu et place d'une référence globale à l'article L.312-1 - exclut de fait la possibilité de financer les autres structures mentionnées dans cet article (CHRS, Cada, foyers de l'enfance, établissements de la PJJ…).

Appliquant une annonce de la conférence nationale du handicap du 11 décembre dernier, un amendement du gouvernement (n°179, art. 51) prévoit que les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) doivent utiliser un système d'information commun, "interopérable" non seulement avec ceux des départements et de la CNSA, mais aussi - aux termes de l'amendement - avec ceux des CAF, qui gèrent notamment l'AAH (allocation aux adultes handicapés).

- Départements : un recours possible sur les assurances vie ?

Le groupe UMP a fait adopter - contre l'avis du gouvernement - un amendement (n°46 rect., art. additionnel avant l'art. 55) qui donne aux départements la possibilité d'exercer un recours "contre le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie [...], lorsque le contrat d'assurance-vie est intervenu postérieurement à la demande d'aide sociale ou dans les dix ans qui ont précédé cette demande". Selon les explications de Laurence Rossignol, l'opposition du gouvernement n'est pas de principe, mais se base sur la nature du contrat d'assurance vie, qui "est fondé sur la stipulation pour autrui, le souscripteur conservant un droit de rachat. Il ne constitue donc pas un patrimoine du bénéficiaire". Le gouvernement estime, par conséquent, avoir besoin d'une concertation et d'une étude d'impact avant toute décision sur ce point.

Un amendement du rapporteur de la commission des affaires économiques (n°6 rect., art. 61 bis) précise l'application des nouvelles règles applicables aux résidences-services. L'exposé des motifs fait en effet valoir qu'"imposer de nouvelles règles aux résidences-services de première génération qui ne connaissent pas de difficultés de fonctionnement pourrait déstabiliser ces dernières".

- Un coup de pouce de 26 millions d'euros pour l'aide à domicile

Un amendement du gouvernement (n°194, art. additionnel après l'art.63) - qualifié par Laurence Rossignol de "très important" et "très attendu par les salariés du secteur" - affecte 3,75% du produit pour 2015 de la Casa (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie) à la branche de l'aide à domicile, afin de compenser le coût de l'avenant qui a revalorisé le point d'indice. La somme ainsi affectée représente 25,65 millions d'euros.

Enfin, un dernier amendement du gouvernement (n°195, art. additionnel après l'art. 65) prolonge d'une année la durée de validité des conventions d'appui à la qualité de service, dans l'attente de la signature des nouvelles conventions entre la CNSA et les départements. Laurence Rossignol a en effet rappelé que "le versement des concours 2016 aux départements au titre de la conférence des financeurs ne saurait être subordonné à la signature de ces conventions".

Jean-Noël Escudié / PCA publié Publié le lundi 23 mars 2015 par Localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250268647746

 

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 08:59
Suisse : des cellules aménagées pour détenus seniors

Suisse : des cellules aménagées dans une prison pour accueillir les détenus seniors

Dans un monde qui vieillit, les prisonniers vieillissent eux-aussi. Normal. Ce qui entraine, et surtout, ce qui va entrainer dans les années à venir une nécessaire adaptation des prisons afin de pouvoir continuer à accueillir des détenus de plus en plus âgés. C’est justement ce que vient d’annoncer le Canton de Genève qui planifie l’aménagement de 45 places pour prisonniers seniors.

C’est une véritable tendance dans l’univers carcéral depuis une petite dizaine d’années. Les prisonniers vieillissent et les prisons doivent s’adapter. C’est vrai en Suisse, mais c’est aussi vrai au Japon, en France, aux Etats-Unis, etc. Bref, dans tous les pays aux populations de plus en plus âgées.

Par exemple, le nombre de personnes âgées incarcérées dans les prisons helvétiques a doublé entre 2003 et 2013, passant de 99 à 196. Et ce n’est qu’un début… Au Japon, les quelques soixante-dix centres pénitenciers ont du se transformer pour répondre aux nouveaux besoins de ces détenus âgés. Certains sont maintenant équipés de rampes pour les fauteuils roulants, de poignées dans les salles de bains et disposent d’infirmières spécialement formées qui aident les prisonniers à prendre leurs repas.

Dans ce contexte, le canton de Genève vient d’annoncer la programmation de 45 places spécialement aménagées pour les besoins des prisonniers seniors. Ce qui représente 10% de la capacité de la nouvelle prison genevoise des Dardelles. Ces 45 places seront réparties dans trois quartiers pénitenciers spécifiques et seront réservés à des détenus plus âgés confrontés à des problèmes médicaux et/ou des soucis de mobilité.

Dans des prisons déjà largement surpeuplées et souvent obsolètes, la hausse du nombre d’aînés incarcérés (purgeant de longues peines ou criminels seniors) constitue un véritable défi pour les établissements pénitentiaires (adaptation des locaux, prise en charge spécifique des prisonniers vieillissants, détenus atteints de pathologies lourdes, etc.)

Publié par Senioractus le Jeudi 12 Février 2015

http://www.senioractu.com/Suisse-des-cellules-amenagees-dans-une-prison-pour-accueillir-les-detenus-seniors_a17716.html

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