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  • : OR GRIS : Seniors acteurs des territoires, dans une société pour tous les âges
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  • : Blog de l’association Or Gris (cf. page) : diffuse des initiatives de retraités sont "acteurs", des informations sur le vieillissement et le vivre inter âge (cf. catégories). planodile@orange.fr
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 17:00

L'âge de départ en retraite dépend de l'année de naissance. Il a évolué au fil des réformes. Le point en deux minutes de vidéo.

Quel sera l'âge légal de votre retraite? Pourrez-vous partir à 60 ans? Êtes-vous obligé de partir à un certain âge? Marie-Françoise Husson, chef du service Droits à Notre Temps, vous répond en 2 minutes chrono. 

http://www.notretemps.com/retraite/depart-en-retraite/video-quel-age-partir-retraite,i97024

À quel âge partir à la retraite ? une vidéo de Notre Temps
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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 11:12

Adieu, le temps où ce « troisième âge de la vie » était vu comme celui d’un repos, certes bien mérité, mais au prix de se retrouver à l’écart de la société, en retrait du monde des actifs. Bienvenue et longue vie au temps de la renaissance ! C’est le message résolument optimiste des baby-boomers qui ont travaillé sur la thématique retraite les 5 et 6 novembre dernier.

Un nouvel âge des possibles
L’enjeu est clair pour des baby-boomers souvent happés dans un schéma social dont ils ne pouvaient s’affranchir : se donner les moyens de faire de cette nouvelle période de leur vie une renaissance. Tel le phénix, ils veulent renaître après une vie professionnelle pendant laquelle ils ont trop souvent eu l’impression de ne pas pouvoir se réaliser.
Renaissance, le mot est fort, mais il exprime une ambition profonde, celle de s’épanouir dans des activités choisies, et de profiter de la vie. Ils l’affirment : ils veulent être maîtres de leurs choix, et enfin maîtres de leur temps ! Eux qui ont inventé les codes de la jeunesse, ils veulent maintenant pouvoir inventer les codes de leur renaissance.

Une activité « à la carte »
Les baby-boomers ont donc soif de liberté. Ils ont hâte de remplir eux-mêmes leur emploi du temps, selon leurs envies. C’est-à-dire le remplir s’ils le veulent, et quand ils le veulent. Par exemple, voudront-ils garder leurs petits-enfants, eux qui placent le lien social et les relations avec les proches au premier rang de leurs priorités ? Oui, mais pas systématiquement, pas si cela doit leur faire annuler un projet de voyage, de formation ou autre activité qu’ils ont choisi de faire.
Répondront-ils aux diverses sollicitations de bénévolat, mentorat ou partage de compétences ? Oui, mais là encore, si cela ne devient pas un nouveau fil à la patte.

Bien préparer sa retraite
Si, pour les baby-boomers qui ont participé à ces 48 heures de co-construction, la soif de liberté et l’envie d’être actifs sont évidentes, elles restent des horizons à conquérir. Parce qu’entre l’idéal et sa réalisation, il y a tout un apprentissage à faire, et des contradictions éventuelles à surmonter. Ils veulent décider pour eux-mêmes et choisir leur nouvelle vie, mais ils ont aussi été habitués au contraire… et ne savent pas toujours comment faire. Quitte à cultiver le paradoxe, ils veulent être libres et autonomes, mais qu’on les aide à le devenir.

Le passage à la retraite : un moment charnière
En réalité, c’est une sage décision que de mettre l’accent sur la préparation de sa retraite. Souvent ils ont vu leurs propres parents désemparés face à ces nouvelles années de vie qu’ils ne s’attendaient pas à vivre. Ils sont bien décidés à ne pas se laisser surprendre, insistant sur les jalons à poser tout au long de sa vie, et plus particulièrement au moment charnière du passage à cette renaissance. Pour cela, ils imaginent la mise en place d’une période de transition qui leur permette à la fois d’être informés sur ce qui les attend et d’imaginer le futur. Ils veulent pouvoir partir progressivement, bénéficier de temps choisi, ne pas couper d’un coup. Et ils veulent, là encore, être aidés, accompagnés, coachés pour y arriver.

Valoriser leurs compétences
Ce temps de préparation, ils l’imaginent aussi comme l’occasion de valoriser les compétences acquises au cours de leur vie professionnelle. Car avant de quitter le monde du travail traditionnel, ils ont à cœur de partager avec d’autres leur savoir, pour que celui-ci ne s’en aille pas avec eux. Ils veulent aussi avoir le temps de créer des ponts, pour ne pas se retrouver coupés de la vie professionnelle après leur départ. Ainsi, ils partent en imaginant déjà revenir, autrement.

S’engager dans une large palette d’activités
Ils veulent pouvoir répondre aux sollicitations d’un monde du travail et ne plus être vus comme des anciens qu’on ne revoit que lors des pots de départ ou des voyages de retraités… mais comme des personnes à même de transmettre et d’aider les plus jeunes. Ils se sont imaginé répondant aux appels de leur caisse de retraite, pour à leur tour coacher les futurs retraités.
Ils pourront aussi partir en voyage, envisager du bénévolat et du mentoring. Ils ont été particulièrement séduits par le type d’initiatives présentées par Xavier Desport, dans le cadre de l’accélérateur de croissance : mettre en relation des seniors et des start-up pour aider celles-ci à se développer.

Donner du sens à sa renaissance
Toutes ces nouvelles activités sont là pour les aider à remplir un objectif : donner du sens à la renaissance. Ce qui compte, ce n’est pas forcément gagner des années de vie, mais donner de la vie aux années ainsi gagnées. Et pour qu’elle prenne tout son sens, il faut, nous ont-ils sans cesse répété, que ce soit une vie choisie, et à la carte, bien vécue. En toute liberté.

Paru dans Génération Care de novembre 2016

http://generationcare.fr/de-retraite-a-renaissance-jam-revele/

Génération Care

Génération Care

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 09:00

Bon à savoir pour tous ceux qui se rapprochent de la retraite. En effet, le nouveau formulaire de demande de retraite personnelle commun au régime général, au régime agricole, au régime social des indépendants et au régime des cultes est désormais disponible en ligne sur le site de L’Assurance retraite.

Avec l’arrivée des nouvelles technologies, les demandes de retraite -et la gestion de votre retraite en règle générale- tend à se simplifier d’année en année. Et c’est d’ailleurs une bonne chose, car il y a quelques temps, ces procédures demandaient un temps fou, des papiers et des rendez-vous à n’en plus finir.

Bref, dans ce domaine, les temps changent et les choses évoluent. En bien. Dans cet esprit, le nouveau formulaire de demande de retraite unique, marque une véritable simplification dans la relation des assurés avec leur système de retraite.   

Disponible sur www.lassuranceretraite.fr (le site de l’assurance retraite), dans la pratique, cette nouvelle demande unique simplifie les démarches des assurés qui préparent leur départ à la retraite puisque ne seront désormais collectées que les seules informations dont les régimes ont nécessairement besoin pour instruire une demande.

De fait, tous les futurs retraités qui ont cotisé à plusieurs régimes de base peuvent donc déposer dès aujourd’hui une demande unique de retraite simplifiée pour l'ensemble de leurs activités relevant de la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse pour les salariés), du RSI (Régime social des indépendants), de la MSA (Mutualité sociale agricole pour les agriculteurs) et du régime des cultes. 

Pour le reste, rien ne change, comme pour toute demande de retraite, ce formulaire doit être envoyé entre quatre et six mois avant la date choisie pour le départ à la retraite (donc pensez-y à l’avance). Il doit être complété, signé et accompagné des justificatifs demandés. Il est à adresser de préférence à la caisse de retraite du régime de la dernière activité professionnelle

Publié dans Senioractu le 23 septembre 2016

http://www.senioractu.com/Depart-a-la-retraite-la-demande-unique-est-disponible-en-ligne_a19328.html

Départ à la retraite : la demande unique est disponible en ligne
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 08:53

Selon un chiffre publié mercredi 16 septembre par l’Insee, 452 000 Français cumulent retraite et emploi pour boucler leurs fins de mois.

Normalement, Jean-Pierre Bombled aurait dû cesser le travail depuis longtemps. Pourtant, comme l’explique Frédéric Vion de France 2, ce retraité qui vient d’entrer dans sa 70e année vient régulièrement travailler comme intérimaire au rayon boucherie d’un supermarché. « Je me suis quand même affaibli. Il y a l’âge bien sûr, et puis je n’ai plus la même tonicité. On ne récupère plus de la même façon. Il y a dix ans, j’aurais porté un demi-veau sans problème« , explique-t-il.

    Les pensions de moins en moins élevées

La plupart des retraités qui ont repris une activité professionnelle le font pour des raisons financières. Il y en a plus de 450 000 en France aujourd’hui, soit une hausse de 6% sur un an. Dans les trois quarts des cas, ils travaillent à temps partiel, ou comme saisonniers, dans le commerce ou l’artisanat.

Depuis 2009, cumuler un emploi et une pension de retraite est plus facile, et si cela concerne seulement 3% des retraités aujourd’hui, ce chiffre devrait augmenter avec l’arrivée à la retraite de générations qui ont connu le chômage et qui toucheront donc des pensions moins élevées.

http://www.businessbourse.com/2015/09/20/plus-de-450-000-retraites-francais-travaillent-pour-boucler-leurs-fins-de-mois/

Plus de 450 000 retraités français travaillent pour boucler leurs fins de mois.
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 08:55

Le taux d’emploi des séniors a fortement augmenté ces quinze dernières années. Il est passé pour les 55-64 ans de 37,9 % en début de 2008 à 48,9 % à la fin de 2015. Cela est dû à la réforme des retraites d’une part (recul de l’âge légal de départ en retraite), hausse de la durée de cotisation, quasi suppression des préretraites à financement public, fin du dispositif de dispense de recherche d’emploi de l’assurance-chômage. Malgré cette augmentation, le taux d’emploi des séniors est inférieur de 10 points à la moyenne des pays de l’OCDE. Dans une note du CAE (Conseil d’analyse économique) de mai 2016, Pierre Cahuc, Jean Olivier Hairault et Corinne Prost dressent un bilan de l’emploi de séniors en France et font des propositions pour l’avenir.

I- Le constat

Plusieurs réformes ont été menées, actionnant 3 leviers principaux : augmentation du taux de prélèvement, diminution de la pension moyenne relative et augmentation de l’âge moyen de départ.

  • Dès la fin des années 1980, l’indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires a eu pour conséquence une baisse du pouvoir d’achat au fur et à mesure de l’avancement dans la retraite. Ceci a pour conséquence des trappes à pauvreté sur le long terme.
  • La réforme de 1993 a porté sur le régime général et les 3 régimes alignés. La durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein passe de 37,5 à 40 années. Le salaire moyen de référence servant de base pour le calcul de la pension se fonde sur les 25 meilleures années et non plus sur les 10
  • La réforme de 2003 a touché l’ensemble des régimes de retraite, à l’exception des régimes spéciaux. Elle aligne progressivement la durée de cotisation des fonctionnaires sur celle des salariés du privé (de 37,5 à 40 ans) et allonge la durée de cotisation pour tous à partir de 2009 pour atteindre 41 ans en 2012. Un système de décote et de surcote est généralisé.
  • La réforme de 2010 puis la loi de financement de la Sécurité Sociale de 2012 relèvent progressivement l’âge d’ouverture des droits à la retraite pour atteindre 62 ans. Cela concerne tous les salariés mais avec des calendriers de mise en œuvre différents.
  • La loi du 20 janvier 2014 augmente la durée requise jusqu’à 43 ans, pour l’obtention du taux plein à partir de la génération 1973.

Les retraites anticipées pour carrières longues et la mise en place de dispositifs de retraite anticipée ont contrebalancé l’allongement des durées de cotisation limitant l’impact sur le taux d’emploi des séniors. Stable entre 1993 et 1999, puis en hausse de 0,4 % par an au début des années 2000, l’âge moyen de liquidation des droits à la retraite a connu une baisse de 7 mois en 2004. Puis l’âge s’est stabilisé à partir de 2009 et il a augmenté lors de la réforme de 2010.

  • Depuis 2012, on observe un rebond des retraites anticipées pour carrières longues. Fin 2014, 182 200 bénéficiaires (soit plus de 92 % par rapport à 2012) réduisent l’âge moyen de départ à la retraite de près de 9 mois.
  • Depuis les années 1980, le nombre de bénéficiaires de dispositifs de préretraites a commencé à diminuer, pour se stabiliser autour d’un effectif de 400 000 personnes dans les années 2000 pour s’éteindre progressivement dans les années 2010.
  • Le système d’assurance chômage continue d’alimenter un dispositif implicite de préretraite pendant 3 ans avant l’âge légal de la retraite.

La remontée de l’emploi des séniors s’est accompagnée d’un accroissement de leur taux de chômage. Et 25 % des 4 millions de personnes âgées d’au moins 55 ans travaillent en 2014 à temps partiel contre 19 % pour l’ensemble des actifs occupés. Ils sont deux fois moins souvent que le reste de la population en emplois précaires. Mais la durée du chômage est plus élevée chez les séniors. La probabilité de retrouver un emploi est plus faible.

II- De nouvelles réformes sont à venir pour assurer l’équilibre de long terme du système des retraites

Les choix collectifs doivent se faire de manière transparente par une amélioration sur la connaissance des différents dispositifs : décote, surcote, retraite progressive, cumul emploi-retraite. Il faut unifier la gouvernance des retraites obligatoires et harmoniser les règles pour converger à terme vers un régime unifié à points.

Les auteurs de la note proposent plusieurs recommandations :

  • 1-Faire mieux connaître les différent dispositifs de retraite « choisie » : décote et surcote, retraite progressive, cumul emploi-retraite, générateur de droits nouveaux à la retraite. Un effort de convergence entre les régimes de retraite doit être réalisé. Dans un régime à points ou régime en comptes notionnels, tout temps de travail donne lieu à cotisations. Ce système permettrait de concilier l’exigence d’équilibre des comptes des caisses de retraite et celle d’individualisation des choix de retraite.
  • 2-Harmoniser progressivement les règles définissant l’accumulation des droits par rapport au taux plein. Organiser la concertation pour une réforme à terme vers un régime unifié à points ou en comptes notionnels.
  • 3-Mettre en place un plan spécifique d’accompagnement et de formation pour les chômeurs de plus de 50 ans, en échange d’une réforme de l’assurance chômage des séniors. Les actions de Pôle emploi doivent être adaptées aux chômeurs de plus de 50 ans en améliorant le suivi et la formation, en les sensibilisant à une nécessaire modération salariale, en travaillant sur la réinsertion en termes de formation, de réseaux d’entreprises, et d’accompagnement.
  • 4-Ramener la durée d’assurance chômage pour les plus de 50 ans à deux ans maximum. Reste la question du maintien de l’extension des droits à partir de 62 ans. La justification implicite du dispositif actuel est de faire la soudure jusqu’à un âge de la retraite à taux plein. Ce n’est pas à L’UNEDIC d’assurer une préretraite universelle. La logique de l’allocation transitoire de solidarité (ATS) est différente, elle s’est substituée à l’allocation transitoire de solidarité (AER), elle s’adresse aux personnes sans emploi et sous conditions de ressources ayant déjà atteint le taux plein avant 62 ans. Les questions de pénibilité et de santé doivent être traitées par d’autres dispositifs.
  • 5-Supprimer l’extension de la période d’indemnisation à partir de l’âge légal jusqu’à l’âge de la retraite au taux plein. Cette proposition ne supprime pas totalement le risque d’une utilisation de l’assurance chômage par les entreprises. Il faut instituer un financement.
  • 6-Instituer un système de bonus-malus pour les cotisations employeurs d’assurance-chômage. Un mécanisme de bonus-malus pour les entreprises doit contribuer pour partie au coût de l’indemnisation chômage de leurs salariés séniors. Cette contribution doit s’appliquer à tous les salariés.

La hausse très sensible du taux d’emploi des séniors depuis les années 2000 montre que le sous-emploi de cette catégorie de travailleurs n’est pas une fatalité. La France reste en dessous du taux de la plupart des pays de l’OCDE. Mobiliser cette force de travail reste un enjeu essentiel pour la prospérité.

Les auteurs de la note font le pari qu’un retraité possède une épargne et un patrimoine, qu’il peut choisir entre travail et loisirs. Ce n’est pas vrai pour toutes les catégories de retraités, notamment pour ceux qui ont eu des périodes de chômage et des carrières accidentées. Les femmes ont de faibles droits propres en matière de retraite, des carrières incomplètes et elles vivent plus longtemps.

Publié par "Clés du social" le mercredi 13 juillet 2016

http://www.clesdusocial.com/l-emploi-des-seniors-un-choix-a-eclairer-et-a-personnaliser?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=emploi_des_seniors

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 09:42

Le taux d’emploi des séniors a fortement augmenté ces quinze dernières années. Il est passé pour les 55-64 ans de 37,9 % en début de 2008 à 48,9 % à la fin de 2015. Cela est dû à la réforme des retraites d’une part (recul de l’âge légal de départ en retraite), hausse de la durée de cotisation, quasi suppression des préretraites à financement public, fin du dispositif de dispense de recherche d’emploi de l’assurance-chômage. Malgré cette augmentation, le taux d’emploi des séniors est inférieur de 10 points à la moyenne des pays de l’OCDE. Dans une note du CAE (Conseil d’analyse économique) de mai 2016, Pierre Cahuc, Jean Olivier Hairault et Corinne Prost dressent un bilan de l’emploi de séniors en France et font des propositions pour l’avenir.

I- Le constat

Plusieurs réformes ont été menées, actionnant 3 leviers principaux : augmentation du taux de prélèvement, diminution de la pension moyenne relative et augmentation de l’âge moyen de départ.

  • Dès la fin des années 1980, l’indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires a eu pour conséquence une baisse du pouvoir d’achat au fur et à mesure de l’avancement dans la retraite. Ceci a pour conséquence des trappes à pauvreté sur le long terme.
  • La réforme de 1993 a porté sur le régime général et les 3 régimes alignés. La durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein passe de 37,5 à 40 années. Le salaire moyen de référence servant de base pour le calcul de la pension se fonde sur les 25 meilleures années et non plus sur les 10
  • La réforme de 2003 a touché l’ensemble des régimes de retraite, à l’exception des régimes spéciaux. Elle aligne progressivement la durée de cotisation des fonctionnaires sur celle des salariés du privé (de 37,5 à 40 ans) et allonge la durée de cotisation pour tous à partir de 2009 pour atteindre 41 ans en 2012. Un système de décote et de surcote est généralisé.
  • La réforme de 2010 puis la loi de financement de la Sécurité Sociale de 2012 relèvent progressivement l’âge d’ouverture des droits à la retraite pour atteindre 62 ans. Cela concerne tous les salariés mais avec des calendriers de mise en œuvre différents.
  • La loi du 20 janvier 2014 augmente la durée requise jusqu’à 43 ans, pour l’obtention du taux plein à partir de la génération 1973.

Les retraites anticipées pour carrières longues et la mise en place de dispositifs de retraite anticipée ont contrebalancé l’allongement des durées de cotisation limitant l’impact sur le taux d’emploi des séniors. Stable entre 1993 et 1999, puis en hausse de 0,4 % par an au début des années 2000, l’âge moyen de liquidation des droits à la retraite a connu une baisse de 7 mois en 2004. Puis l’âge s’est stabilisé à partir de 2009 et il a augmenté lors de la réforme de 2010.

  • Depuis 2012, on observe un rebond des retraites anticipées pour carrières longues. Fin 2014, 182 200 bénéficiaires (soit plus de 92 % par rapport à 2012) réduisent l’âge moyen de départ à la retraite de près de 9 mois.
  • Depuis les années 1980, le nombre de bénéficiaires de dispositifs de préretraites a commencé à diminuer, pour se stabiliser autour d’un effectif de 400 000 personnes dans les années 2000 pour s’éteindre progressivement dans les années 2010.
  • Le système d’assurance chômage continue d’alimenter un dispositif implicite de préretraite pendant 3 ans avant l’âge légal de la retraite.

La remontée de l’emploi des séniors s’est accompagnée d’un accroissement de leur taux de chômage. Et 25 % des 4 millions de personnes âgées d’au moins 55 ans travaillent en 2014 à temps partiel contre 19 % pour l’ensemble des actifs occupés. Ils sont deux fois moins souvent que le reste de la population en emplois précaires. Mais la durée du chômage est plus élevée chez les séniors. La probabilité de retrouver un emploi est plus faible.

II- De nouvelles réformes sont à venir pour assurer l’équilibre de long terme du système des retraites

Les choix collectifs doivent se faire de manière transparente par une amélioration sur la connaissance des différents dispositifs : décote, surcote, retraite progressive, cumul emploi-retraite. Il faut unifier la gouvernance des retraites obligatoires et harmoniser les règles pour converger à terme vers un régime unifié à points.

Les auteurs de la note proposent plusieurs recommandations :

  • 1-Faire mieux connaître les différent dispositifs de retraite « choisie » : décote et surcote, retraite progressive, cumul emploi-retraite, générateur de droits nouveaux à la retraite. Un effort de convergence entre les régimes de retraite doit être réalisé. Dans un régime à points ou régime en comptes notionnels, tout temps de travail donne lieu à cotisations. Ce système permettrait de concilier l’exigence d’équilibre des comptes des caisses de retraite et celle d’individualisation des choix de retraite.
  • 2-Harmoniser progressivement les règles définissant l’accumulation des droits par rapport au taux plein. Organiser la concertation pour une réforme à terme vers un régime unifié à points ou en comptes notionnels.
  • 3-Mettre en place un plan spécifique d’accompagnement et de formation pour les chômeurs de plus de 50 ans, en échange d’une réforme de l’assurance chômage des séniors. Les actions de Pôle emploi doivent être adaptées aux chômeurs de plus de 50 ans en améliorant le suivi et la formation, en les sensibilisant à une nécessaire modération salariale, en travaillant sur la réinsertion en termes de formation, de réseaux d’entreprises, et d’accompagnement.
  • 4-Ramener la durée d’assurance chômage pour les plus de 50 ans à deux ans maximum. Reste la question du maintien de l’extension des droits à partir de 62 ans. La justification implicite du dispositif actuel est de faire la soudure jusqu’à un âge de la retraite à taux plein. Ce n’est pas à L’UNEDIC d’assurer une préretraite universelle. La logique de l’allocation transitoire de solidarité (ATS) est différente, elle s’est substituée à l’allocation transitoire de solidarité (AER), elle s’adresse aux personnes sans emploi et sous conditions de ressources ayant déjà atteint le taux plein avant 62 ans. Les questions de pénibilité et de santé doivent être traitées par d’autres dispositifs.
  • 5-Supprimer l’extension de la période d’indemnisation à partir de l’âge légal jusqu’à l’âge de la retraite au taux plein. Cette proposition ne supprime pas totalement le risque d’une utilisation de l’assurance chômage par les entreprises. Il faut instituer un financement.
  • 6-Instituer un système de bonus-malus pour les cotisations employeurs d’assurance-chômage. Un mécanisme de bonus-malus pour les entreprises doit contribuer pour partie au coût de l’indemnisation chômage de leurs salariés séniors. Cette contribution doit s’appliquer à tous les salariés.

La hausse très sensible du taux d’emploi des séniors depuis les années 2000 montre que le sous-emploi de cette catégorie de travailleurs n’est pas une fatalité. La France reste en dessous du taux de la plupart des pays de l’OCDE. Mobiliser cette force de travail reste un enjeu essentiel pour la prospérité.

Les auteurs de la note font le pari qu’un retraité possède une épargne et un patrimoine, qu’il peut choisir entre travail et loisirs. Ce n’est pas vrai pour toutes les catégories de retraités, notamment pour ceux qui ont eu des périodes de chômage et des carrières accidentées. Les femmes ont de faibles droits propres en matière de retraite, des carrières incomplètes et elles vivent plus longtemps.

Publié par "Clés du social" le mercredi 13 juillet 2016

http://www.clesdusocial.com/l-emploi-des-seniors-un-choix-a-eclairer-et-a-personnaliser?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=emploi_des_seniors

L’emploi des séniors, un choix à éclairer et à personnaliser
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 08:45

Chaque année, les chiffres des retraites sont publiés, un an après. La dernière parution de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) du 31 décembre 2014 permet de mettre à jour les chiffres et statistiques et d’analyser les évolutions. Il suffit de retourner aux articles précédents de Clés du social pour saisir l’importance de ces évolutions.

       Les retraités

Fin décembre 2014, ils sont 15,8 millions de retraités de droit direct, auxquels il faut ajouter plus de 1,1 million de pensions de droit dérivé (réversions 610 000) ou d’allocation de minimum vieillesse (550 000, dont 69 000 sans aucune autre ressource). Ce qui représente plus de 300 milliards € versés dans l’année, soit 1/7è du PIB. La grande majorité des 15,8 millions de retraités de droit direct dépendent de la Cnav (13 millions),

Le nombre de retraités est en augmentation de 200 000 personnes dans l’année 2014 (+ 1,3 %). Cet accroissement, non négligeable malgré les mesures de réforme des retraites de 2010, est en partie dû à l’essor des départs pour carrières longues, grâce aux mesures d’assouplissement des conditions depuis novembre 2012, et à l’agrandissement du champ des trimestres considérés comme cotisés depuis la réforme de janvier 2014. Cependant, cette augmentation est loin du rythme des années 2006-2010 (+ 360 000 par an), en raison de la réforme de 2010.

Les femmes constituent maintenant près de 52 % des retraités (+ 1 point en 10 ans), plus actives que les générations précédentes, et avec une espérance de vie plus longue.

     Les retraites

La moyenne s’établit à 1 322 € bruts ou 1 230 € nets par mois (+ 1,2 % en euros constants, dont + 1,1 % pour les hommes et + 1,5 % pour les femmes). Cette croissance des montants n’est pas due à des revalorisations, puisqu’il n’y en a pas eu en 2014. Mais au remplacement des retraités plus âgés décédés par de nouveaux retraités, à un écart numérique positif entre ces décès et les arrivées, avec l’entrée de retraités aux qualifications et conditions salariales plus favorables, effet dit de « noria », et à l’arrivée à la retraite de femmes aux carrières plus complètes.

Derrière cette moyenne se cache cependant toujours une forte disparité, même en recul, entre les retraitées et les retraités, de quasi 40 % (45 % il y a 10 ans). La pension moyenne de droit direct des hommes s’élève à 1 660 € par mois, 1 007 € pour les femmes. Si on y ajoute les pensions de réversion et les majorations pour enfants, cela monte la moyenne des pensions féminines à 1 297 € par mois, soit 25 % de moins que les hommes.

     Les nouveaux retraités

Pour les nouveaux retraités de 2014, la retraite est de 7,5 % supérieure à la retraite moyenne, en augmentation de 3,3 %, grâce à leurs salaires antérieurs et au bénéfice d’une surcote pour 13,4 % d’entre eux (12 % en 2013). La surcote apporte en moyenne 12 € par mois pour les retraités MSA ex-salariés, 80 € pour les retraités Cnav, …et 326 € pour les retraités du public car, pour eux, c’est toute la retraite et non la seule retraite de base qui bénéficie de la surcote.

Malgré le durcissement des conditions de revalorisation depuis la crise économique et les réformes des retraites, la moyenne des pensions des régimes de base est quasi stable en euros constants. La baisse du pouvoir d’achat est due aux régimes complémentaires qui, pour les 5 dernières années, ont diminué de 0,10 % par an pour les non cadres et de 0,49 % par an pour les cadres.

Publié dans Clés du Social du 16 juin 2016

http://www.clesdusocial.com/retraites-et-retraites-les-chiffres-au-31-decembre-2014?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=retraites_et_retraites_2014

Retraites et retraités : les derniers chiffres
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 09:00

Le passage à la retraite est l’une des étapes clés de la vie. Une des missions que Ampère et AXA se donnent, c'est d’accompagner leurs adhérents dans la préparation financière et humaine de la retraite. Ils se sont associés au magazine Notre Temps pour lancer une grande websérie  Une collection de 45 portraits de jeunes retraités qui racontent comment ils réinventent leur vie à la retraite.

Depuis le 9 Mai, vous pouvez retrouver chaque mardi de nouvelles vidéos de cette série : Claude, Francis ou Béatrice vous feront part de leurs passions, leurs rêves devenus réalisables, leurs nouvelles expériences, leurs projets…

En bref, laissez-les vous raconter leur nouvelle vie à la retraite… et vous donner autant de pistes pour réinventer la votre !

http://www.anpere.fr/decouvrez-notre-web-serie-le-premier-jour-de-ma-nouvelle-vie-en-partenariat-avec-notre-temps-et-axa/

voici en exemple, pour illustrer : Daniel, l’art de l’éloquence

« J’aide les jeunes à bien s’exprimer, un atout pour réussir dans la vie »

A la retraite depuis cinq ans, Daniel donne des cours d’éloquence à des jeunes lycéens âgés de 16 à 18 ans au sein de l’association « Le Lions Club du Raincy Villemomble ». Pour lui, la retraite résonne comme un nouveau temps disponible qu’il désire mettre à profit pour aider les autres à réaliser leur projet.

Bravon l'idée est très intéressante ; mais les portraits mis en ligne ne sont pas ceux de personnes dans le besoin, peu s'en faut !!!   Sur le même thème Or Gris a fait passer une information sur des cas plus simples : allez relire l'article fourni par "Savoir faire et découverte", publié le 11 mars 2016, allez y voir…

http://www.or-gris.org/2016/03/se-former-avant-la-retraite-pour-se-lancer-dans-une-nouvelle-activite.html

 

 

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 08:58

Selon la dernière publication de la DREES, la France comptait à fin 2014, 15,8 millions de retraités qui percevaient en moyenne une retraite de 1.322 euros bruts par mois. Même si l’écart se réduit depuis une dizaine d’années, les pensions des femmes restent inférieures de 39% à celles des hommes.

Globalement, un quart des Français était à la retraite fin 2014, selon le dernier rapport publié ce mois-ci par la DREES. En tout, 15,8 millions de retraités vivaient en France ou à l’étranger fin 2014, soit 199 000 par rapport à fin 2013 ce qui représente une hausse de 1,3 % en un an ; un rythme qui reste dans la moyenne des trois dernières années.

A noter cependant que l’évolution est moins soutenue qu’entre 2006 et 2010 où l’on comptait alors 360.000 retraités supplémentaires par an, en raison notamment du report de l’âge minimal légal de départ, de 60 à 62 ans, à partir de juillet 2011. 

Tous régimes confondus, ces pensionnés touchent une retraite de droit direct de 1.322 euros bruts mensuels en moyenne, soit une augmentation de 1,2% en euros courants par rapport à 2013. La revalorisation légale des pensions ayant été nulle en 2014, cette hausse est uniquement due à l’effet dit « de noria ». Schématiquement, les retraités les plus âgés, et décédés en cours d’année, ont été remplacés par de nouveaux retraités, dont la pension est plus élevée en moyenne en raison de carrières plus favorables. 

Autre point important de ce rapport, la différence de traitement entre les dames et les messieurs s’est encore réduit en 2014. Les premières percevant une pension de droit direct de 1.007 euros contre 1.660 euros pour les seconds. Soit, tout de même, une différence de 39% (vs 45% en 2004) ! Il se réduit encore si l’on ajoute les pensions de réversion et les majorations pour enfants : la retraite brute moyenne des femmes s’élève ainsi à 1.297 euros par mois en 2014, inférieure d’un quart à celle des hommes. 

En complément des retraites versées par les régimes obligatoires par répartition, certains retraités touche une retraite facultative : celle-ci ne représente que 2,2% de l’ensemble des prestations de retraite versées ; elle regroupe les régimes de retraite supplémentaire d’entreprise et les produits d’épargne retraite souscrits à titre individuel (notamment le PERP et les plans d’épargne retraite des non salariés). 

Enfin, pour la moitié des Français, 60 ans reste l’âge idéal pour partir à la retraite, mais l’écart entre les souhaits et les prévisions d’âge de départ continue donc de se creuser en 2015.   

Source : Les retraités et les retraites, Collection Panoramas, DREES, avril 2016, 187 pages

http://drees.social-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/recueils-ouvrages-et-rapports/recueils-annuels/panoramas-de-la-drees/article/les-retraites-et-les-retraites-edition-2016

publié dans Senioractus du 6 mai 2016

http://www.senioractu.com/France-158-millions-de-retraites-fin-2014_a18966.html

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 08:39

Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) a pour mission de décrire les évolutions et les perspectives à moyen et long terme des régimes de retraite obligatoires et d’apprécier les conditions requises pour assurer la viabilité financière à terme de ces régimes. Mais la loi lui confie également la tâche de suivre l'ensemble des indicateurs concernant la situation des retraités. La Finance pour Tous fait le point.

A ce titre, dans son rapport annuel de 2015, il s’est penché sur la question du niveau de vie des Français retraités. Les travaux qui ont été conduits à cette occasion montrent que celui-ci varie selon la situation familiale des intéressés et que la tendance est à l’appauvrissement relatif des retraités.

Le niveau de vie des retraités varie selon leur situation familiale

Les experts du COR notent que, pour le cas type d’un couple avec deux enfants dans lequel chaque conjoint suit une carrière de salarié non cadre, les revenus baissent lors du passage à la retraite. Toutefois, si le taux de remplacement net du salaire de fin de carrière par la pension de retraite s’inscrit en nette baisse sur longue période (79% pour la génération 1940, mais seulement 69% pour celle de 1980), le niveau de vie à la retraite, en l’absence d’enfants à charge du fait qu’ils deviennent adultes, est supérieur en euros constants au niveau de vie atteint vers l’âge de 45 ans lorsque ces mêmes enfants sont encore à charge.

Cette situation générale du niveau de vie des retraités doit toutefois être relativisée par l’impact de la montée du divorce chez les seniors. En effet, avec l’arrivée à la retraite des premières générations du baby-boom, dont le taux de divorce est plus élevé que celui des générations précédentes, la proportion de retraités vivant seuls suite à un divorce a doublé entre 1996 et 2013, passant de 4,8% à 9,6%.

Par rapport au niveau de vie des retraités en couple, celui des femmes divorcées est inférieur de 24% et celui des hommes divorcés de 17%. De même, le taux de pauvreté des femmes divorcées atteint 19,6% et celui des hommes divorcés 13,4%, alors qu’il n’est que de 6% pour les couples retraités.

Par ailleurs, si en raison de l’allongement de l’espérance de vie, la proportion de veuves et de veufs tend à diminuer, le niveau de vie moyen de ceux-ci est inférieur à celui des retraités en couples malgré les pensions de réversion, notamment parce que veuves et veufs appartiennent principalement à d’anciennes générations moins aisées que les suivantes.

Une tendance à l’appauvrissement relatif des retraités

Dans son rapport annuel 2015, le COR mentionne le fait que le niveau de vie moyen des retraités n’a cessé de croître jusqu’en 1996 puis qu’il s’est stabilisé à 103% de celui des actifs. Toutefois, la tendance serait désormais à l’inversion et le niveau de vie moyen des retraités ne devrait plus représenter qu’entre 81% et 94% de celui des actifs en 2040.

Les pensions ne sont qu’une des composantes des revenus des retraités. Pour apprécier leur pouvoir d’achat, il faut également tenir compte des autres revenus (notamment les revenus du patrimoine) et transferts les concernant (comme le minimum vieillesse ou les allocations logement) et de la fiscalité. Il convient également de tenir compte de la structure de leurs ménages.

Or, les personnes actives ont en moyenne des revenus supérieurs aux retraités, mais elles ont aussi plus souvent des enfants à charge. Il est donc habituel de compléter les indicateurs de pension moyenne par des indicateurs de niveau de vie, c’est-à-dire, pour un individu donné, le revenu disponible du ménage auquel il appartient rapporté au nombre d’unités de consommation dans ce ménage. Le calcul du niveau de vie ne tient toutefois pas compte du fait que les retraités sont plus souvent propriétaires de leur logement que le reste de la population et ont donc à ce titre moins de charges.

Le COR précise que la principale raison qui explique la dégradation programmée du niveau de vie relatif des retraités tient à la baisse de la pension nette moyenne, qui va chuter par rapport au revenu net moyen du fait de l’indexation des pensions sur l’inflation, alors que les salaires eux, croissent plus vite que les prix. Ainsi, dans le scenario médian du COR, la pension nette moyenne représenterait moins de 60% des revenus d’activité nets en 2025, alors que ce rapport s’établissait à 65,5% en 2013.

Quant au sentiment d’aisance financière, les experts du COR relèvent qu’il s’améliore entre l’âge de 45 ans et le début de la retraite et qu’en moyenne en 2011, les retraités se déclarent aussi souvent à l’aise et moins souvent en difficulté financière que les autres ménages. Cependant, ce sentiment d’amélioration de l’aisance financière lors du passage à la retraite était plus marqué pour les générations parties à la retraite dans les années 1980 que pour celles parties récemment. 

http://www.lafinancepourtous.com/Decryptages/Dossiers/Retraite/Le-niveau-de-vie-des-retraites

http://www.senioractu.com/Le-niveau-de-vie-des-retraites_a18977.html

Le niveau de vie des retraités
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