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  • : OR GRIS : Seniors acteurs des territoires, dans une société pour tous les âges
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  • : Blog de l’association Or Gris (cf. page) : diffuse des initiatives de retraités sont "acteurs", des informations sur le vieillissement et le vivre inter âge (cf. catégories). planodile@orange.fr
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 09:27

Un chauffeur de taxi new yorkais raconte :

Je suis arrivé à l’adresse et j’ai klaxonné. Après avoir attendu quelques minutes, je klaxonne à nouveau. Comme il s’agissait de ma dernière course de la journée, je pensais partir, mais finalement je me suis stationné et puis je me suis dirigé vers la porte et j’ai toqué.

« Juste une minute », a répondu une voix de personne âgée. Je pouvais entendre quelque chose qui traînait sur le plancher.

Après une longue pause, la porte s’ouvrit. Une petite femme de 90 ans se tenait devant moi. Elle portait une robe imprimée et un chapeau à voilette, ressemblant à un personnage de film des années 1940.

À côté d’elle il y avait une petite valise en nylon. L’appartement semblait comme si personne n’avait vécu dedans depuis des années. Tout le mobilier était recouvert de draps.

Il n’y avait pas d’horloge sur les murs, pas de bibelot ni aucun ustensile sur les comptoirs. Dans un coin il y avait une boîte en carton remplie de photos et de verrerie.

« Pourriez-vous porter mon bagage jusqu’à la voiture? » dit-elle. J’ai porté la valise jusqu’à mon véhicule, puis suis retourné aider la femme.

Elle prit mon bras et nous avons marché lentement vers le bord du trottoir.

Elle n’arrêtait pas de me remercier pour ma gentillesse. « Ce n’est rien », je lui ai dit « J’essaie simplement de traiter mes passagers de la façon dont je voudrais que ma mère soit traitée. »

« Oh, tu es un bon garçon », dit-elle. Quand nous sommes arrivés dans la voiture, elle m’a donné une adresse, puis demanda: « Pouvez-vous passer par le centre-ville? »,

« Ce n’est pas le plus court chemin », répondis-je.

« Oh, cela ne me dérange pas », dit-elle. « Je ne suis pas pressé. Je me rends au centre de soins palliatifs. »

J’ai regardé dans le rétroviseur. Ses yeux scintillaient. « Je n’ai pas de famille » reprit-elle d’une voix douce. « Le docteur dit que je n’en ai plus pour très longtemps. » J’ai discrètement arrêté le compteur.

« Quelle route voudriez-vous que je prenne? » Demandai-je.

Pendant les deux heures qui ont suivi, nous avons roulé à travers la ville. Elle m’a montré le bâtiment où elle avait travaillé comme opérateur d’ascenseur.

Nous avons traversé le quartier où elle et son mari avaient vécu quand ils étaient jeunes mariés. Elle m’a fait arrêter devant d’un entrepôt de meubles qui était à l’époque une salle de bal où elle était allée danser lorsqu’elle était jeune fille.

Parfois, elle me demandait de ralentir en face d’un bâtiment particulier ou dans un coin et s’asseyait le regard perdu dans l’obscurité, sans rien dire.

Lorsque le soleil commença à rejoindre l’horizon, elle dit soudain: « Je suis fatiguée j’aimerai que nous y allions maintenant ».

Nous avons roulé en silence à l’adresse qu’elle m’avait donnée. C’était un petit édifice, comme une petite maison de convalescence, avec un portique pour rentrer dans une allée.

Deux infirmiers sont sortis et se sont dirigés vers le taxi. Ils étaient très attentionnés et surveillaient tous les mouvements de la vieille dame. Visiblement ils attendaient son arrivée.

J’ai ouvert le coffre et porté la petite valise jusqu’à la porte. La femme était déjà assise dans un fauteuil roulant.

« Combien vous dois-je? » M’a-t-elle demandé, en ouvrant son sac.

« Rien » lui dis-je.

« Vous devez gagner votre vie », répondit-elle.

« Il y aura d’autres passagers, » ai-je répondu.

Presque sans y penser, je me suis penché et lui ai donné une accolade. Elle me serra fort.

« Vous avez donné un petit moment de joie à une vieille dame », dit-elle. « Je vous remercie. »

Je lui serrai la main, et me retournai. Derrière moi, une porte a claqué, c’était le bruit d’une vie qui se termine.

Je n’ai pris aucun passager le reste de ma course. J’ai conduit sans but perdu dans mes pensées.

Je n’ai pratiquement pas parlé le reste de la soirée. Que se serait-il passé si cette femme avait eu à faire à un chauffeur en colère, ou à quelqu’un d’impatient et pressé ? Et si j’avais refusé de prendre la course, ou avais klaxonné plusieurs fois, puis parti sans attendre ?

Après réflexion, je ne pense pas avoir fait quelque chose de plus important dans ma vie.

Nous sommes conditionnés à penser que nos vies tournent autour de grands moments. Mais les grands moments sont souvent des jolis petits instants auxquels nous ne prêtons pas assez attention.»

Kent Nerburn ; Traducteur inconnu

http://chemindevie.net/le-dernier-voyage-en-taxi/

Le dernier voyage en taxi
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Published by Or gris : seniors acteurs des territoires - dans Portraits Société
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:30

Robert est un ancien journaliste âgé de plus de 70 ans qui était spécialisé dans le bricolage. Depuis cinq ans, il propose des petites vidéos (des didacticiels) qui vous permettent de devenir un pro des travaux domestiques et ménagers. Sans aucun doute, son âge et donc son expérience, ont fait de lui une véritable référence dans le domaine sur le web.

Robert est un ancien journaliste. Il était spécialisé dans le bricolage. Et une fois à la retraite, il ne s’imaginait tout bonnement pas arrêter son métier. C’est de là qu’est née l’idée de poursuivre son activité, mais sur le web. En effet, au démarrage, une petite caméra et un logiciel de montage vidéo suffisaient pour réaliser des petits didacticiels permettant à tout un chacun de comprendre le pourquoi du comment du bricolage.

Rappelons qu’un didacticiel est un petit film vidéo qui explique dans le détail comment réaliser telle ou telle opération. Avec le développement de l’Internet, ces guides en ligne se sont très largement développés et forment désormais une importante communauté suivie par des millions d’internautes dans le monde. Il en existe sur tous les sujets possibles et imaginables ! Du changement d’un bracelet de montre à l’utilisation de la scie sauteuse en passant par la pâtisserie !

Robert Longechal, lui, c’est Monsieur Bricolage. Outils et techniques n’ont absolument aucun secret pour lui avec ses trente années d’expérience. Il possède son propre site web et diffuse ses vidéos en ligne sur sa propre chaine (il essaie véritablement tous les produits qu’il met en avant). Ce bricoleur hors-pair enregistre tout de même plus de 15 millions de vues et plus 52.000 abonnés sur son compte internet. Ce qui n’est pas rien ! Robert est également le rédacteur en chef du magazine Bricoler du Côté de la Maison
 et chroniqueur de radio.

www.bricolage-avec-robert.com

Publié le Mercredi 8 Mars 2017 dans Seniorsactu, rubrique Internet

http://www.senioractu.com/Bricolage-avec-Robert-le-Monsieur-Bricolage-senior-du-web_a19802.html

 

Bricolage avec Robert : le "Monsieur Bricolage" senior du web

Mais qui est Robert « le bricoleur » ?

Reconnu par tous comme un vrai spécialiste du bricolage (il essaye tous les produits dont il parle), Robert Longechal apporte depuis plus de 30 ans son expérience et son expertise aux bricoleurs débutants ou confirmés.

Avec son site www.bricolage-avec-robert.com, résoudre un problème, trouver le bon produit, utiliser un truc pour bricoler n’a jamais été aussi facile. Et tout ce contenu vous est proposé gratuitement ! Robert Longechal est également le rédacteur en chef du magazine Bricoler du Côté de la Maison
 (vente en kiosque ou sur le site www.bricoler-cotemaison.com,
 et il est chroniqueur de radio. Il anime aussi la chaîne Youtube Bricolage avec Robert où vous êtes plus de 52.000 abonnés !! (15,880 millions de vues!!!) :-)

Bio express : Diplômé du Centre de Formation des journalistes, Robert Longechal a été rédacteur en chef de nombreux magazines et la « vedette » bricolage de l’émission « Côté Maison »  sur France 3 pendant 11 ans. Il est aussi l’auteur de quelques 70 livres, et on l’entend depuis plus de 30 ans donner ses conseils aux bricoleurs sur les antennes de radio (Radio France, RTL, RMC info, Totem…).

 
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 10:12

 

Après ses études de droit et de langues étrangères, Anne prend la tête du service "chasse et pêche" au sein de la compagnie des wagons-lits et accompagne des touristes à l’étranger dans le cadre de voyages thématiques. Elle poursuit sa carrière dans le secteur de la communication, puis s’arrête après son mariage. Avec son mari, ils décident alors d’acheter une ancienne bâtisse en Normandie. Après de gros travaux de rénovation, Anne ouvre ses jardins privés au public et récolte des fonds qu’elle reverse à des hôpitaux. Une activité qu’elle exercera durant dix-huit ans avant de revendre sa propriété pour une plus modeste.

Sa vie à la retraite

Passionnée par les jardins depuis l’enfance, Anne n’hésite pas une seconde lorsqu’un ami la sollicite en 2004 pour créer des jardins thérapeutiques. Ils sont peu répandus en France. Convaincue de leurs bienfaits sur les malades, elle y voit l’occasion de rester active, se lance dans le projet et créé l’association Jardins et santé. Le but : permettre à des structures hospitalières de mettre en place des jardins au sein de leur établissement pour adoucir la vie des patients et les relier au « vivant ». Ce qui lui plaît dans cette activité : apporter du bien-être à des personnes qui en ont besoin et rencontrer des soignants dévoués.

 

Publié par Notre temps du 27 février 2017

Voir l'article et la video : http://www.notretemps.com/premier-jour-nouvelle-vie/portraits-n/anne-la-sante-par-le-jardinage,i133000

 

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 09:00

Parentibus roule pour les familles en Basse-Normandie

Parentibus est né du constat de sa fondatrice et présidente, Catherine de la Houge, juge pour enfants à Coutances (Manche) pendant plus de 10 ans. En tant que magistrate, elle remarque que de nombreuses situations qu’elle a à traiter, auraient pu ne pas se dégrader si les familles avaient bénéficié d’un lieu d’écoute accessible avant que leurs difficultés ne s’aggravent. Or ces familles, isolées en zone rurale, n’ont pas connaissance des actions qui s’offrent à elles et n’osent pas toujours contacter les services sociaux, de peur d’être stigmatisées ou par crainte de se voir retirer leurs enfants.

Afin de lutter contre l’isolement de familles installées en milieu rural, d’accompagner les parents dans l’exercice de leur parentalité et de prévenir des dysfonctionnements familiaux, l’association Parentibus anime un lieu d’échange itinérant, qui sillonne le centre de la Manche. Les bénévoles de l’association accueillent au sein d’un véhicule aménagé en espace convivial, les familles qui viennent échanger anonymement et s’informer. Ils les aident à comprendre leurs difficultés de parents, à mobiliser leurs ressources pour les surmonter et si nécessaire les orientent vers les professionnels compétents. Par son action préventive, Parentibus entend favoriser le maintien du lien parents/enfants, la réflexion sur les principes éducatifs et ainsi réduire les difficultés rencontrées par ses familles et par conséquences les mesures de placement qui pourraient en résulter

"Parce- qu'ici on est loin des centres sociaux, c'est le milieu rural."

Tout le monde peut-y venir Gratuitement : Parents isolés où pas, enfants, grand-parents, le but est de recréer un lien entre eux. Sont les bienvenus tous ceux qui ont des problèmes pour communiquer entre eux, qui ont besoin de parler, qui se posent des questions, ensemble on cherche des solutions. C'est anonyme, on ne donne que nos prénoms, on ne demande pas de quelle commune vous venez. On y revient ensuite, sans obligation, on fait le point et on évolue au fil des rencontres, ensemble, au rythme de chacun.

«Les gens ont la capacité de résoudre leurs problèmes par eux-mêmes, en les écoutant, on les amène vers cette approche-là.», un bénévole écoutant de l’association Parentibus. 


«Ici, on ne se sent pas jugé, je n’ai pas peur qu’on me retire ma fille. Je me sens plus sereine et le bus n’est pas loin de chez moi» une maman, usagère du bus.
 

Description détaillée :

Aller à la rencontre des familles

Parentibus intervient dans une quinzaine de communes du centre de la Manche. Le camping-car, qui circule du lundi au vendredi et un samedi sur deux, se déplace dans chacune d’elles environ une fois tous les 15 jours selon un planning préétabli librement accessible sur le site de l’association et largement diffusé dans la presse et par les acteurs des communes concernées. Il s’installe pour la journée dans un lieu à la fois visible et fréquenté mais qui permet aux personnes qui le souhaitent de s’y rendre discrètement, à l’instar de la place du marché ou du parking de commerce de proximité. En revanche, les abords des écoles, envisagés à l’origine de l’action, se révèlent contre-productifs car toutes les familles se connaissant, certaines ne fréquentent pas l’espace mobile par crainte du regard des autres. 
Le camping-car est aménagé en un espace convivial, décoré de dessins d’enfants. On y vient de façon anonyme pour échanger autour d’un café, d’un thé, d’un goûter proposé par l’équipe de bénévoles, qui va au-devant des habitants. Dans un souci de s’adresser à tous les habitants, et pas seulement à ceux relevant d’une prise en charge sociale, ainsi qu’à tous les membres d’une famille, des animations sont également proposées par le bus, comme des ateliers lectures ou jeux, des conférences/débats.... Autant d’activités qui favorisent la rencontre et l’échange.



L’écoute, priorité des bénévoles

Au début de l’année 2016, les bénévoles de Parentibus sont plus d’une trentaine. Pour la plupart, ce sont des retraités d’origines diverses. Instituteur, professeur, éducateur, infirmière, pharmacien ou notaire… ils ont tous reçu une formation d’écoutant, dispensée sur trois jours par un psychiatre et un psychologue où ils apprennent à mettre en retrait leur propre expérience professionnelle et à favoriser l’expression de ceux qu’ils accueillent. Ils participent également chaque trimestre à des réunions de supervision au cours desquelles ils peuvent échanger sur leur pratique, partager des informations sur les structures et dispositifs institutionnels existants et évoquer leurs éventuelles difficultés. Chacun d’entre eux consacre ainsi deux jours et demi par mois à Parentibus, et assure les permanences du bus en binôme.

Les bénévoles de Parentibus ne sont pas là pour se substituer aux professionnels du secteur social, éducatif ou judiciaire. Leur rôle est avant tout d’essayer de créer un climat de confiance, favorisant l’expression de la parole de personnes qui ne s’adresseraient pas spontanément aux institutions. Ils ne se positionnent pas dans le jugement mais accompagnent la réflexion de ceux qui viennent les voir, les « passagers », pour désamorcer des situations, échanger sur des difficultés ou des questionnements. Progressivement, la parole se délie autour de problèmes familiaux : parentalité, pratiques éducatives, séparation et maintien du lien parental, rupture du dialogue au sein de la famille, violences dans le couple ou avec les enfants, exclusion, déscolarisation, difficultés liées à l’emploi… Et de plus en plus fréquemment des grands parents font part de leurs difficultés à assumer une solidarité intra-familiale traditionnellement forte en milieu rural et à se positionner dans leur rôle grand-parental. La présence simultanée de plusieurs personnes peut permettre le partage d’expériences et donne l’occasion aux bénévoles de Parentibus de communiquer des informations sur les activités existantes sur le territoire et rompre ainsi l’isolement. Si le binôme en identifie le besoin, il encourage les familles à se rapprocher d’elles-mêmes des professionnels ou des organismes compétents mais peuvent également être amenés à signaler, comme tout citoyen, une situation de maltraitance ou de danger immédiat. La décision ne repose alors pas seulement sur le binôme ayant eu connaissance de la situation, mais est prise collectivement par un groupe ressource constitué au sein de Parentibus. 



Essaimer sur d’autres territoires


De septembre 2014 à mai 2016, quelques 800 personnes ont ainsi été accueillies au sein du bus et certains « passagers » sont même revenus plusieurs fois. Des partenariats se mettent également en place, notamment avec les commissions parentalités, avec la Maison des adolescents et certaines structures scolaires (collèges, Maisons Familiales et Rurales …). L’association envisage de mettre en service un ou deux autres bus sur d’autres territoires ruraux du Département où des besoins ont été identifiés, notamment autour de Carentan. Les 200 adhérents de l’association continuent donc d’organiser des événements pour récolter des fonds et mobiliser les habitants autour de Parentibus. Car la priorité de l’association reste de trouver des financements pour pérenniser son action.

Impact(s) :

  • Parentibus permet d’apporter, dans un milieu rural où des personnes peuvent être isolées du fait de situations géographiques et/ou parfois sociales, un service de proximité pour ceux qui ne se déplacent pas facilement.
  • Le mode de fonctionnement de Parentibus (espace itinérant convivial, écoutants bénévoles, caractère non institutionnel de la structure…) favorise la création d’une relation de confiance avec les familles qui expriment plus facilement leurs difficultés ou leurs questionnements
  • En proposant la rencontre avec les écoutants, mais également avec d’autres familles, Parentibus est l’occasion de rompre l’isolement et d’initier de nouvelles formes de solidarité autour du partage d’expérience ou d’activités.
  • Parentibus permet de prévenir la dégradation de situations pouvant aboutir à des placements. Cet impact reste cependant difficile à quantifier en raison du principe d’anonymat qui prévaut pour les « passagers ».
  • Parentibus participe au travail des différents acteurs du secteur (institutionnels et associatifs) et entretien avec eux des liens de partenariats
  • Fiche Apriles, -06-2016
  • http://www.apriles.net/index.php?option=com_sobi2&sobi2Task=search&Itemid=95

    Contact : Laurence Chloé, coordinatrice

    Rue du 8 mai, Coutances 50200

    association.parentibus@gmail.com

 

Parentibus, la retraite active de la juge qui aimait les enfants
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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 09:45

Se former avant de partir en retraite, pour mieux se lancer dans une nouvelle activité

Jean, avant son départ en retraite, a participé à une formation « par la pratique », chez un formateur ébéniste du réseau Savoir-Faire & Découverte :

 

« J'allais me retrouver seul avec ma femme (j'aime beaucoup ma femme mais on est que 2), alors j’avais comme objectif de garder des contacts.  Je me suis dit : Je vais faire valoir mes droits à la formation (DIF)[1] à travers une formation bois, ça me permettra d'utiliser mes connaissances en bois dans le cadre d’une association avec laquelle j’avais pris contact. On s'intègre mieux quand on a des choses à faire ».

Aussitôt rentré, il a fait une petite table pour s’entraîner. Puis il s'est lancé dans la construction à titre personnel d'un futreau, barque traditionnelle de la Loire, chez lui, dans sa grange. Il a expliqué à la scierie ce qu'il voulait. On lui a trouvé du douglas local adapté à sa construction

Il a créé un blog pour montrer ce qu’il faisait, et avoir des contacts avec un public intéressé, avec sa famille aussi, qui suit ce qu'il fait.

Le stage l'a beaucoup aidé pour réussir les assemblages, grâce à la bonne pratique des gestes, des techniques : « le travail du bois est un travail fin, un travail au millimètre, qui demande de la précision, de l’exigence, de la finesse ».

Jean participe maintenant à la construction d'une gabarre, au sein de l’association  Les Chalandoux du 5ème vent, basée à à Chalonnes-sur-Loire.

voir le site de l'association : http://www.loire-chalandoux.com/notre-projet-gabarot_3645644.html

Il raconte : « Je suis beaucoup plus en contact maintenant avec ma famille, mes nièces, grâce au blog car elles sont intéressées par ce que je fais, alors qu'avant elles n'avaient pas de raison de me contacter ».

Aujourd’hui, le CPF (Compte Personnel de Formation), qui remplace le DIF, ne permet plus aux salariés futurs retraités de se former pour se préparer à une nouvelle activité. La loi sur la formation professionnelle de 2015 réserve les financements à des formations en lien direct avec le métier exercé en tant que salarié ! Dommage, il s’agissait là d’un bon moyen d’entrainer les retraités dans des activités de qualité, à forte valeur ajoutée sociale, environnementale. Et pour certains, cela leur permettait d’espérer un complément de revenu indispensable.

Jean, au moment de son départ en retraite, a trouvé dans le travail du bois une nouvelle passion qu’il peut pratiquer dans le cadre d’une activité associative


[1] DIF Droit Individuel de Formation

Eh oui Jean, le Gabarot commence à prendre sérieusement forme...grâce à toi aussi !

Eh oui Jean, le Gabarot commence à prendre sérieusement forme...grâce à toi aussi !

Savoir-Faire et Découverte, créée en 1999, a pour objectif de faciliter l'accès aux savoir-faire artisanaux, artistiques et agricoles écologiquement responsables. Plus de 150 artisans, agriculteurs et artistes proposent de découvrir et de partager leur passion, dans le cadre de stages-découverte, de tests métiers et de formations-actions. Ce sont ainsi plus de 40 métiers qui sont proposés (boulanger au feu de bois, fabricant de cosmétique artisanal, création de vêtements à base de recul…). Chaque participant peut ensuite mieux faire lui-même, faire évoluer ses pratiques professionnelles ou/et personnelles, mieux préparer une reconversion professionnelle.
 
Pour en savoir plus, allez voir leur site : http://www.lesavoirfaire.fr
tel : 09 70 80 52 62
Se former avant la retraite, pour se lancer dans une nouvelle activité
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 14:42
Thérèse nous a quitté…

Militante féministe, de l'engagement citoyen et de l'ESS, Thérèse Clerc, nous a quittés.

Fondatrice de la Maison des Femmes, ouverte aux femmes de tous âges, de la Maison des Babayagas, toutes deux à Montreuil (Seine-Saint-Denis), créatrice de l’Université des Savoirs sur la Vieillesse (UNISAVIE), première université populaire sur la vieillesse, est décédée mardi à l’âge de 88 ans. Atteinte d’un cancer, elle «s’est éteinte paisiblement chez elle»

Avec pugnacité, elle a mené des projets politiques et innovants pour changer l’image des « vieux » dans la société. La viellesse qui n'est pas présené comme une pathologie, mais un beau moment de la vie, l’âge de la pleine liberté.

La philosophie des projet s’appuie sur six valeurs : autogestion, citoyenneté, écologie, féminisme, laïcité et solidarité. 

Elle avait participé aux travaux Or Gris, à Cazals et à UNISAVIE, UNIversité du Savoir du VIEllir autrement, à laquelle Or Gris apportait son regard sur le vieillissement en milieu rural… sur ces mêmes valeurs,  compagne de route, Thérèse,  nous continuons avec toi…   

http://www.liberation.fr/france/2016/02/16/deces-de-therese-clerc-militante-feministe-et-fondatrice-de-la-maison-des-babayagas_1433735

http://www.lelabo-ess.org/disparation-de-therese-clerc-fondatrice-de-la.html                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

http://www.franceinter.fr/personne-therese-clerc

http://www.humanite.fr/therese-clerc-mort-dune-femme-libre 599203 http://www.franceinfo.fr/emission/france-info-seniors/2014-2015/therese-clerc-une-militante-resolument-libre-08-02-2015-08-27

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