or-gris.org
pour le développement des territoires ruraux.
Jusqu’à maintenant, le terme « au pair » était forcément associé à « jeune fille »… Désormais, preuve que notre société évolue, ce mot pourrait également s’appliquer à « mamie ». En effet, après un concept lancé à l’origine en Allemagne, le site Internet Aupairmam.com propose aux familles… des grand-mères au pair.
Notre société change, ses codes et ses fonctionnements aussi. De nos jours, de plus en plus de femmes se retrouvent seules,
après s’être consacrées à leurs familles, avoir élevé leurs enfants et exercé une vie professionnelle.
Ces femmes, encore très actives, cherchent de nouvelles perspectives afin de voyager et de faire partager leurs expériences, avec la volonté de rester présentes dans la vie sociale...
Les filles qu’elles ont élevées ont aujourd’hui, pour la plupart, fait le choix de travailler tout en ayant une famille à leur charge. Elles se trouvent régulièrement confrontées à la difficulté
de faire garder leurs enfants, leur maison. Il leur faut alors trouver des solutions, souvent dans l’urgence et le stress…
Les familles se voient proposer des solutions d’organisation pour la garde de leur(s) enfant(s) « rassurantes par la richesse des compétences apportées par les mamy au pair : confiance, expérience, disponibilité, patience, écoute, partage…
» souligne le communiqué de cette jeune agence. Et d’ajouter : « autant de qualités indispensables pour avoir l’esprit tranquille
lorsque des parents font le choix de confier leurs enfants à une personne en leur absence ».
Plus concrètement, l’agence Aupairmamy.com offre la possibilité à des femmes seniors seules et disponibles, active et utile, de voyager, de pratiquer une langue étrangère si elle
le souhaite, d’avoir des activités culturelles et de partager une vie d’une famille. Ce concept se veut « économiquement intéressant pour ces femmes et
pour les familles. En effet, voyager seule n’est pas forcément facile et c’est coûteux. Ainsi une mamy au pair peut découvrir de nouveaux pays en étant utile à une famille
».
D’un autre côté, le site s’engage à assurer la mise en relation entre les familles et les femmes « Au Pair » : prise en compte des besoins précis des familles : les femmes
« Au Pair » sont sélectionnées avec le plus grand soin afin d’assurer la garantie de confiance et de service ; un suivi permanent des prestations avant et après intervention
d’une femme « Au Pair » ; les prestations sont proposées en France et à l’étranger pour des familles françaises et/ou étrangères ; l’Au Pair Mamy est logée,
nourrie, « blanchi » par la famille ; le rôle de l’Au pair Mamy auprès des enfants est défini entre les deux parties (activités, sorties, jeux, surveillance...) ; enfin, les détails concernant le
voyage, les missions auprès des enfants, etc. sont définis entre les deux parties, et formalisés par un accord écrit émis par l’agence et signé par les deux parties.
Ce concept devrait également permettre des échanges générationnels, culturels et linguistiques et rapprocher les générations, combler des manques affectifs, apporter un soutien économique et
recréer des liens vitaux dans notre société. Bref, une bonne idée.
Paru le jeudi 22 Décembre 2011 dans Senioractu
et les Papy, alors ?(ndlc)
Maximis retraite, spécialiste de l’info retraite sur mesure, des cotisations sociales et spécialiste du choix du statut de l’entrepreneur, apporte des réponses certaines et précises là où règnent des idées reçues et les « à peu près ».
Fin 2010 sur les 622 000 entreprises nouvelles, on comptait plus de 132 00 créateurs d’entreprise de plus
de 55 ans dont 60 800 avait plus de 60 ans selon la caisse de retraite du régime social des indépendants (RSI).
« L’entrepreneuriat est le choix d’une deuxième vie. Avant même de penser à la retraite,
choisir un statut va avoir des conséquences financières et patrimoniales importantes qu’il est crucial de bien anticiper et mesurer. Il est stupéfiant de voir à quel point les créateurs
d’entreprise prennent des décisions sur des conseils approximatifs perdant ainsi des revenus considérables à court et moyen terme
» explique Emmanuel Grimaud, fondateur et président de cette entreprise.
Maximis retraite et son équipe d’experts quantifie donc les différents scénarios dans toutes leurs dimensions (fiscales, sociales, humaines, protection des proches, évolution des
règles futures).
Les schémas à étudier : le choix de la structure juridique (SAS, SASU, SARL, EURL) ; la profession libérale ; le statut d’auto-entrepreneur ; le
portage salarial ; le chômeur créateur et le cumul emploi-retraite pour les entrepreneurs seniors
Pour en savoir plus, Maximis retraite organise deux sessions exceptionnelles et gratuites dédiées à l’entrepreneuriat les mercredi 1er et jeudi 2 février 2012 de 14h15 à 15h00
qui s’adressent aux : créateurs d’entreprise, entrepreneurs et consultants indépendants.
Pour vous inscrire, écrivez nous à l’adresse suivante : infos@maximis.fr
Paru dans Senioractu du mercredi 4 Janvier 2012
La LOI n° 2008-758 du 1er août 2008 relative aux droits et aux devoirs des demandeurs d’emploi, est un magnifique exemple sens du contretemps de ce quinquennat en matière de politique de l’emploi. Elle crée en effet l’obligation pour les demandeurs d’emploi d’accepter, sous peine de perte de leurs droits, une offre raisonnable d’emploi, juste quelques semaines avant le déclenchement de la crise financière qui va radicalement changer de contexte, crise dont le Président de la République vient, enfin, d’admettre lors de ses voeux aux Français que notre pays n’était pas sorti
L’article 4 de cette loi stipule :
“A compter du 1er janvier 2012, l’article L. 5411-8 du même code est abrogé et le deuxième alinéa de l’article L. 5421-3 du même code est supprimé.”
“Avant le 30 juin 2011, le Gouvernement dépose au Parlement un rapport sur l’impact sur le retour à l’emploi des intéressés de la suppression progressive de la dispense de recherche d’emploi et, le cas échéant, au vu de ces éléments, sur l’opportunité d’un aménagement de la législation.”
Le deuxième alinéa crée une obligation pour le Gouvernement que celui-ci n’a pas accompli six mois après la date mentionnée dans la loi, comme le relève justement Actuchômage. Alors que l’ensemble de l’article est introduit dans la loi par le vote d’un amendement de la rapporteure, Marie-Christine Dalloz, députée UMP du Jura, le gouvernement retient un paragraphe et ignore l’autre. Que se passe-t-il quand le gouvernement ne remplit pas une obligation que le législateur a créée ? Dans notre pays, rien !
Le premier alinéa, lui, entre en application ce 1 janvier 2012 : il n’y a plus à compter de cette date de dispense de recherche d’emploi pour les plus âgés des demandeurs, ceux qui sont inscrits à Pôle emploi en attendant que leur âge leur permette de bénéficier de leur retraite.
Cette mesure avait été mise en place par pragmatisme, face aux constats qu’à quelques mois de la retraite, il était le plus souvent illusoire de chercher un nouveau travail. Elle pouvait avoir du sens dans le contexte du début de l’année 2008 d’amélioration de la situation de l’emploi, que résume une intervention de Laure de La Raudière, députée UMP d’Eure et Loir, qui “a rappelé que l’engagement du Président de la République d’atteindre le plein-emploi en 2012 correspondait aux attentes des Français”, phrase extraite du compte rendu de la séance de la commission des Affaires économiques qui mérite d’être rappelée, tant elle met, avec une certaine cruauté, en évidence la différence entre l’objectif et la réalité.
Elle supposait qu’elle soit accompagnée pour avoir du sens. Le compte rendu de la séance où ce texte est débattu à l’Assemblée Nationale le 17 Juilet 2008 montrait des craintes que cette suppression de la dispense de recherche d’emploi ne soit pas accompagnée des mesures en faveur de l’emploi de seniors rendant la recherche un tant soit peu efficace, selon l’expression de Martine Billard, députée Verte de Paris “Vous enlevez le filet de sécurité avant de mettre le harnais !”
Aujourd’hui qui peut croire que les services de Pôle emploi, alors qu’ils accueillent ces derniers temps des demandeurs d’emploi toujours plus nombreux (voir 5 201 300 inscrits à Pôle emploi fin Novembre 2011 : record absolu battu), auront la possibilité d’assurer à ces demandeurs un accompagnement renforcé, alors que les perspectives de retour à l’emploi sont bien faibles, et que les seniors sont la catégorie où le chômage augmente le plus, + 15 % en un an. Ce que résume le numéro 2 de la CFDT, Laurent Berger : « La mesure arrive à contretemps. Le problème actuel n’est pas de pousser les gens à chercher un emploi mais de leur en trouver un ». Challengesne titre-t-il pas “Les 55-64 ans sacrifiés sur le marché de l’emploi“ ?
Techniquement cela va se traduire par un changement de catégorie dans les statistiques de Pôle emploi : ceux qui étaient jusqu’à présent classés en catégorie D, non obligés de faire des actes positifs de recherche d’emploi, vont donc passer progressivement en catégorie A, car ils ne travaillent pas et recherchent (sans beaucoup d’illusion) un emploi à plein temps, augmentant ainsi cette catégorie, la plus sensible médiatiquement. Comme cette mesure va entrer en application progressivement, pour les nouveaux demandeurs inscrits depuis le 1er janvier 2012, on va voir cette évolution produire des effets progressivement durant l’année 2012. Etait-ce bien le but recherché ? Y-a-t-il un pilote ?
Comment illustrer plus clairement le principal reproche qui peut être fait à la politique en matière d’emploi conduite depuis 2007, à savoir le refus de comprendre que la crise imposait de reconsidérer ce qui avait été mis en place en 2007-2008 dans un contexte d’amélioration de la situation de l’emploi et de perspective de retour au plein emploi ? C’est le refus d’accepter ce qui apparaissait portant comme une évidence, la nécessité de changer de priorités, parce qu’on entretenait l’illusion que la crise allait se terminer, se terminait, était terminée…
Pour notre part (Michel Abhervé)nous avions écrit sur ce blog le 19 décembre 2008, en conclusion d’un article intitulé “La crise change la politique économique de l’Etat, elle doit changer sa politique de l’emploi“, la phrase suivante : “nous pourrions citer bien d’autres exemples montrant qu’en matière de politique de l’emploi, l’Etat poursuit en droite ligne une politique construite dans un autre contexte.” Trois ans plus tard, comment ne pas regretter de ne pas avoir été entendu ?
Cet article a été posté le Lundi 2 janvier 2012 dans la catégorie chômage et pôle emploi pour Alternatives économiques. Vous pouvez envoyer un commentaire en utilisant le formulaire ci-dessous.
Michel Abhervé pour Alternatives Économiques
http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2012/01/02/1970/
Dorénavant, les chômeurs de plus de 57 ans et demi (ou 55 ans dans certains cas) ne seront plus dispensés de recherche d'emploi. Si les quelque 165.000 qui bénéficiaient jusqu'à présent de cette mesure continueront à être dispensés, les nouveaux seniors au chômage devront s'inscrire à Pôle emploi, occasionnant par là un surcroît de travail aux salariés de cet organisme chargés de les suivre, et prouver qu'ils recherchent activement des emplois... qui n'existent pas !
Alors que les entreprises licencient à tour de bras et que les embauches se raréfient, même pour les emplois temporaires, les salariés de plus
de 50 ans n'ont pour ainsi dire aucune chance de retrouver un travail : trop vieux, pas formés aux nouvelles technologies, et surtout trop chers, répondent les dirigeants d'entreprise à leurs
demandes d'embauche.
Près de 600.000 travailleurs de plus de 50 ans sont actuellement au chômage, un nombre en augmentation de 15,5 % depuis un an.
Le gouvernement ne fait rien pour enrayer le chômage, il le fabrique même en diminuant les emplois de fonctionnaires. Mais que ce soit à travers sa propagande ou les « plans seniors
» prétendument destinés à inciter les entreprises à les embaucher, il vise à culpabiliser l'ensemble des chômeurs et à faire croire qu'il suffit de chercher un travail pour en trouver
un, même lorsqu'on a dépassé les 50 ans.
Dans une situation où le chômage explose, obliger les seniors à accomplir des démarches inutiles, au lieu de les laisser attendre tranquillement leur retraite sans subir de pressions, est une
brimade inadmissible envers eux.
Paru dans Senioractu du Jeudi 5 Janvier 2012
Conformément à l’accord pour l’emploi des seniors dans les entreprises agricoles, les partenaires sociaux ont confié à l’ANEFA*, l’animation et la gestion du dispositif d’accompagnement des seniors dans la construction d’un nouveau parcours professionnel.
Afin d’améliorer leur employabilité, un accompagnement gratuit de 10 heures sur deux ans, assuré par un expert agréé, est donc
proposé à tout salarié de la production agricole de 49 ans minimum.
Rappelons que lus de 200.000 salariés de 49 ans et plus travaillent dans la production agricole, ce qui représente 17,5% de la population active dans cette branche. Et ce chiffre augmente entre 3
et 5% chaque année. Ainsi, depuis dix ans, la part des seniors dans l’emploi agricole a bondi de 45% !
Pour répondre à cette évolution démographique et sociétale, l’ensemble des partenaires sociaux de l’agriculture, représentants d’employeurs comme de salariés, ont décidé d’œuvrer pour sécuriser
le parcours professionnel des salariés seniors. Ceux-ci ont élaboré différentes actions concrètes dont le dispositif Seniors en agriculture.
Plus concrètement, le dispositif senior en agriculture s’adresse à tout salarié de 49 ans et plus, avec un an minimum d’ancienneté chez son employeur et ayant travaillé cinq ans
dans le secteur agricole. Chaque salarié bénéficie d’un accompagnement gratuit de 10 heures sur deux ans assuré par un expert agréé : l’accompagnateur. Celui-ci est sélectionné selon les critères
suivants : connaissances des métiers de l’agriculture, des dispositifs de formation professionnelle continue et maîtrise des techniques de recherche d’information.
Grâce à ces compétences, le salarié senior, en phase de questionnement sur son avenir professionnel, peut bénéficier d’informations utiles sur les métiers et les parcours de formation et bâtir
son projet professionnel avec son accompagnateur. Un objectif annuel de 500 accompagnements est fixé.
Claude Cochonneau - Secrétaire général de la CPNE (FNSEA – collège
employeur)
- Quelle place réservez-vous aux seniors ?
Les partenaires sociaux portent beaucoup d’intérêt à l’emploi des seniors. Nous avons de nombreux métiers en tension. Un salarié senior, comme n’importe quel
autre salarié de l’agriculture, est important.
- Pourquoi un accord spécifique en agriculture ?
Nous avons fait notre propre accord afin d’adapter les réalités du travail en production agricole à nos besoins, ce que ne permet pas un accord
interprofessionnel.
- Quels sont les objectifs escomptés ?
Nous souhaitons optimiser l’emploi des seniors. Dans certains postes où les taches sont multiples, ceux-ci disposent d’une certaine expertise, qu’il est
nécessaire de transmettre. Nous souhaitons également qu’ils se sentent le mieux possible dans l’emploi.
Pierre Jardon,Membre de la CPNE (CFTC agri – collège salarié)
- Quelle est la particularité de l’agriculture ?
L’agriculture est constituée majoritairement de TPE et le travail dans les exploitations est plutôt physique. Des salariés seniors peuvent, au fil du temps,
ressentir une certaine pénibilité au travail et avoir des difficultés à s’adapter aux nouveaux modes de travail (informatique, génétique...).
- Pourquoi ce dispositif d’accompagnement ?
En faisant le point sur leur parcours professionnel, les seniors peuvent envisager plus sereinement, leur avenir dans l’agriculture : changement de poste,
formation...
- L’objectif ?
Nous souhaitons la réussite de ce dispositif. A terme, chaque salarié senior doit être en mesure, s’il le souhaite, de réaliser cet accompagnement. Il est
important également, de sensibiliser les employeurs à la possibilité de faire bénéficier leurs salariés d’un accompagnement.
L’ANEFA : animateur du dispositif
Depuis 2010, l’Association Nationale Emploi Formation en Agriculture (ANEFA), structure paritaire fortement impliquée dans la promotion de l’emploi et des métiers agricoles, a pour mission d’assurer la coordination et le développement du dispositif. Dans ce cadre, elle est la structure référente des accompagnateurs et salariés agricoles. Elle assure également la diffusion des outils d’informations destinés aux utilisateurs. Gilles Duquet, Président de l’ANEFA, précise que « l’ANEFA est l’outil de communication des partenaires sociaux. La présence de son réseau de proximité, composé d’associations régionales et départementales, permet de relayer l’information et sensibiliser directement les salariés seniors. »
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