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mobiliser les potentialités des seniors,
leur apporter les services adaptés
  pour le développement des territoires ruraux.

Santé social

Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 09:53

Après les récentes précisions apportées sur le fonctionnement des pôles d'activités et de soins adaptés (Pasa) et des unités d'hébergement renforcées (UHR) - voir notre article ci-contre du 21 octobre 2011 -, les ministères sociaux et la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) consacrent une nouvelle circulaire, en date du 10 janvier 2012, à une autre mesure-phare du plan Alzheimer 2008-2012 : la mise en oeuvre des Maia (maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades Alzheimer).
Après les expérimentations menées sur une quinzaine de sites depuis 2008, une première phase de déploiement de 40 Maia a été lancée en 2011 (voir notre article ci-contre du 2 février 2011). L'année 2012 doit voir la mise en place de cent nouvelles Maia, avec un objectif de cinq cents maisons à l'horizon 2014 (voir nos articles ci-contre du 22 juillet et du 3 octobre 2011). Le décret du 29 septembre validant le cahier des charges national des Maia doit faciliter ce déploiement (voir article localtis du 13 octobre 2011).
La circulaire du 10 janvier détaille le dispositif de l'appel à projets lancé pour cette année. Elle rappelle que celui-ci bénéficie d'une enveloppe de 26,56 millions d'euros, mise à la disposition des agences régionales de santé (ARS) et apportée par la CNSA (24,64 millions d'euros pour 88 Maia) et le FIQCS - fonds d'intervention pour la qualité et la coordination des soins (1,92 million et 12 Maia). Pour le financement de chaque structure, la circulaire fixe un ordre de grandeur de 100.000 euros pour la prise en charge du pilotage et du fonctionnement et de 60.000 euros par gestionnaire de cas (soit un plafond de 280.000 euros en année pleine si le projet prévoit trois gestionnaires de cas et 220.000 euros s'il n'en prévoit que deux).

      Les départements étroitement associés

Les ARS jouent un rôle central dans la mise en place de ces nouvelles structures : organisation des appels à candidatures et constitution des commissions régionales consultatives, instruction des dossiers, présentation de ces derniers en commission et décision finale. La circulaire précise cependant que l'ARS "veille à informer de façon spécifique les conseils généraux, qui sont des acteurs incontournables dans la mise en place des dispositifs Maia et dont l'implication est un facteur de réussite de l'intégration". Une fois la décision prise, la création de la Maia sera formalisée par une convention signée par l'ARS et l'organisme porteur de projet, doublée du recrutement d'un pilote.
La circulaire du 10 janvier 2012 précise également le fonctionnement de la Maia, avec notamment la mise en place du guichet unique "impliquant fortement le partenariat local" et celle des gestionnaires de cas, chargés de suivre les situations individuelles. Ces derniers sont appelés à utiliser "des outils spécifiques : un outil d'évaluation multidimensionnelle et un plan de services individualisé". L'outil d'évaluation multidimensionnelle - Geva-A-Maia - devrait faire l'objet d'un applicatif au début de 2013. Enfin, les Maia seront distinguées par l'attribution d'un label qualité, dont la délivrance est conditionnée par un long processus d'évaluation d'une durée totale de 36 mois.
Les appels à candidatures ont été lancés le 1er février 2012, avec une date limite de réponse au 15 mars. Les décisions finales des directeurs généraux d'ARS devront intervenir le 30 avril au plus tard, afin de permettre la mise en place effective de la gestion des cas en novembre prochain.

Jean-Noël Escudié / PCA, publié le mercredi 25 janvier 2012 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263101645&cid=1250263098963

Référence : circulaire interministérielle DGCS/DGOS/2012/06 du 10 janvier 2012 relative à la mise en oeuvre de la mesure 4 du plan Alzheimer : déploiement des maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades Alzheimer (Maia).

Par Orgris - Publié dans : Santé social - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 11:09

Aujourd'hui, 9 janvier a lieu le lancement officiel de l’Institut des Rencontres de la Forme. L’IRFO. Une association nationale qui va mobiliser son action en faveur de l’activité physique ou sportive et qui va tenter de redonner le goût à chacun de bouger quelque soit son âge. Une philosophie incarnée par des projets et des activités accessibles, régénérant le lien social et le tissu local.

L’Institut des Rencontres de la Forme (IRFO) est une association nationale sans but lucratif et d’intérêt général créée en 2011 sous l’impulsion de nombreux acteurs du sport-santé agissant au coeur des territoires. L’IRFO capitalise sur une expérience de plus de dix ans initiée à l’origine dans le nord de la France.
Cette initiative s’inscrit dans la suite logique de la démarche du ministère de la Santé et de la publication du rapport du professeur Toussaint qui mettait en exergue la nécessité de redonner le goût de bouger. Sa philosophie : « Se bouger, c’est préserver sa forme ! »
Dans un contexte de sédentarité croissante, l’Institut des Rencontres de la Forme mobilise son action en faveur de l’activité physique ou sportive sans être porteur de messages culpabilisateurs : redonner le goût de « faire » et l’envie de « bouger » quelque soit son âge ; être acteur de son alimentation et gérer ses émotions ; contribuer à la modification des comportements pour l’adoption de modes de vie durables et un bien-être partagé. Une philosophie incarnée par des projets et des activités accessibles, régénérant le lien social et le tissu local.
Grâce à son réseau, l’IRFO dispose aujourd’hui de relais dans toutes les régions de France qui lui permettent de mobiliser durablement les acteurs locaux sur la thématique « Forme et Bien-être » avec une triple approche : cohésion sociale, développement durable, prévention santé.
Les actions de l’Institut des Rencontres de la Forme s’appuient sur les grandes orientations de santé publique comme le PNNS et sur un réseau actif de partenaires publics et privés. La mobilité et les dépenses énergétiques peuvent être optimisées dans tous les gestes du quotidien !
L’association regroupe en son sein à la fois des chercheurs et des experts du domaine du sport et de la prévention santé, mais aussi des spécialistes du changement de comportement et du sport-santé. Son ambition est de tester puis de déployer des outils innovants et des programmes concrets ciblant tous les profils d’individus, dans des contextes aussi divers que la ville, l’entreprise, les établissements de santé ou encore l’école.
      L’IRFO : une gouvernance basée sur l’expertise de compétences
Une organisation décisionnelle comprenant trois instances distinctes.
1/ Un Comité d’orientation stratégique : incluant des collèges scientifiques et de santé, des entreprises, l’Education nationale, des institutions et des associations.
2/ Un Comité de pilotage : veillant à participer aux développements de l’Institut et à la recherche de nouveaux
partenariats institutionnels, publics et privés. Il assiste l’équipe opérationnelle dans la définition et la mise en oeuvre des événements. Il initie et oriente la R&D, ainsi que les programmes de l’Institut.
3 /Le club des partenaires : rassemblant des personnalités du monde du sport, de la santé, de l’entreprise, de la politique, des institutions, des médias…
  Le conseil scientifique
Parmi les personnalités impliquées dans le Comité d’Orientation Stratégique figurent notamment des personnalités du monde scientifique et sportif reconnues pour leur implication sur le thème « prévention-santé ». Ses missions : observer et comprendre pour mieux accompagner les Français sur le chemin de la forme et du Bien-être
    Un champ d’actions s’articulant autour de trois missions concrètes
1/ Le développement d’actions de mobilisation et de sensibilisation
L’Institut s’appuie sur des actions d’accompagnement du passage à l’acte destinées à favoriser la pratique de l’activité physique ou sportive régulière dans les villes. Cet accompagnement est fondé sur l’expérience acquise avec la création des Rencontres de la Forme et son Diagnoform.
2/ La recherche et le développement
L’association élabore régulièrement de nouvelles formes d’accompagnement pour tester l’efficacité de ses interventions : mise en place des Chemins de la Forme® par ex. au coeur des territoires pour permettre à la population de bouger plus et mieux : cours d’écoles ; milieu urbain ; parcs existants ; espaces naturels, non aménagés ; espaces de relaxation
3 /La création et le déploiement d’actions ou d’interventions spécifiques pour le compte d’institutions ou d’entreprises souhaitant explorer une dynamique d’engagement forte dans le domaine de la forme et du bien-être (activité physique, alimentation, gestion du stress…) : formation d’Ambassadeurs de la Forme par ex.
Pour en savoir plus, rendez-vous dès le 9 janvier sur le site : www.irfo.fr

Publié le Mercredi 4 Janvier 2012 par Senioractu

http://www.senioractu.com/Lancement-de-l-Institut-des-Rencontres-de-la-Forme-parce-que-Se-bouger-c-est-preserver-sa-forme_a14502.html?preaction=nl&id=16271181&idnl=104091&

Par Orgris - Publié dans : Santé social - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 09:44

En dehors de leur emploi et de manière informelle, 5% des salariés français et 6% des travailleurs en Europe assument des responsabilités de soin envers des membres de leur famille, aussi bien des enfants que des adultes dépendants car handicapés, âgés ou malades. Ces charges sont lourdes à porter et ces aidants familiaux ont besoin de l’aide des entreprises pour lesquelles ils travaillent afin de supporter au mieux leur tâche.

Quelles aides les entreprises apportent elles aux aidants dans différents pays d'Europe ?

Une étude a été réalisée dans quelques pays de l’Union Européenne : les Pays-Bas, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Irlande. On distinguera dans cet article les parents actifs, qui doivent s’occuper de leurs enfants en plus des obligations liées à leur emploi, des aidants familiaux, dont les obligations peuvent concerner leurs enfants, mais également des adultes dépendants à leur charge, par exemple des personnes âgées ou handicapées.

L’entreprise peut recourir à deux grands types de mesures pour assister son salarié : celles liées à son emploi et celles liées aux soins qu’il procure aux membres de sa famille dont il s’occupe.

         Mesures liées à l’emploi de l’aidant

En dehors de quelques exceptions, de telles mesures ne proviennent pas de la législation de l’Europe ; mais certaines des dispositions de la directive européenne peuvent intéresser les aidants, mais sans accorder à ces derniers des privilèges spéciaux.

De même, à l’intérieur des Etats, et à l’exception de l’Allemagne ou des Pays-Bas les accords sectoriels visent beaucoup plus souvent à aider les parents actifs que les aidants familiaux. Dans les autres cas, les aidants profitent parfois des dispositions de ces accords par assimilation. Mais d’une manière générale, dans la plupart des pays, le secteur public et les grandes entreprises sont plus favorables aux mesures permettant des congés ou une flexibilité des horaires de travail en faveur des aidants familiaux ou des parents actifs que le secteur privé.

Les dispositions s’adressant directement aux besoins des aidants familiaux se décident au niveau de l’entreprise elle-même.

Ainsi, l’entreprise peut permettre à son salarié de prendre des congés plus longs que ceux prévus dans la législation, peut donner plus de flexibilité dans leur attribution, c'est-à-dire concernant l’éligibilité pour en bénéficier, ainsi que leurs conditions, notamment les rémunérations perçues par le salarié pendant les congés. Pendant cette période, l’entreprise peut également garder contact avec son salarié afin qu’il se sente soutenu, s’assurer que le congé n’entraîne pas de conséquences défavorables pour sa carrière, ou encore faciliter son retour au travail.

Aux Pays-Bas, une entreprise d’assurance est allée plus loin que la loi de 2001 sur le travail et les soins dispensés par les travailleurs. Alors que la loi ne concerne que les travailleurs qui s’occupent de leur famille proche, les mesures prises par l’entreprise intéressent ceux qui s’occupent de leurs amis, de leurs voisins ou de leur famille éloignée, et prévoit de meilleures conditions pour les congés de longue durée : la moitié des heures de congés est rémunérée, dans la limite de l’équivalent d’un mois de salaire.

Un autre exemple d’élargissement de la loi de 2001 est fourni par une entreprise pharmaceutique néerlandaise, qui accorde cinq jours de congés payés de plus que ceux prévus par la législation, en cas d’admission à l’hôpital d’enfants de moins de 16 ans, ou encore de maladies de jeunes enfants dont personne d’autre ne peut s’occuper à la maison. Si l’urgence nécessite un congé supérieur à 5 jours, des mesures sont possibles, qui font par exemple peser le coût des jours supplémentaires à égalité sur l’employeur et le salarié.

La plupart des Etats membres ont inclus à leur législation la possibilité d’un congé à court terme, avec un très court préavis, sans forcément les réserver aux aidants. Ces derniers peuvent l’utiliser pour faire face à des urgences pour les personnes qu’ils ont à leur charge, qui nécessitent des soins soudains beaucoup plus poussés.

En Irlande, la loi de 2001 sur les congés des aidants familiaux permet à ces derniers, sous réserve qu’ils aient déjà effectué 12 mois de travail continu dans leur poste actuel et qu’ils donnent un préavis d’au moins 6 semaines, d’obtenir un congé non rémunéré de 104 semaines, quota pouvant être rempli en une ou plusieurs fois. Pendant cette période, les aidants en congé sont toujours considérés comme des employés, et connaissent donc les mêmes droits et obligations (à part la rémunération), et sont protégés contre le licenciement et les autres mesures ayant des conséquences défavorables pour leur carrière.

Cependant, le congé est une option radicale qui peut avoir des conséquences défavorable sur la suite de la carrière de l’aidant et elle est par conséquent choisie relativement rarement par les salariés, qui leur préfèrent des solutions plus modérées. Parmi celles-ci, le travail à temps partiel, proposé par de nombreuses entreprises, souvent de manière générale, mais parfois de manière spécifique aux aidants familiaux, ou encore le télétravail, même si il est estimé en général qu’il est difficile de concilier son travail et ses responsabilités de soin dans le même lieu, le domicile de l’aidant.

En Allemagne, une loi de 2008 permet aux aidants travaillant dans les entreprises de 15 personnes et plus d’obtenir un congé à long terme ou d’opter pour une réduction de leur temps de travail hebdomadaire pour une période maximale de 6 mois.

Une entreprise allemande de vente d’équipement électrique a également mis en place un système permettant aux aidants de réduire de moitié leurs heures de travail tout en continuant à toucher 65% de leur salaire à temps plein. Les 15% supplémentaires sont valables pendant 3 ans, avec possibilité d’extension à 5 ans pour certains cas individuels. Grâce à cette mesure, les aidants familiaux gardent des relations proches avec l’entreprise et le retour rapide au travail est encouragé.

Néanmoins, la plupart des aidants familiaux salariés dans l’Union Européenne (soit 59% des aidants familiaux en Europe d’après l’Enquête sur les Conditions de Travail 2005 d’Eurofound), choisissent le travail à temps plein. Il appartient donc à leur employeur de l’adapter à leurs besoins, par exemple au travers d’horaires de début et de fin de journée flexibles, de semaines compressées, ou encore de vacances flexibles.

        Mesures liées aux soins

Bien que la plupart des initiatives prises par les entreprises pour assister leurs salariés ciblent leurs conditions d’emploi, il arrive que certaines mesures concernent les soins que ces derniers prodiguent à leur famille.

Certaines entreprises ont mis en place des structures d’information et de conseil aux aidants, voire de formation pour eux, d’autres fournissent une aide plus concrète pour trouver des centres de soin ou d’aide en matière de financement.

Dans une entreprise de construction automobile en Allemagne, un groupe de soutien aux aidants a été constitué à l’initiative des salariés et s’est vu allouer un budget. Ce groupe assure des activités d’information, au travers de brochures, d’un recueil de liens internet et de conseils à la personne, par e-mail, téléphone ou face à face. Des réunions à but informatif sont également organisées.

Une compagnie énergétique britannique a développé un réseau d’aidants, qui permet à ces derniers d’être en contact via l’intranet de l’entreprise et lors de conventions. L’intranet fournit également un moteur de recherche concernant les problèmes liés aux maladies. Un service d’aide confidentiel a également été mis en place pour tout l’effectif ainsi que pour leurs familles, qui fournit également des conseils sur le soutien financier aux soins.

De telles mesures d’assistance ne se limitent pas à l’entreprise.

En Allemagne, c’est tout le secteur de la chimie qui a mis au point, dans chaque région, un bureau d’aide et de conseils confidentiels aux aidants familiaux, financé par les employeurs de la région.

En ce qui concerne les liens entre les entreprises et les centres de soin, un bon exemple est montré par une société de télécommunication allemande, qui est entrée en partenariat avec un fournisseur de soins à but non lucratif. Ce dernier intervient lors de conférence données dans l’entreprise, et tous les salariés de celle-ci ont accès aux informations et aux services du fournisseur de soins, à titre anonyme.

Les Etats-Unis sont les pionniers dans ce domaine, et de nombreuses entreprises y ont mis en place des comptes de crédit-santé pour les aidants, qui leur permet de mettre de côté une partie de leur revenu brut pour ensuite financer leurs dépenses de soin.

     Autres mesures

Combiner travail et assistance à des membres de la famille peut faire porter une lourde charge de responsabilité sur les épaules des aidants familiaux, entraînant du stress, qui peut être combattu par des programmes pour la santé sur le lieu de travail.

Les recherches montrent également que de gros progrès restent à faire en matière de prise de conscience et de compréhension du phénomène d’aide familiale de la part des salariés et des besoins de ceux-ci. Dans la majorité des cas, les supérieurs sont bien plus au fait de la situation des parents actifs que de celle des aidants familiaux.

Ainsi, de peur de recevoir des réactions négatives de la part de leurs collègues ou de leurs supérieurs, de nombreux aidants familiaux n’osent pas demander plus de flexibilité dans l’organisation de leur travail à leur employeur.

Une sensibilisation aux besoins des aidants familiaux aiderait à réduire ce genre de cas de figure, ainsi que les conséquences néfastes que pourraient avoir des mesures d’aménagement du travail pour la carrière future du salarié concerné.

Une société d’assurance santé néerlandaise propose des formations à des responsables opérationnels sur les bonnes pratiques à adopter vis-à-vis des aidants familiaux, en se basant sur des recherches qui ont identifié les problèmes qu’ils rencontrent, leurs besoins et leurs possibilités. La société fournit donc aux responsables des outils leur permettant de reconnaître les aidants au sein de leur entreprise et de prendre les solutions les plus appropriées pour les aider, mais elle propose également aux aidants eux-mêmes des outils afin qu’ils prennent conscience de leur propre statut et demandent de l’assistance s’ils en ressentent le besoin.

Source : http://www.eurofound.europa.eu/pubdocs/2010/62/en/1/EF1062EN.pdf

Info venant de Clé du social, Newsletter du 03 11 2011

 http://clesdusocial.com/mailinglist/index.htm

Par Orgris - Publié dans : Santé social - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 09:36

Avec six centres locaux d’information et de coordination (Clic) répartis sur le département, plus de la moitié des Morbihannais âgés de 60 ans et plus bénéficient d'un centre de ressources fédérant le réseau gérontologique. Pour compléter ce dispositif et depuis son premier schéma gérontologique 2001-2005, le conseil général du Morbihan propose aux communautés de communes de mettre en place des "relais gérontologiques". Sur 27 communautés du département, treize ont souhaité mettre en place un relais gérontologique.

     Le relais de proximité écoute, informe, oriente, anime et coordonne

L’objectif de ces relais gérontologique est d’une part, de se rapprocher du terrain pour mieux orienter les seniors vers les services et aides adaptés à leurs besoins, d’autre part de coordonner plus finement les intervenants du secteur médical et social pour une prise en charge plus efficace des personnes. Dans le cadre de la convention annuelle établie entre le département et les communautés volontaires, celles-ci assument une mission minimale pour laquelle elles reçoivent une subvention départementale finançant un quart de poste d'un agent de catégorie B par canton. Hors du cadre de la convention, chaque intercommunalité est libre de développer des projets sur lesquels le département peut encore l'accompagner à hauteur de 20%.

   L’exemple du relais de la communauté de communes de Questembert

Créé en 2008, le relais gérontologique de Questembert couvre le territoire de la communauté (13 communes et 19.851 habitants) et bénéficie d’une subvention départementale correspondant à un demi-poste. Ainsi le relais assure chaque semaine des heures de permanence téléphonique, d'accueil physique ainsi que des déplacements à domicile. Une grande partie de demandes portent sur des hébergements, majoritairement définitifs, ou adaptés à Alzheimer. Formée à l’animation territoriale, Sylvaine Lepage, responsable du relais, décrit son approche : "Lors du premier contact avec la personne, je réalise une évaluation de ses besoins, complétée si nécessaire par une visite à domicile. L’objectif est de définir ce qui, dans l’organisation de l’aide, peut être modifiée pour faciliter sa vie quotidienne : adapter les plannings de l'aide à domicile et de l'aide soignante afin de pouvoir déplacer une personne corpulente par exemple. Ensuite, il faut que les professionnels et services concernés puissent intégrer ces propositions dans leurs pratiques. La difficulté majeure de mon travail réside là : dans la coordination des services et leur adaptation à la personne."

     Une convention de partenariat entre le relais et un réseau de santé spécialisé sur la gérontologie

Le relais est encore jeune et pas encore bien identifié par les habitants qui se tournent plus facilement vers les CCAS. De ce fait, il intervient souvent en deuxième position, pour apporter ses compétences sur des dossiers un peu complexes, comme ceux destinés à l'obtention d'une allocation personnelle d'autonomie (APA). Pour répondre à ces situations qui imbriquent des aspects sociaux et sanitaires, la communauté s'est associée avec le réseau de santé (1) du Val d'Oust. Spécialisé sur les questions gérontologiques, ce réseau est en lien avec un quart des partenaires professionnels du relais : kiné, médecins, podologues... Ce partenariat est encadré par une convention légère entre le relais et le réseau de santé. Ainsi les interventions au domicile sont réalisées conjointement par la coordinatrice du relais et un membre du réseau, ce qui permet d'effectuer sur le champ une évaluation globale de la personne. Le suivi de la personne s’effectue également en coordination étroite, grâce à un bilan au moins mensuel coordonné.

Pour la responsable du relais, ce mode de fonctionnement, a fait ses preuves en améliorant l'articulation et la communication entre les divers services. Son souhait serait de l’étendre à d’autres intervenants comme ceux du secteur social, pour le portage de repas, l’aide à domicile....

        Le relais de Questembert participe au développement territorial

En 2009, le relais a mobilisé un budget d'environ 57.000 euros, dont plus de 20% ont été accordées aux animations et formations territoriales. Coté animation, la responsable du relais fédère un groupe de travail réunissant professionnels de santé, élus et retraités, en vue notamment de mettre en place des actions de sensibilisation comme la "Semaine bleue".

Cet ancrage sur le terrain et ce travail d’animation servent non seulement le développement du relais, mais également le projet de territoire de l'intercommunalité. L'expertise gérontologique locale est souvent sollicitée par les autres services de la communauté : le réseau des médiathèques pour le portage de livres à domicile, le service déchets en vue de la communication accompagnant la mise en place d'une redevance incitative, le service aménagement du territoire.

Myriam Journet / Agence Traverse pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info, lundi 17 octobre 2011

 (1) Créés en 2002, les réseaux de santé sont financés par le fonds d’intervention pour la qualité et la coordination des soins (FIQCS), les réseaux de santé réunissent divers professionnels autour d'une problématique santé comme le diabète, les personnes âgées...

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262560500

Par Orgris - Publié dans : Santé social - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 09:46

L’édition 2011 du Baromètre Humanis/Harris Interactive* vient d’être dévoilée. Parrainé par le ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale et piloté par Humanis -3ème groupe national de protection sociale- avec l’institut Harris Interactive et le concours de deux chercheurs, l'un à l'Université Paris Dauphine et l'autre à Toulouse Paul Sabatier, ce grand sondage est aujourd’hui une référence pour comprendre le comportement des seniors. Force des liens familiaux, dépendance, rôle de l’aidant, etc. 

       Activités et styles de vie
Rester actif, faire les activités que l’on aime et se garder du temps : 11% des répondants ont gardé une activité professionnelle après la retraite, contre 14% en 2010, et y consacrent quelques heures par semaine. Une place plus grande est accordée aux activités dites sociales (amis, famille, associations, …) au moment de la retraite.
Ceci s’explique par un besoin d’être utile et de garder une place dans la société, mais également de pallier à l’angoisse de l’isolement. Les 50 ans et + mixent les activités solitaires (lecture, télévision, radio, bricolage, …) et les moments à partager en famille ou entre amis.
Enfin, les 50-65 ans déclarent toujours garder leurs petits-enfants à 79%, mais de façon ponctuelle, en service rendu, pour un dépannage, ne voulant pas se substituer aux parents et 21% déclarent ne pas les garder ou presque jamais. Néanmoins, il est à noter une baisse de la garde des petits-enfants pendant les vacances, passant de 39% en 2010 à 30% en 2011.
      La perception de l’âge
Des 50-65 ans à la recherche d’émotions positives qui font se sentir plus jeunes. Comme l’année dernière, la tendance d’âge subjectif a été étudiée en 2011. La moyenne d’âge réel des répondants avoisine toujours 57 ans. Cependant, ils déclarent avoir les mêmes centres d’intérêt que des personnes de 43 ans (contre 42,3 ans en 2010) et se comportent comme des personnes de 45,5 ans. Leur apparence physique, quant à elle, est plus proche de la réalité, soit 51,4 ans. La tendance au rajeunissement se confirme une nouvelle fois.
Fait nouveau analysé en 2011 : la tendance d’âge subjectif (âge ressenti) se détermine également suivant les émotions positives rencontrées/recherchées au quotidien. Voici quelques événements qui font se sentir plus jeunes : passer une bonne journée, des événements familiaux (naissances, anniversaires, …), avoir une bonne forme physique, avoir des projets à court terme ou un sentiment de maturité optimiste. À contrario, ceux qui font se sentir plus vieux : passer une mauvaise journée, des événements familiaux (décès, disputes, …), une mauvaise forme physique ou une attitude fataliste.
Les 50-65 ans, et en particulier les 50-54 ans, se caractérisent donc, pour 64% d’entre eux, par la recherche de situations qui suscitent des émotions positives. Les valeurs comme la maturité, l’autonomie, la sagesse, le dynamisme et la liberté caractérisent également cette tranche d’âge, néanmoins l’enquête 2011 révèle que les répondants semblent un peu moins fortement en accord avec des valeurs comme sagesse, sérénité ou encore générosité, qui perdent en intensité.
Au final, on retrouve cette volonté, voire cette urgence de vivre bien, en bonne forme, en bonne santé, pour 42% des personnes interrogées et avec la possibilité de faire les activités que l’on aime.
      La dépendance
Plus de la moitié des 50-65 ans a déjà songé à sa dépendance, mais seulement l’ont déjà prévue. Les personnes interrogées ont finalement peu prévu leur dépendance. 46% n’y ont même jamais réellement pensé (55% des 50-55 ans).
Ce sont principalement les 60-65 ans (à 34%) qui ont prévu concrètement leur propre dépendance, d’abord en se constituant une épargne (15%), puis en souscrivant à une assurance dépendance (8%) et en aménageant leur cadre de vie (7%). Pour rappel, les 50-65 ans placent la dépendance en 7ème position des enjeux comptant pour leur avenir, bien après le pouvoir d’achat cité en premier par 46% d’entre eux, puis le chômage (45%), la santé (35%) et la retraite (34%). L’entrée dans la dépendance et l’apparition d’une maladie sont néanmoins les deux principales menaces pour l’avenir des répondants.
La dépendance étant même le principal marqueur du passage à la vieillesse, pour 42% des sondés. Quel est ce paradoxe ? Peu de personnes prévoient, car elles ne préfèrent pas y songer, elles sont dans le déni, la dépendance étant synonyme d’angoisse, de déchéance et de perte de liberté. « Rien que le mot… me fait peur. J’ai très peur de la dépendance. Dépendre des autres, d’un inconnu. Je voudrais vieillir, mais pas devenir vieille, avoir toutes mes facultés d’esprit et de corps. Que me réserve l’avenir… » témoigne Anne F, 54 ans, en activité.
    Une certaine idée de la prise en charge de la dépendance
Pour revenir sur les résultats du sondage réalisé en mai dernier par Humanis, sur le thème « Les Français face à la dépendance aujourd’hui et à l’horizon 2030 », les 50-65 ans ont montré combien ils étaient attachés à l’idée de « rester chez soi » et de garder leur autonomie. Interrogés sur la thématique dans le cadre du Baromètre « Générations 50 ans et + : aujourd’hui et demain ? », ils réaffirment préférer des solutions qui limitent l’impact de la dépendance sur leurs proches, ayant eux-mêmes parfois mal vécu le placement d’un parent.
Un placement en maison de retraite qui a de plus un coût. Aussi, ils se montrent favorables à une solution intermédiaire, type résidences services, un modèle communautaire privilégié au maintien à domicile, qui permet de ne pas se sentir isolé, de bénéficier de services, sans peser sur la famille. Dans le même temps, ces 50-65 ans déplorent la disparition de l’entraide, mais une entraide finalement qui renverrait sur leur perte de capacité et d’autonomie, que ce soit vis-à-vis d’un membre de la famille ou d’un voisin. L’entraide intra-générationnelle serait quant à elle mieux vécue, puisque les personnes interrogées se retrouveraient avec des individus vivant la même situation qu’eux.
Et quand on leur pose la question : qui devrait financer la dépendance ? La complémentaire santé, puis l’État sont les deux principales instances de financement des personnes dépendantes. Même si la complémentaire santé arrive en tête des instances de financement, c’est l’État qui devrait être le financier principal des personnes dépendantes, déclarent 50% des répondants. Moins de la moitié des 50-65 ans estime que cela devrait passer par la souscription à une assurance privée.

    Synthèse et principaux enseignements

Au final, les 50-65 ans portent sur le monde un triple regard entre traditions, modernité et incertitudes :
- Ils sont marqués par le passé (les traditions) : ils ont été élevés dans certaines traditions et ont en tête d’anciens schémas familiaux. Ils ont reçu de leurs parents certaines valeurs, qui sont aujourd’hui dépassées. Notamment, en terme de solidarité intergénérationnelle, ils ont en tête des images qu’ils veulent reproduire, comme prendre en charge leurs parents, …
- Ils vivent dans le présent (la modernité) : ils vivent et veulent vivre pleinement le monde d’aujourd’hui, les nouveaux moyens de communication, … Ils connaissent également l’égoïsme et l’individualisme de la société actuelle. Ils veulent vivre pour eux, se réaliser, profiter de la vie, de leur retraite, être libres et actifs.
- En même temps, ils restent inquiets pour l’avenir (les incertitudes) : ceux de leurs enfants notamment, ils veulent les aider en leur donnant les moyens financiers et humains de s’en sortir (transmission de valeurs). Ils restent également inquiets quant à leur pouvoir d’achat, garant selon eux de leur indépendance et liberté. Ils
sont enfin dans le déni de leur propre devenir (angoisse de la déchéance symbolisée par la dépendance).
D’où l’importance pour les 50-65 ans de voir la vie du bon côté, de profiter de l’instant présent, au regard des expériences vécues et de ce qui reste à venir
*1 934 individus représentatifs des Français, âgés de 50 à 65 ans ont été interrogés sur 6 thématiques : activités et styles de vie ; la perception de leur âge ; les événements de vie ; la dépendance ; les relations intergénérationnelles et la transmission du patrimoine. 326 d’entre eux font partie du panel longitudinal. Ils seront suivis jusqu’en 2014 sur des thèmes récurrents (activités et styles de vie, perception de l’âge, satisfaction de la vie, événements de vie, préparation de la transmission du patrimoine, comportements financiers de prévoyance).

Publié dans Senioractu du 23 septembre 2011

http://www.senioractu.com/Generations-50-ans-et-aujourd-hui-et-demain-les-resultats-du-Barometre-Humanis-2011-partie-2_a14206.html?preaction=nl&id=16271181&idnl=97636&

 

Par Orgris - Publié dans : Santé social - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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