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  • : OR GRIS : Seniors acteurs des territoires, dans une société pour tous les âges
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  • : Blog de l’association Or Gris (cf. page) : diffuse des initiatives de retraités sont "acteurs", des informations sur le vieillissement et le vivre inter âge (cf. catégories). planodile@orange.fr
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 08:28

Berne : Scène insolite ce matin devant la banque nationale suisse: une mamie de 86 ans a été interpellée pour avoir apposé un graffiti «L'argent pour les armes tue» sur la devanture de l'établissement.

Durant une récolte de signatures pacifiste (en vue d'obtenir l'interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre) du Groupe pour une Suisse sans armée, le petit bout de femme a inscrit en tremblotant, avec une bombe de peinture à la craie : L'argent pour les armes tue.

Le lancement de l'initiative a commencé tôt mardi par l'action d'une des membres du comité.GSsA Agée de 86 ans, Louise Schneider a inscrit, en tremblotant, "L'argent pour les armes tue" sur les panneaux entourant la BNS.

La police a procédé rapidement et sans heurts à l'interpellation de la mamie tagueuse. Son sourire n'a pas eu vraiment d'effet sur la maréchaussée, pressée d'en finir avec cette vandale du 4ème âge devant les caméras et les appareils photos des militants.

http://www.allcityblog.fr/130729-une-tagueuse-de-86-ans-arretee-par-la-police-suisse/

La valeur résiste au nombre des années

Toutes les explications: http://bit.ly/BNS_armes

Une mamie de 86 ans  interpellée pour avoir apposé un graffiti «L'argent pour les armes tue» sur la Banque Nationale Suisse.
Une mamie de 86 ans  interpellée pour avoir apposé un graffiti «L'argent pour les armes tue» sur la Banque Nationale Suisse.

Explications sur l'Initiative du GSsA contre le commerce de guerre

La Suisse ne devrait plus être complice du commerce de guerre. Le Groupe pour une Suisse sans armée veut interdire le financement des producteurs de matériel de guerre par la place financière helvétique. Il a lancé mardi une initiative en ce sens.

Chaque année, armes et matériel militaire sont vendus pour plus de 400 millions de dollars dans le monde, a déclaré devant la presse à Berne Luzian Franzini, membre du comité d'initiative et co-président des Jeunes Verts.

Etant l'une des places financières les plus importantes du monde, la Suisse participe à ce commerce. Cela la rend complice des guerres actuelles qui font des millions d'exilés chaque année. Les acteurs helvétiques de la finance investissent dans des fonds qui intègrent des producteurs de matériel de guerre, affirme le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA).

Et de citer en exemple la Banque nationale suisse (BNS) qui a, en 2016, investi 800 millions de dollars auprès de producteurs américains d'armes nucléaires. Egalement dans le viseur des initiants, le fonds de compensation AVS et les 1800 caisses de pensions aux gros bénéfices à réinvestir.

"Nos fonds d'épargne et de pension à tous investissent dans l'industrie opaque, non transparente et corrompue des armes, sans que nous ne puissions empêcher cela", a argué Luzian Franzini. Les citoyens suisses doivent savoir comment leur argent est utilisé.

 

Incompatible avec la neutralité

Autre argument du GSsA: la neutralité et la tradition humanitaire de la Suisse, incompatibles avec le financement d'armes de guerre. Le pays jouant un rôle de médiateur de conflits, il est vraiment cynique de vouloir empêcher les guerres dans le monde tout en participant à leur financement, a souligné Angelo Barrile (PS/ZH).

L'initiative veut combler des "lacunes considérables" dans la législation actuelle, a pour sa part avancé Lisa Mazzone (Verts/GE). Bien que la loi fédérale sur le matériel de guerre interdise le financement direct et indirect de matériels de guerre prohibés, il est facile de réaliser des financements indirects. L'écologiste évoque un "laxisme" à "l'odeur de sang".

Le financement indirect n'est pas considéré comme une infraction tant qu'il n'y a pas volonté de contourner le financement direct, explique la Genevoise. Ce qui est pratiquement impossible à prouver pour les autorités pénales. Autre lacune, la loi n'interdit pas le financement du matériel de guerre conventionnel.

 

Berne invitée à agir

Concrètement, le texte veut interdire à la BNS, aux fondations et aux institutions de la prévoyance publique et de la prévoyance professionnelle d'investir dans l'industrie d'armement. Et ce qu'elle soit basée en Suisse ou à l'étranger.

L'octroi d'un crédit, d'un prêt, d'une donation à une entreprise dont plus de 5% du chiffre d'affaires vient de la production de matériel de guerre serait interdit. Idem de la prise de participation et l'acquisition de titres émis par l'industrie de l'armement.

Les banques et assurances ne sont pas concernées, mais la Confédération s'engage à mettre en place des conditions similaires pour celles-ci aussi bien en Suisse qu'à l'étranger.

Les équipements de déminage humanitaire, les armes de chasse et de sport (dont les munitions) ne sont pas considérés comme matériel de guerre.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 10:12

 

Après ses études de droit et de langues étrangères, Anne prend la tête du service "chasse et pêche" au sein de la compagnie des wagons-lits et accompagne des touristes à l’étranger dans le cadre de voyages thématiques. Elle poursuit sa carrière dans le secteur de la communication, puis s’arrête après son mariage. Avec son mari, ils décident alors d’acheter une ancienne bâtisse en Normandie. Après de gros travaux de rénovation, Anne ouvre ses jardins privés au public et récolte des fonds qu’elle reverse à des hôpitaux. Une activité qu’elle exercera durant dix-huit ans avant de revendre sa propriété pour une plus modeste.

Sa vie à la retraite

Passionnée par les jardins depuis l’enfance, Anne n’hésite pas une seconde lorsqu’un ami la sollicite en 2004 pour créer des jardins thérapeutiques. Ils sont peu répandus en France. Convaincue de leurs bienfaits sur les malades, elle y voit l’occasion de rester active, se lance dans le projet et créé l’association Jardins et santé. Le but : permettre à des structures hospitalières de mettre en place des jardins au sein de leur établissement pour adoucir la vie des patients et les relier au « vivant ». Ce qui lui plaît dans cette activité : apporter du bien-être à des personnes qui en ont besoin et rencontrer des soignants dévoués.

 

Publié par Notre temps du 27 février 2017

Voir l'article et la video : http://www.notretemps.com/premier-jour-nouvelle-vie/portraits-n/anne-la-sante-par-le-jardinage,i133000

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 09:22

Dans une période où les liens sociaux se distendent, où l’on parle de perte de repères, de repli sur soi, de jeunes startupeurs développent des idées pour mieux vivre ensemble. Voici quelques portraits de cette génération audacieuse qui fait renaître le savoir faire des anciens.

L’audace d’entreprendre

Selon l’APCE, en 2015, 45 % des jeunes âgés de 18 à 34 ans souhaitent créer ou reprendre une entreprise et 25 % des créateurs d’entreprise sont âgés de moins de 30 ans. En 10 ans, le nombre de créations par les jeunes a quasiment triplé. Il est évident que l’envie d’entreprendre se développe au sein des plus jeunes et qu’ils osent ensuite créer leur start up. Certains, peut-être un peu plus téméraires, se lancent dans des projets d’entreprenariat social liés à des actions intergénérationnelles. Ainsi, ces jeunes âgés de moins de 30 ans s’attachent à leur manière à participer au changement de la société, à retisser du lien entre les générations, à s’appuyer sur le savoir faire et les compétences des anciens, si souvent délaissés. Valorisation du tricot par Gang de Grand-Mères, de la cuisine avec Mamie Régale, voire des compétences avec Seniors Expertises. De plus en plus d’entreprises se créent par la Génération Y afin de mettre en avant l’expertise des seniors et l’intergénération.

Des apports réciproques

Face au constat que peu d’espaces sont dédiés à des moments de rencontre avec les seniors, des jeunes décident de recréer des temps de partage. Bien souvent, ces entrepreneurs ont entretenu des liens forts avec leurs grands-parents et se rendent compte de l’importance des plus âgés dans leur vie. Pour Alexandre Dubail de Seniors Expertises, « ce sont des personnes qui se sont occupées de nous quand on était jeune ». Ces relations ont au fur et à mesure évolué et aujourd’hui, la transmission de savoirs se réalise dans les deux sens et non plus uniquement des anciens vers les jeunes. Kylia Claude de Mamie Régale souligne qu’ « on apprend des uns des autres, les mamies restent dans le coup, cela leur donne une activité et cela nous apporte beaucoup de choses humainement ». Hugo Camusso de Gang de Grand-Mères rapporte également qu’« on passe des moments ensemble, leur vie est plus fun, elles ont des choses à m’apprendre et je leur apprends des choses à mon niveau ».

Se rencontrer pour se connaître

Entreprendre auprès des seniors, ce n’est pas de prime abord si simple. En tant qu’entrepreneur disruptif, on peut s’imaginer une réalité et donc agir sans se confronter au public. Or, il est nécessaire de bien appréhender les seniors pour développer une action auprès d’eux ou avec eux. Kylia Claude de Mamie Régale le précise : « Tout ce qu’on avait modélisé, on n’a quasiment rien gardé. On n’avait aucune idée de la psychologie des seniors et en allant au contact du public, on a découvert tout un univers ». Quels sont alors les conseils à retenir ? Au regard de l’expérience des trois entrepreneurs, il serait nécessaire de proposer et de ne pas imposer, d’aller sur le terrain, d’être à l’écoute, patient, de discuter avec les seniors, de comprendre ce qu’ils attendent, voire même de les impliquer dans le processus de création entrepreneuriale. Au final, tout simplement, se rencontrer pour mieux se connaître.

 

Portraits de start up :

Gang de Grand-Mères : Hugo Camusso, 26 ans, a créé une ligne d’accessoires de mode, entièrement fabriqués et tricotés à la main par des Grand-Mères Françaises, âgées de 69 à 82 ans, alias « le Gang » ! En faisant un pied de nez aux craintes du tricot démodé, Gang de Grand-Mères met en avant le fun, la mode, la valeur du produit, le côté minimaliste et épuré du tricot et réhabilite les produis faits mains made in France: gangdegrandmeres.fr/fr/content/4-histoire-gang-de-grand-meres-made-in-france

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/le-gang-des-grand-meres-tricote-du-made-gard-1476818610

Senior Expertise : Alexandre Dubail, 25 ans, et Benoît de Mijolla ont développé une plateforme collaborative qui valorise l’expérience des seniors. Leur objectif est de créer un espace permettant de mettre en relation des personnes de plus de 50 ans, retraitées ou non, avec des personnes ou entreprises ayant besoin de leurs expertises. C’est un projet d’entraide et de partage intergénérationnel dépassant le simple réseau numérique. http://www.seniors-expertises.com

Mamie Régale : En 2015, Coline Dejean, 25 ans, et Kylia Claude, 24 ans, ont décidé de proposer un site de mise en relation entre particuliers dans le cadre de la livraison de repas pour le déjeuner. Il met en relation des retraités passionnés de cuisine, âgés de 61 à 90 ans, avec des salariés qui n’ont pas le temps de se faire à manger. Ce service est construit autour de valeurs fortes telles que la solidarité, la transmission ou encore le partage : http://www.mamie-regale.fr

Or Gris ajoute à la liste son projet préféré :

Les talents d'Alphonse : https://www.lestalentsdalphonse.comdont Or Gris a déjà parlé et avec qui nous travaillons http://www.or-gris.org/2016/03/les-talents-d-alphonse.html

publié dans WoMen 'up le 4 nov. 20016 :

http://network-womenup.com/audacieux-de-lintergeneration

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 09:00

L'Insee vient de publier un quatre pages de repères sur le monde associatif. Les données portent sur 2013 et sont issues de la vaste enquête réalisée fin 2014 par l'Insee auprès de 34.400 associations.

Ces associations sont avant tout des acteurs locaux : 42% d'entre elles interviennent à l'échelle d'un immeuble, d'un quartier ou d'une commune, 27% sont actives au niveau intercommunal, 14% au niveau départemental et 17% au niveau régional ou suprarégional.

    12% des associations ont des salariés, souvent un ou deux

"Neuf associations sur dix fonctionnent sans salarié", titre la publication. Plus exactement, sur les 1,3 million d'associations actives en 2013, 161.000 employaient des salariés, soit 12% du total. La présence de salariés est fortement liée au domaine d'activité. Ainsi 83% des 5.100 associations d'hébergement social ou médico-social en comptent. Les associations employeuses sont relativement nombreuses dans l'action sociale, l'enseignement et la gestion de services économiques (entre 20 et 30%).

Dans d'autres domaines, comme le sport et les loisirs, les associations pèsent relativement moins lourd – respectivement 12% et 4% - mais sur des effectifs plus importants – respectivement 307.500 et 281.300 associations.

Plus de la moitié des associations employeuses ont seulement un ou deux salariés. "Au total, fin 2013, les associations s'appuient sur 1,9 million d'emplois salariés, un même salarié pouvant occuper plusieurs emplois." Là encore, le nombre d'emplois est lié au domaine d'activité. L'action sociale, l'hébergement social et médico-social et la santé regroupent ensemble 60% des emplois salariés, "alors qu'ils ne représentent que 21% des associations employeuses". La moitié des emplois associatifs sont à temps partiel, le recours au temps partiel atteignant 70% dans les domaines du sport et de la culture.

    23 millions de participations bénévoles dans des associations en 2013

En dehors de leurs salariés, 4% des associations "recourent à des intérimaires ou des volontaires du service civique" – cette catégorie commune est étonnante, les intérimaires pouvant davantage être associés aux salariés et les volontaires du service civique aux bénévoles. En outre, 17% des associations s'appuient sur "d'autres travailleurs comme des stagiaires" et "13% bénéficient de personnels mis à disposition par d'autres organismes publics ou privés", en particulier dans les secteurs de l'enseignement et de la formation.

Surtout, "la quasi-totalité des associations recourt au bénévolat". 23 millions de "participations bénévoles" étaient recensées en 2013, "dont 21% dans les associations employeuses". En tout, "le nombre d'heures bénévoles correspondrait à 467.000 emplois en équivalent temps plein dans les associations non employeuses et 213.000 dans les associations employeuses, soit 15% du volume de travail des salariés de ces dernières". Ce sont les associations sportives qui s'appuient le plus sur des bénévoles.

    La première ressource des associations : les recettes d'activités privées

En 2013, les ressources des associations s'élevaient à 104 milliards d'euros et étaient, sans surprise, concentrées à hauteur de 90% dans les associations employeuses. "Les structures budgétaires diffèrent fortement selon que l'association est employeuse ou non." En effet, "les cotisations des adhérents ne contribuent que pour 8% au budget des associations employeuses, mais pour 35% à celui des non-employeuses". A l'inverse, "pour les recettes d'activités publiques, ces proportions sont de 30% et 4%". Les associations employeuses reçoivent également davantage de subventions publiques que les non employeuses, mais moins de dons privés. Toutefois, avec ou sans salarié, les associations ont pour première ressource les recettes d'activités privées (autour de 33% de leur budget).

Le volume et la structure de ces ressources varient cependant aussi selon les secteurs. Les trois domaines employant le plus de salariés - l'hébergement social ou médico-social, la santé et l'action sociale – détiennent la moitié des ressources associatives. Et "leur premier mode de financement provient de recettes d'activités publiques (respectivement 61%, 47% et 36%)".

Alors que les associations culturelles vivent d'abord des subventions publiques, les associations de gestion et de services économiques et les associations de loisirs sont financées pour moitié par des recettes d'activités privées. Les associations sportives et de défense de causes comptent à la fois sur ces recettes d'activités privées et sur les cotisations de leurs adhérents.

Caroline MeggléPublié par localtis le vendredi 1 avril 2016

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250270551366&cid=1250270540561

tout le document avec le lien : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1587

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UN GUIDE DE LA SUBVENTION EST PARU

Le ministère en charge de la vie associative a récemment publié son "Guide d'usage de la subvention", http://www.associations.gouv.fr/Guidesubvention.html qui avait été annoncé par la circulaire de septembre 2015 du Premier ministre sur les relations entre pouvoirs publics et associations. Y figurent un rappel du cadre juridique, des "facteurs de réussite de la collaboration entre associations et collectivités" et des exemples de partenariats. Le guide ne concerne que les subventions de fonctionnement. 

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Complérez le dossier avec La 13ème édition de La France bénévole, qui pointe les changements depuis 2010 pour mieux accompagner associations et bénévoles Elle s’appuie sur deux enquêtes menées en 2016, avec des questions identiques déjà posées en 2010 :

- une enquête IFOP pour France Bénévolat et Recherches & Solidarités auprès de 3 156 personnes interrogées en janvier 2016, pour déterminer le pourcentage et le profil des bénévoles, parmi les Français ;

- une enquête Recherches & Solidarités : 6 667 bénévoles interrogés en mars – avril 2016, pour préciser et comprendre les comportements des bénévoles.

http://www.recherches-solidarites.org/media/uploads/la-france-benevole-2016.pdf

http://www.recherches-solidarites.org/etudes-thematiques/benevolat/

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 10:01

Les centenaires du 21ème siècle ne sont clairement plus les mêmes que ceux du 20ème... Certains entrent en politique, d’autres arrêtent de fumer par amour, passent des diplômes, pratiquent le yoga ou sont bénévoles dans une maison de retraite ! C’est le cas de Mary Cotter, 103 ans, qui vient en aide, bénévolement, aux résidents… âgés !

Avec Mary Potter c’est un peu le monde à l’envers ! En effet, âgée de 103 ans, cette centenaire encore très en forme est bénévole dans une maison de retraite de Montclair (New Jersey) aux Etats-Unis. Régulièrement, c’est elle qui sert les boissons (café, thé ou eau) à des résidents qui, pour la plupart, sont plus jeunes qu’elle ! A tel point, qu’elle a affectueusement été surnommée la « barmaid » (la serveuse).  

Elle a récemment célébré son 103ème anniversaire au sein de l’établissement pour lequel elle travaille cinq jours par semaine depuis 25 ans ! Et ce, quelque soit le temps ! Pour l’occasion, Mary Cotter avait revêtu le costume de Wonderwoman ! Le fait que cette vieille dame a toute d’une super-femme ! Malgré son âge avancé et son dos vouté, elle reste particulièrement alerte, parle bien, marche, etc.

Le secret de longévité de cette ancienne nageuse ? Rester active et être toujours occupée. Manifestement, ça fonctionne ! 

Publié le Mardi 27 Octobre 2015 Par Senior actus dans la rubrique Santé

http://www.senioractu.com/Mary-Cotter-une-centenaire-benevole-dans-une-maison-de-retraite-_a18456.html

Mary Cotter : une centenaire bénévole dans une maison de retraite !
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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 10:09

Suite aux attentats du 13 novembre à Paris, les cellules d'urgences médico-psychologiques mises en place partout en France ont requis l'appui de médecins retraités bénévoles au sein de l'association, "Les Transmetteurs".

Cette association, créée en 2005 par le Dr Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social, compte une centaine de médecins retraités. "Nous intervenons beaucoup sur des suicides devant témoins, raconte Brigitte. En mai 2013, avec Nicole Cabanel, nous avons été appelées en seconde ligne dans une école parisienne où un homme venait de se suicider sous les yeux d’une dizaine d’élèves. Il fallait leur parler et rassurer les familles, les enseignants…"

Après les attentats, des médecins retraités des Transmetteurs sont réquisitionnés depuis lundi 16 novembre. À pied d'œuvre dès les premières opérations, ils s'étaient préparés à intervenir en cas de catastrophe en participant notamment à des "exercices catastrophe"

Par exemple, le 21 mai 2014, l’hippodrome de Chartres a servi de décor à une de ces simulations, sur un scénario d'explosion chimique. L'occasion pour tous les personnels soignants  de vérifier l’efficacité des procédures. Sur place, nous avons suivi, trois médecins retraités: Guillaume, Nicole et Brigitte, des réservistes membres des "Transmetteurs"

"Il y a deux ans, j’avais participé à une simulation de crash aérien, avec un véritable avion au sol ! Ces exercices sont spectaculaires, car le réalisme fait partie de l’entraînement", commente Nicole Cabanel, en contemplant les 180 élèves infirmiers qui jonchent les gradins de l’hippodrome de Chartres, dans le rôle des victimes. "Je suis ici en tant que bénévole des Transmetteurs", précise cette ancienne anesthésiste-réanimatrice de 71 ans, qui se penche sur une fausse victime pour la réconforter. Sous les gestes experts de Nicole, la jeune femme couverte de maquillage rouge joue son rôle en décrivant ses douleurs. "Nous ne sommes pas dans le stress d’un réel danger de mort, reconnaît Nicole, mais l’organisation des secours, l’urgence de poser un diagnostic sont bien réelles. Nous savons que cette situation pourrait se produire et la survie de blessés graves dépendrait alors de l’efficacité de nos réactions à tous."

Le scénario imaginé pour cet exercice a de quoi faire frémir: ce jour-là, à 13 h 30, une prise d’otage sur l’hippodrome de Chartres dégénère en fusillade, occasionnant l’explosion d’une substance hautement toxique. Les secours, arrivés sur place vingt minutes après le drame, annoncent un bilan provisoire de 15 morts et 160 blessés.

"Ce scénario n’est pas de la science-fiction, il est étudié dans les services d’urgence, car il pourrait se produire", assène le Pr Pierre Carli, chef du service d’anesthésie-réanimation de Necker, à Paris, et président du Conseil national de l’urgence hospitalière (Cnuh), qui a organisé l’exercice avec le Dr Michel Nahon, du Samu de Paris. "On compte une trentaine d’exercices de ce type chaque année en France, explique ce dernier, mais seul le nôtre est à dimension universitaire. Cinquante étudiants en médecine y participent et sont notés."

Vue de près et en temps réel, l’organisation des secours démontre que notre système d’urgence est très performant. Elle permet aussi de mesurer à quel point le respect méticuleux de la procédure est décisif pour éviter la mauvaise gestion des soins. "Face à une crise, il faut prendre dix minutes pour décider qui commande et où installer les zones de soins, confirme Suzanne Tartière, médecin au Samu et vice-présidente des Transmetteurs. Quand le Samu est arrivé sur place après le déraillement de Brétigny-sur-Orge, en juillet 2013, nous avons tout de suite désigné les commandements et installé le poste médical avancé (PMA), qui trie les blessés et les envoie dans des zones différentes selon la gravité de leur état." Les secours dits de première ligne gèrent ce plan et dispensent les soins. "Mais l’état d’un blessé apparemment léger peut se dégrader, explique Brigitte Hermet, ancienne généraliste de 71 ans, en charge chez les Transmetteurs des urgences médico-psychologiques. Il faut donc aussi du personnel qualifié pour maintenir une surveillance et un dialogue constants: les Transmetteurs participent à ce travail dit de seconde ligne."

Florence Monteil, publié dans Notre temps le 16 novembre 2015

http://www.notretemps.com/sante/exercice-preparation-attentats-paris-urgence-medecin-retraite-requisition,i99014

TEMOIGNAGE

"J’ai envie de transmettre ce que j’ai appris" Dr Catherine Roche

Médecin du travail à la retraite, membre de l'Association Les Transmetteurs

« Mon métier m’a passionnée... » Catherine Roche reconnaît pourtant qu’au départ, le choix de la médecine du travail n’en était pas un : « Je venais de me marier, j’attendais un enfant et n’avais pas envie de sacri er ma vie familiale. Finalement, j’ai exercé cette spécialité avec enthousiasme" Le Docteur Roche s'est fortement investi dans la prise en charged'un probléme de santé publique qui, avant les années 1980, préoccupait peu les médecins : la souffrance mentale au travail. « C’était alors le début des emplois précaires », précise-t-elle. Cela l’a aidée à aiguiser ses capacités d’écoute et à vouloir les améliorer. « En 1993, j’ai suivi une formation à l’écoute qui a transformé mon approche du métier. Souvent, quand on est jeune médecin, on croit tout savoir des autres. Là, j’ai appris la modestie. On ne sait rien d’emblée, parce que chaque personne a son histoire et sa façon de réagir.
Le meilleur moyen de savoir un peu et de comprendre, c’est d’écouter vraiment la personne, en partant de zéro... »
En septembre 2006, lorsque Catherine Roche prend sa retraite, elle souhaite que tout ce qu’elle a appris ne soit pas perdu. Elle a envie de donner un peu de ce qu’elle a reçu. Reste à trouver le cadre.« Je suis tombée sur une documentation présentant l’association fondée par Xavier Emmanuelli, Les Transmetteurs, qui répondait très exactement à ce que je recherchais. »
Son principe : les médecins retraités ont des compétences et une expérience qu’il serait dommage de ne pas utiliser. Elles peuvent être précieuses en cas de crise sanitaire, par exemple.
« J’ai suivi des miniformations pour acquérir des gestes techniques et méthodologiques dont je n’avais pas la pratique dans mon exercice passé. Cela devrait me permettre de me rendre utile... »
Les Transmetteurs souhaitent également former des jeunes aux métiers de proximité du secteur médico-social. « Il s’agit de transmettre quelque chose sur le savoir-être (plus que sur le savoir- faire) aux jeunes qui vont se diriger vers les nouveaux métiers
d’aide à la personne (personnes handicapés, âgées, atteintes de la maladie d’Alzheimer, en déshérence, etc.) », conclut Catherine Roche. Retraitée, certes, mais pas en retrait.

https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/cn_bulletin/odm%20nov%202008%20complet.pdf

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 08:37

VENEZ TISSER LE FIL D'ARGENT...

"Qu'est ce que le vieillissement actif et comment le faire vivre?

Maturescence vous invite à un forum ouvert à Vannes le 22 avril

     Un constat

Une récente étude sur la vie active des seniors nous a convaincus de la nécessité et de l'urgence de proposer des pistes d'action pour rechercher des solutions aux situations de marginalisation, voire d'exclusion, de ceux dont le seul tort est d'avoir vieilli trop tôt et trop vite...

L'écart que nous avons constaté entre l' aspiration des seniors à une activité  socialement utile et gratifiante pour eux, d'un côté, et l'offre généralement inadaptée que leur propose l'organisation actuelle de la société nous fait un devoir impérieux d'agir. Même si la situation présente des différences significatives entre hommes et femmes, entre ruraux et urbains, entre les expériences liées à la variété des parcours personnels, la place et le rôle du senior (voire de la senioresse) dans la vie économique et sociale doivent être reconsidérés à la lumière des mutations que nous vivons aujourd'hui.

    Une volonté

Un petit groupe s'est constitué autour de cette nécessité de tisser une nouvelle trame inter-générationnelle et inter-culturelle pour  contribuer à créer une nouvelle toile de fond de notre société qui permette à chacun - et notamment aux seniors - de mettre en valeur ses talents et et de manifester sa solidarité.

C'est ce Fil d'Argent  que nous voulons renforcer à travers la réponse à cette question :

"Qu'est ce que le vieillissement actif et comment le faire vivre?

     Une invitation

Nous organisons un forum ouvert sur ce thème et nous souhaiterions vivement que vous acceptiez d'y participer. Au delà d'une réflexion générale sur le thème, où toutes les perceptions et réactions sont naturellement utiles, nous envisagerons des pistes concrètes d'actions (contenus, cadres, modalités...) avec les méthodes de diffusion qui permettraient de faire de cette initiative un exemple "en vraie grandeur" de contribution effective à une véritable innovation sociale.

     Un programme

Le 22 avril

*       13h30 Ouverture des portes

*       14h Début de l'atelier

*       Animation de l'atelier : méthode du FORUM OUVERT

*       18h Fin de l'atelier

     Un lieu de rencontre

23 rue Jean Bleuzen, 92170 VANVES ; Métro Ligne 13, Malakoff - Plateau de Vanves

Entrée : Gratuit (apportez de quoi grignoter, nous vous ferons le café/thé)

Pour celles et ceux qui veulent plus d'info...joignez Nicole Raoult, 06 82 68 63 69

    Maturescence est un laboratoire d'idées qui rassemble des porteurs de projets novateurs en réponse aux questions d'actualité sociale : http://www.maturescence.fr
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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 08:29

Retraite, un temps pour l'engagement

Les retraités représentent la première force associative du pays. Ils revendiquent des manières plus actives et citoyennes de vivre le troisième âge.

« La retraite, c’est un changement de vie. Si on ne trouve pas des activités, on dépérit vite. » Ancien gendarme, Georges approche des 80 ans mais n’a rien du retraité pantouflard. Entre le club du troisième âge, la chorale, l’Union des gendarmes retraités et les médaillés militaires, il est impliqué dans pas moins de quatre associations. « Je sors, je vois des gens, ça me permet d’éviter de me retrouver seul ! », explique-t-il. Ils sont nombreux dans ce cas. Selon une étude de France Bénévolat publiée en 2013, 36 % des plus de 65 ans sont bénévoles dans une association (1). Un chiffre supérieur à la moyenne des Français (25 %), une implication plus assidue aussi qui n’est pas sans conséquence sur la vie associative : la moitié des structures bénévoles sont dirigées par des retraités. S’engager permet de rompre l’isolement mais aussi de se sentir plus utile. Les retraités trouvent une nouvelle place dans la société, s’inventant comme une seconde vie après la retraite professionnelle.

    La retraite n’est plus 
une mort sociale

La figure du retraité exclu de la vie sociale a vécu, note ainsi la sociologue Anne-Marie Guillemard, qui fut la première à mener une grande enquête sur les retraités français en 1992. À l’époque, notamment pour les classes sociales défavorisées, « la retraite renvoyait majoritairement à une mort sociale » avec « une modalité extrême d’exclusion sociale ».

Le constat est de moins en moins valable, ce qui a amené la sociologue à réactualiser son étude. Les conditions de vie à la retraite se sont améliorées, qu’il s’agisse de l’état de santé ou encore du montant des pensions. Les retraités, en particulier ceux qui appartiennent aux catégories sociales supérieures (cadres, professions intellectuelles, etc.), sont enclins à s’engager dans des activités et à avoir un réseau social diversifié. Anne-Marie, ex-commerciale de 76 ans, explique par exemple : « J’ai toujours aimé la peinture et la musique. Depuis que je suis à la retraite, j’assiste à des conférences sur l’histoire, l’art, etc. » Jean-Pierre, docteur en science politique et ancien cadre de la fonction publique, s’investit de son côté, bénévolement, dans une radio : « J’ai une chronique littéraire au sein d’une radio associative. La littérature est une passion que j’ai depuis toujours. »

Toutefois, la retraite n’est pas seulement le temps des loisirs et des passions jusque-là inassouvies : on voit de plus en plus de seniors désireux de s’investir dans des démarches associatives et citoyennes, constate A.M. Guillemard. Une nouvelle façon de vivre sa retraite.

Rester un citoyen à part entière peut passer par l’engagement associatif, mais aussi par l’acquisition de nouveaux savoirs utiles pour comprendre le monde. Cette tendance est visible, par exemple à travers la multiplication des universités du troisième âge. Ces organismes ouverts à tous proposent des ateliers, des conférences sur des thèmes variés : sciences sociales, art, psychologie… Inscrits depuis trois ans à l’Université du temps libre de Toulouse, Marie-Claude et Bernard suivent des cours très variés : « Nous venons trois ou quatre fois par semaine, explique ce couple de sexagénaires. Ce matin, il s’agissait d’une conférence sur le vieillissement. Nous assistons également aux cours sur la guitare jazz, l’art, la psychologie et nous avons participé aux ateliers d’écriture… »

    Les retraités innovent

Certes, tous les retraités n’ont pas une vie si active. L’étude de France Bénévolat déjà citée souligne que « ceux qui ont toujours eu plus ou moins l’habitude de l’engagement » n’ont « pas de problème à devenir bénévole », tandis que les personnes qui ont le sentiment d’être inutiles socialement se replient sur elles-mêmes et ne participent à aucune association.

En dépit de ces différences, la tendance se confirme : hommes ou femmes, les retraités actifs et engagés sont de plus en plus nombreux. À travers toutes leurs pratiques apparaissent en creux des revendications. Se former, s’informer, se mobiliser, s’engager sont autant de façons de refuser le modèle d’une retraite purement consommatoire. C’est aussi refuser le principe d’un âge de la vie voué au repos et au tricot, pour lequel l’enjeu essentiel serait de « meubler » les journées. En « restant dans la vie », note A.M. Guillemard, ces retraités innovent, inventent de nouvelles formes de travail libre, créent de nouveaux emplois du temps polychromes, où se mêlent loisirs, travail, famille, cité. Ils pourraient bien avoir à apprendre à toutes les générations.

Florine Galéron publié dans Sciences humaines-avril 2015 

Retraite, un temps pour l'engagement

Les retraités représentent la première force associative du pays. Ils revendiquent des manières plus actives et citoyennes de vivre le troisième âge.

« La retraite, c’est un changement de vie. Si on ne trouve pas des activités, on dépérit vite. » Ancien gendarme, Georges approche des 80 ans mais n’a rien du retraité pantouflard. Entre le club du troisième âge, la chorale, l’Union des gendarmes retraités et les médaillés militaires, il est impliqué dans pas moins de quatre associations. « Je sors, je vois des gens, ça me permet d’éviter de me retrouver seul ! », explique-t-il. Ils sont nombreux dans ce cas. Selon une étude de France Bénévolat publiée en 2013, 36 % des plus de 65 ans sont bénévoles dans une association (1). Un chiffre supérieur à la moyenne des Français (25 %), une implication plus assidue aussi qui n’est pas sans conséquence sur la vie associative : la moitié des structures bénévoles sont dirigées par des retraités. S’engager permet de rompre l’isolement mais aussi de se sentir plus utile. Les retraités trouvent une nouvelle place dans la société, s’inventant comme une seconde vie après la retraite professionnelle.

La retraite n’est plus une mort sociale

La figure du retraité exclu de la vie sociale a vécu, note ainsi la sociologue Anne-Marie Guillemard, qui fut la première à mener une grande enquête sur les retraités français en 1992. À l’époque, notamment pour les classes sociales défavorisées, « la retraite renvoyait majoritairement à une mort sociale » avec « une modalité extrême d’exclusion sociale ».

Le constat est de moins en moins valable, ce qui a amené la sociologue à réactualiser son étude. Les conditions de vie à la retraite se sont améliorées, qu’il s’agisse de l’état de santé ou encore du montant des pensions. Les retraités, en particulier ceux qui appartiennent aux catégories sociales supérieures (cadres, professions intellectuelles, etc.), sont enclins à s’engager dans des activités et à avoir un réseau social diversifié. Anne-Marie, ex-commerciale de 76 ans, explique par exemple : « J’ai toujours aimé la peinture et la musique. Depuis que je suis à la retraite, j’assiste à des conférences sur l’histoire, l’art, etc. » Jean-Pierre, docteur en science politique et ancien cadre de la fonction publique, s’investit de son côté, bénévolement, dans une radio : « J’ai une chronique littéraire au sein d’une radio associative. La littérature est une passion que j’ai depuis toujours. »

Toutefois, la retraite n’est pas seulement le temps des loisirs et des passions jusque-là inassouvies : on voit de plus en plus de seniors désireux de s’investir dans des démarches associatives et citoyennes, constate A.‑M. Guillemard. Une nouvelle façon de vivre sa retraite.

Rester un citoyen à part entière peut passer par l’engagement associatif, mais aussi par l’acquisition de nouveaux savoirs utiles pour comprendre le monde. Cette tendance est visible, par exemple à travers la multiplication des universités du troisième âge. Ces organismes ouverts à tous proposent des ateliers, des conférences sur des thèmes variés : sciences sociales, art, psychologie… Inscrits depuis trois ans à l’Université du temps libre de Toulouse, Marie-Claude et Bernard suivent des cours très variés : « Nous venons trois ou quatre fois par semaine, explique ce couple de sexagénaires. Ce matin, il s’agissait d’une conférence sur le vieillissement. Nous assistons également aux cours sur la guitare jazz, l’art, la psychologie et nous avons participé aux ateliers d’écriture… »

Les retraités innovent

Certes, tous les retraités n’ont pas une vie si active. L’étude de France Bénévolat déjà citée souligne que « ceux qui ont toujours eu plus ou moins l’habitude de l’engagement » n’ont « pas de problème à devenir bénévole », tandis que les personnes qui ont le sentiment d’être inutiles socialement se replient sur elles-mêmes et ne participent à aucune association.

En dépit de ces différences, la tendance se confirme : hommes ou femmes, les retraités actifs et engagés sont de plus en plus nombreux. À travers toutes leurs pratiques apparaissent en creux des revendications. Se former, s’informer, se mobiliser, s’engager sont autant de façons de refuser le modèle d’une retraite purement consommatoire. C’est aussi refuser le principe d’un âge de la vie voué au repos et au tricot, pour lequel l’enjeu essentiel serait de « meubler » les journées. En « restant dans la vie », note A.‑M. Guillemard, ces retraités innovent, inventent de nouvelles formes de travail libre, créent de nouveaux emplois du temps polychromes, où se mêlent loisirs, travail, famille, cité. Ils pourraient bien avoir à apprendre à toutes les générations.

Florine Galéron publié dans Sciences humaines-avril 2015

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Published by Or gris : seniors acteurs des territoires - dans Volontariat - retraite active
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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 09:01

Nouveaux seniors, nouveaux bénévoles

Les seniors, en particulier les jeunes retraités, forment le gros des bénévoles actifs. Ils agissent au sein d’une multitude d’associations, quelles soient caritatives, militantes ou simplement de loisirs. On oublie souvent, qu’ils interviennent aussi, de manière plus informelle, directement sur le terrain pour contribuer au lien social, au soutien à des activités culturelles ou sportives ou à des démarches solidaires. Les retraités, loin de s’éloigner de la société, sont des actifs du lien social.

Mais le secteur associatif- comme la société dans son ensemble et plus particulièrement les décideurs politiques- n’a pas pris la mesure de la profonde  transformation des seniors. Les sexagénaires d’aujourd’hui et de demain, ne ressemblent guère à leurs aînés. Ils sont à la fois mieux formés, mieux informés et plus distants par rapport aux institutions. La génération issue du baby-boom ne répond plus à la caricature de retraités dits inactifs. Ce sont, au contraire, des actifs sociaux essentiels à la vie sociale, à la dynamique des territoires, à l’actualisation des formes de solidarité.  Il y a un nouveau pacte à inventer entre les associations et  les bénévoles. Sinon, le risque est bien d’une désaffection des retraités et d’une prise de distance avec le tissu associatif. C’est aux associations de s’adapter et de comprendre les attentes et les modes de fonctionnement des retraités désireux de s’engager, d’une manière ou d’une autre.

Plutôt que de se focaliser sur un éventuel désengagement des Français envers le secteur associatif et les démarches solidaires, plutôt que de toujours ergoter sur l’individualisme, il est bien plus fécond de prendre en compte que pour une grande part des individus, l’engagement privilégie des démarches plus individuelles et la recherche de l’efficacité directe. Ils récusant les discours moralisateurs. Une étude publiée par France bénévolat, « La France bénévole »,  montre bien que si le nombre de bénévoles réguliers est en baisse, ce sont les retraités qui sont le plus assidus. Surtout l’étude met en avant que le nombre de bénévoles a augmenté, passant de 11,5 à 12,5 millions de personnes entre 2010 et 2013. Alors que le besoin de solidarité et de production de lien social a toute chance de croître dans les années à venir, les associations qui sont toujours en demande de personnes compétentes, doivent s’interroger sur les moyens de mieux répondre aux attentes des seniors. Si les nouveaux retraités ont depuis longtemps effectué leur révolution culturelle, il n’en est pas de même pour le tissu associatif. De ce point de vue, il me paraît fécond qu’une association comme Lire Faire Lire ait décidé de former ses salariés à la compréhension de la sociologie des seniors et de leurs attentes.

Il faut mesurer que ce n’est pas le désir d’engagement qui diminue mais les formes d’engagement qui évoluent. Les bénévoles, et d’abord les retraités, se méfient toujours plus des institutions. Les associations n’y échappent pas. Elles ne sont d’ailleurs pas exempts de luttes de pouvoir ou de querelles d’égo… Les bénévoles, et encore plus les retraités qui ont une longue expérience des enjeux de pouvoirs, sont dans leur grande majorité désireux de contribuer concrètement à la solidarité et d’être reconnu pour cela. Ils ne recherchent pas la reconnaissance symbolique du titre et de la fonction mais celle du rôle et de l’action. Comme dans le sport, on peut pratiquer sans être adhérent d’une association. Le coureur à pieds n’a pas besoin d’adhérer à la Fédération d’athlétisme pour aller s’entraîner et même participer à des compétitions ! Autre analogie : courir fait du bien, être bénévole aussi… C’est une donnée à avoir en tête : les bénévoles sont plus en accord avec eux-mêmes, plus heureux et plus sereins que les autres. Le soutien au bénévolat doit assumer cela et en faire un levier d’amélioration de l’engagement des personnes. Il faut valoriser l’engagement informel aussi en termes d’apports pour le bénévole.

Alors que l’État n’est plus en capacité, sur le plan économique comme idéologique,  d’assumer ses responsabilités, une grande part de notre destin repose sur la capacité des associations à répondre aux enjeux, à investir les territoires, à développer une culture de la responsabilité solidaire. Le développement local et solidaire va s’appuyer de plus en plus sur des logiques de proximité et l’engagement  informel de volontaires.  Cela ne se ferra pas sans la mobilisation de la majorité des 15 millions de retraités. Cela ne se ferra pas sans une approche professionnelle de l’accompagnement des bénévoles retraités.

blog de de Serge Guérin, le 13 juin 2014 dans Alternatives économiques

Dernier ouvrage : “La solidarité ça existe… Et en plus ça rapporte !”

http://alternatives-economiques.fr/blogs/guerin

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 10:10

Ecovolontariat : pour une retraite dynamique et utile !

Depuis 2005, Cybelle Planète organise des missions d’écovolontariat en France et à l’étranger. Son objectif : contribuer à la préservation de la biodiversité grâce à la participation des citoyens. Alors cet été, pourquoi ne pas opter pour une retraite dynamique et utile… En participant à un programme scientifique en Méditerranée !

Avec un nombre croissant de participants depuis sa création, l’association œuvre chaque jour à démocratiser l’écologie participative, en proposant notamment des missions sur le terrain, le plus souvent dans des espaces naturels protégés, ou dans des sanctuaires auprès d’animaux sauvages qui y ont trouvés refuges.

Depuis neuf ans, l’association met ainsi en place durant l’été un projet en mer Méditerranée baptisée la « mission cétacés et biodiversité ». Cette dernière se déroule à bord d’un voilier durant 7 jours (ou 15) et consiste à étudier les mammifères marins de Méditerranée.

Pendant cette période, les écovolontaires notent leurs observations sur les animaux et leur environnement. Ces informations sont ensuite utilisées par différents programmes de recherche, dont les programmes de Cybelle Méditerranée et EcoOcéan Institut. Ace jour et grâce à la contribution des écovolontaires, de nombreuses publications ont déjà eu lieu.

Mieux connaître permet de mieux préserver. Ainsi chaque expédition est une étape de plus pour une meilleure protection des cétacés de mer méditerranée.

    Qui peut participer ?

L’écovolontariat est une forme de tourisme participatif. Le principe est de prendre part, durant son temps libre, à une action de préservation la biodiversité, tout en se faisant plaisir.  

Dans le cadre de la mission « cétacés », les écovolontaires sont amenés à identifier, depuis le bateau, les animaux aperçus en mer. Afin que les observations se fassent dans les meilleures conditions possibles, les participants bénéficient des connaissances d’un éco-guide, présent sur le bateau durant toute la traversée.

En 2014 : 15 jours exceptionnels entre Corse et Sardaigne

En 2014, Cybelle Planète propose une mission inédite : 15 jours pour observer les cétacés, dans un paysage de rêve, entre Corse et Sardaigne. L’occasion de suivre et découvrir de nouveaux espaces dans lesquels la vie marine regorge de richesse.  

Pour partir :

Il suffit de s’inscrire sur www.cybelle-planete.org, choisir la date de son départ, et le port de départ : Hyères (Var) pour les mois de juillet et d’août, ou Sète (Hérault) pour le mois d’août uniquement.  

Les dates et les frais de mission :

Les frais de missions comprennent l’hébergement sur le voilier en pension complète et varient en fonction de la saison (basse ou haute). A partir de 1.000 euros les 7 jours, et jusqu’à 2.200 euros les 15 jours* entre Corse et Sardaigne. Les personnes souhaitant partir sur cette mission en couple ou en groupe d’au moins trois personnes peuvent bénéficier de réduction de 5% à 10%.  

* tous les participants peuvent bénéficier d’une déduction d’impôts de 66% sur les frais de mission payés.

Dates : du 28 juin au 29 août 2014, un départ par semaine au mois de juillet et 2 départs par semaine au mois d’août, mission exceptionnelle en Corse : du 19 juillet au 1er août.

www.cybelle-planete.org

publié dans Senioractu du 14 février 2014

http://www.senioractu.com/Ecovolontariat-pour-une-retraite-dynamique-et-utile-_a16729.html?preaction=nl&id=16271181&idnl=156153&

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