or-gris.org
pour le développement des territoires ruraux.
Créé en 2009 à l’initiative d’Agevillage.com et Icade, avec le soutien de la Caisse des
dépôts et Consignations (CDC), ce prix « Vivre ensemble aujourd’hui et demain » récompense
des réalisations exemplaires ou idées innovantes qui favorisent, au sein de la cité, dans les quartiers, les villages, une vie partagée entre les différentes
générations.
Les lauréats 2011 ont été récompensés le 22 novembre 2011 au salon des maires et des collectivités locales par Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre des Solidarités et de la Cohésion
Sociale.
L'enjeu du Prix est de valoriser les pratiques innovantes pour les diffuser auprès des décideurs, des acteurs publiques, des tutelles, des médias.
Catégorie « idée innovante »
- LeConseil Général du Rhône pour sa Charte « Rhône + Vivre chez soi » qui vise à développer le logement adapté sur le territoire rhodanien. Parmi les objectifs : banaliser les logements adaptés.
A l’heure actuelle, la Charte « Rhône +, Vivre Chez Soi », c’est :
- 51 opérations programmées sur l’ensemble du territoire rhodanien
- 379 logements adaptés prévus d’ici 2014
- 35 communes du Rhône concernées
- 45 opérations réalisées par l’OPAC du Rhône : 1er partenaire de la démarche.
Contact :
www.rhone.fr - Tél. : 0800 869 869 -
Catégorie « réalisation exemplaire » (2 ex equo)
- L’association Les Petits Frères des Pauvres pour son service « Voisin-Age » qui facilite et
acompagne la mise en relation des « voisinneurs » : habitants d’un même quartier, aidants de personnes
âgées isolées, un service sécurisé qui répond à l’isolement
Il apporte l’aide d’un support web entièrement dédié et sécurisé, et d’un portage associatif.
www.voisin-age.fr
- Vallis Aurea dans la Drôme, établissement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du groupe associatif l’Arepa, pour son implication en faveur du lien interpersonnel et intergénérationnel : la maison de retraite devient le centre culturel du village, foyer de développement territorial et de bien-vivre intergénérationn : des résidents citoyens, acteurs, utiles jusqu'au bout (marcheurs, tricoteuses), qui font travailler les commerçants locaux, un bistrot des aidants, un comité des fêtes présidé par un résident de 99 ans (évalué en Gir 1). "ici on a même pas le temps de mourir" raconte une résidente.
La résidente, le résident de Vallis Aurea (EHPAD et logement-foyer situé au cœur du bourg) est un citoyen à part entière de
Saint-Sorlin-en-Valloire (1800 habitants).
Il continue à tisser des relations interpersonnelles et intergénérationnelles au sein du territoire.
Contact : Tel. 04 75 31 65 31, Résidence Vallis Aurea, route de Châteauneuf de Galaure
26 210 SAINT-SORLIN-EN-VALLOIRE. email : ehd.saintsorlin@arepa.org
Catégorie « réalisation internationale »
- Le centre « La Traversée » de
Montréal qui rassemble au cœur d’un même lieu de vie communautaire de personnes âgées et populations d’horizons divers. L’objectif : maibtenir la citoyenneté des habitants jusqu’au bout de
la vie
Prix
« coups de cœur du jury » :
- Fondation Pro Senectute qui accompagne des diagnostics communautaires comme dans la commune de Gland en Suisse : les aînés deviennent acteurs et porteurs de projets. Une
communauté d'ainés qui se mobilise sur de nombreux projet. (ville de Gland)
- THINK TANK architecture qui imagine des espaces à vivre pour tous.
Encouragement du jury
- « Fas Res » : le foyer du Le Foyer d’Activité Sociale (FAS) à destination des personnes âgées ou handicapées est un
lieu de vie et d’animation dans le but de maintenir actifs et acteurs les seniors de notre territoire le plus longtemps possible à domicile et de fournir aux aidants familiaux des espaces / temps
de répit. L’échange et le partage du vécu constitue le principal vecteur des activités. Il s’agit donc de rompre l’isolement relationnel et résidentiel des personnes âgées du territoire, en
valorisant leurs compétences, en utilisant et en sollicitant les jeunes retraités pour animer la vie quotidienne du Foyer d’Activité Sociale ; et ainsi donner la possibilité à nos aînés de rester
sur leur territoire, tout en conservant leurs repères dans des lieux d’accueil adaptés à leurs ressources. Par ailleurs de créer un lieu alternatif au placement en institution, complémentaire au
maintien à domicile, permettant un travail de prévention de la perte d’autonomie et de prévention des troubles de la mémoire. Et enfin de permettre aux aidants familiaux de disposer d’un lieu
relais, permettant des moments de répit mais aussi un lieu d’écoute et de soutien (échanges entre familles et avec des professionnels).
Contact : foyerdusegala@orange.fr et fasres@orange.fr
L’édition 2011 du Prix « Vivre ensemble aujourd’hui et demain » est parrainée par le Ministère des
Solidarités et de la Cohésion Sociale, soutenu techniquement par le Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA), le département "vieillissement et qualité de
vie" de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Société d'Habitation du Québec (SHQ), Mondial
Assistance, Notre temps et la Gazette Santé sociale.
Les lauréats seront récompensés par la réalisation d'un clip documentaire qui aura vocation à être diffusé sur le web: www.agevillage.com; www.gazette-sante-social.fr, http://www.solutionsdurables.tv/,. Et le site Internet du Prix : www.prix-vivre-ensemble.fr Par ailleurs, un documentaire sur le thème du "vivre ensemble" sera réalisé en coopération avec la Société
d'Habitation du Québec (SHQ) et sera diffusé à la télévision en 2012.
Présentation du Prix par Annie de Vivie (Agevillage)
avec Pierre-Marie Chapon (Icade) et Eric Arnoux (Mondial Assistance)
La hausse du niveau des compétences requises par la société civile, l’exigence accrue exprimée par les bénévoles : tout incite le monde associatif et les pouvoirs publics à revisiter les cadres du bénévolat. Le Centre d’analyse stratégique propose quelques pistes.
Le Centre d’analyse stratégique (CAS) a publié en septembre 2011 une note sur la nature et les évolutions du bénévolat. Dans son second volet, cette étude liste un certain nombre de préconisations pour développer l’engagement des citoyens dans l’action sociale et d’utilité publique.
Susciter les
vocations
Le bénévolat doit tout d’abord susciter les vocations. Plusieurs champs d’actions peuvent ici être exploités.
- Première piste : la communication. Celle des associations, bien sûr, qui sont les mieux placées pour valoriser leurs actions. Mais aussi celle d’organismes et de représentations impliquées dans le développement du modèle associatif. A l’image de France Bénévolat, qui édite un portail précieux (www.francebenevolat.org), du Haut Conseil à la vie associative (HCVA), qui remplace depuis juillet 2011 le Conseil national de la vie associative., ou encore des multiples dispositifs locaux.
- Deuxième piste : l’adaptation aux contraintes de temps auxquelles sont soumis les bénévoles. Des associations ont mis en place des modes d’organisation et des actions spécifiques dans ce sens. La Croix Rouge a imaginé des projets ponctuels, sur quelques semaines ou quelques mois, et mis en place un “corps de réserve de l’urgence” regroupant des citoyens peu disponibles mais prêts à fournir une aide en situation d’exception.
- Troisième piste : les contreparties matérielles. Aujourd’hui, les pouvoirs publics concentrent leurs efforts sur les avantages fiscaux octroyés pour les dons aux organismes d’utilité publique ou d’intérêt général. Aux yeux du législateur, l’octroi d’avantages matériels serait susceptible de pervertir l’esprit du bénévolat, qui doit demeurer un choix individuel et spontané. Certaines initiatives se développent néanmoins, comme celle de la Ville de Paris et de l’association “PariSolidaire”, qui offre à certains étudiants la possibilité de louer un logement à très bas prix, en échange de visites à des personnes âgées isolées quelques heures par semaine.
Diversifier les profils
Le développement du bénévolat est également conditionné à une diversification des profils. La donnée démographique constitue un terrain majeur de réflexion et d’initiatives. Le vieillissement de
la population est en effet un facteur de d’impact pour les bénévoles comme pour les bénéficiaires de leur action. Il semble donc impératif d’adapter les missions de bénévolat
associatif à ces nouveaux publics plus âgés. Aux Etats-Unis, les retraités font l’objet de programmes publics spécifiques d’incitation à l’engagement bénévole. Pourquoi ne pas
développer cette approche en France ? Aujourd’hui, l’indemnité associée au statut de volontaire n’est pas cumulable avec une pension de retraite. Pourquoi ne pas réfléchir à une
compatibilité des deux indemnités ?
La diversification des profils doit également reposer sur des actions d’incitation menées auprès des publics les plus jeunes. Les adolescents pourraient être sensibilisés dès le lycée au bénévolat. Certaines associations s’organisent pour favoriser l’engagement des étudiants. L’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV), au sein de laquelle l’aide aux enfants défavorisés est prise en charge par des étudiants bénévoles, a établi des conditions de participation très souples, adaptées à l’emploi du temps des étudiants, à raison de deux heures par semaine.
Côté demandeurs d’emploi, pour lesquels le bénévolat constitue un élément avéré d’enrichissement du CV, on pourrait envisager des passerelles entre les têtes de réseaux associatifs, les partenaires sociaux et Pôle emploi. En veillant, rappelle le CAS, à ce que le bénévolat ne génère pas du “travail gratuit”.
Valoriser les compétences
acquises
S’il est nécessaire de susciter des vocations, il s’agit également de fidéliser les bénévoles en activité. Notamment an favorisant la valorisation des compétences acquises. L’octroi d’avantages
matériels étant susceptible de dénaturer le bénévolat, les dispositifs existant actionnent plutôt des mécanismes de reconnaissance immatérielle, comme la facilitation des mobilités
professionnelles.
Selon le Baromètre opinion des bénévoles 2010, 19 % des bénévoles (surtout les plus jeunes) privilégient comme levier
de reconnaissance la prise en compte des compétences professionnelles acquises dans le cadre de leur action bénévole. Près de 40% des moins de 25 ans se disent
favorables à une valorisation de leur engagement dans le cadre de leurs études. Là encore, les initiatives existent. L’engagement associatif au sein de certaines grandes écoles donne droit à des
crédits European Credits Transfer System (ECTS). Pourquoi ne pas systématiser ce dispositif ?
Le “passeport bénévole”, créé en 2007 par France Bénévolat, permet aux étudiants, aux hommes ou femmes au foyer et aux salariés de faire valider par un
responsable associatif leur expérience bénévole. Sous certaines conditions, la validation des acquis de l’expérience (VAE) permet de faire valoir une expérience
bénévole pour obtenir des équivalences de diplômes d’État ou de titres ou certificats de qualification professionnelle selon les activités exercées :
« On pourrait aussi s’appuyer sur la liste de huit “compétences clés” dans la formation tout au long de la vie définie par l’Union européenne, et
sur les certifications et habilitations correspondant à des compétences transférables que le législateur français a établies », ajoute le CAS.
Les leçons à tirer de quelques expériences
étrangères
Pour illustrer le poids de la délégation d’activités de service public à des organisations impliquant des bénévoles, le CAS cite un certain nombre d’initiatives relevées dans les
pays anglo-saxons, où l’implication de la société civile se double généralement d’un discours sur sa complémentarité (et non sa substitution) aux aides publiques traditionnelles.
Quelques exemples : le Citizen Corps, créé en 2002 qui propose des postes de volontaires de sécurité intérieure ; le programme Volunteer in Service to America (VISTA) qui vise à combattre la pauvreté en incitant des individus à rejoindre des associations ou des communautés locales défavorisées ; la Corporation for National and Community Service, qui déploie des actions dans le domaine de la santé, de l’enseignement, de l’énergie verte, du soutien aux vétérans de guerre et du développement économique.
Autre exemple, à Londres : les Volunteer Police Cadets, des jeunes de 14 à 19 ans qui participent à des activités sans risques de la police. Celle-ci cherchant à identifier des “talents cachés” dans toutes les communautés de la ville, y compris parmi les populations les plus vulnérables en termes de délinquance. À l’issue d’une formation, les adolescents se voient confier des missions précises, leur permettant d’acquérir des compétences transférables au monde du travail et de consolider leur identité de citoyen.
Toujours en Grande-Bretagne, la Big Society, mise en œuvre en 2010, vise à réformer des services publics pour réduire les coûts, en confiant des missions de service public à la société civile, dont les associations et les entrepreneurs sociaux. Le projet devant également, à la faveur d’un processus de décentralisation, donner aux citoyens davantage de choix et un droit de regard sur ces services. Cofinancé par des fonds privés, le dispositif encourage le bénévolat de masse. « Au-delà des interrogations sur la faisabilité de ce dispositif, et à la lumière des événements de l’été 2011, la Big Society s’est vue reprocher de masquer des coupes budgétaires derrière un discours affiché de transfert de compétences de l’État aux communautés et aux pouvoirs publics locaux », rappelle le CAS.
Constitution de dossiers de subventions, réponse à des appels à projets concurrentiels, évaluation de plus en plus drastique de l’utilité sociale des associations, contraintes légales accrues en matière d’administration, d’assurance et de management… Pour les dirigeants bénévoles, les exigences requises s’apparentent de plus en plus à celles relevant du monde de l’entreprise. Quant aux bénévoles non dirigeants, ils doivent également acquérir des compétences de plus en plus spécifiques et pointues. C’est le cas pour le soutien aux personnes âgées dépendantes. La valorisation de certains bénévoles alimente les réflexions, l’aide à domicile étant perçue comme un véritable métier avec des qualifications précises et certifiées. La possibilité d’une VAE est d’ailleurs débattue.
Ces évolutions se traduisent par une porosité des frontières entre salariés et bénévoles au sein des associations. Certains organismes, comme la Fondation des apprentis d’Auteuil, cherchent à éviter la confusion en établissant un partage clair des missions des salariés et des bénévoles, via des fiches de postes clairement définies.
Les responsables associatifs sont clairs : la gratuité du temps accordé aux autres par les bénévoles ne doit pas disparaître. Pour concilier la professionnalisation de certaines activités et l’esprit désintéressé du bénévolat, plusieurs pistes peuvent être examinées, comme le statut de volontaire, qui permet de bénéficier d’une indemnité financière et/ou d’une couverture sociale. C’est le statut des quelque 200 000 pompiers volontaires, qui fédèrent à eux seuls 80 % des pompiers. Autre formule intéressante : le service civique, créé en 2010, dans lequel 11 000 jeunes de 16 à 25 ans se sont déjà engagés. En juin 2011, la Commission européenne, avec le “corps volontaire européen d’aide humanitaire”, a amorcé une réflexion sur l’extension du volontariat et lancé des projets pilotes.
article de Muriel Jaouën, paru dans Place publique de novembre 2011
C'est la rentrée pour tout le monde. Courant septembre, Action contre la faim (ACF) a organisé sa traditionnelle réunion d'accueil parisienne. Une opération séduction, avec comme cible de choix des candidats au bénévolat. "Cette année, nous avons eu la chance de recevoir quarante personnes, dont une quinzaine de jeunes retraités", constate Sophie Ganeau, elle-même bénévole à la cellule... bénévole d'ACF.
Certains souhaitent apprendre - toujours ; d'autres possèdent des compétences juridiques, comptables, managériales ou logistiques très précieuses pour l'association ; d'autres encore sont prêts à fairen'importe quoi. Coller des timbres, vider les poubelles, ouvrir les enveloppes. Une aide bienvenue. "Sans eux, on ne pourrait simplement pas faire tourner la boutique", concède-t-on chez ACF.
Même discours chez Handicap International. Depuis des années, l'association tente de sensibiliser le public au problème des mines antipersonnel en construisant des pyramides de chaussures. A Paris, fin septembre, il n'y avait que trois salariés de l'association au pied de l'oeuvre d'art... pour 120 bénévoles.
Poussés vers la sortie par le monde du travail, accueillis à bras ouverts par le monde associatif ? C'est tout comme. Les néoretraités sont une mine d'or pour les associations. "Quand une association a de l'argent, elle embauche des salariés. Sinon, elle se tourne vers des bénévoles", souligne Dominique Thierry, vice-président de France Bénévolat. Secret de Polichinelle, le contexte n'est pas rose...
Et qui dit bénévoles dit quasiment retraités. Entre 600 000 et 700 000 personnes prennent leur retraite chaque année. "Les jeunes retraités sont actuellement en bonne santé, très actifs et prêts à s'in. Ils sont à la recherche d'une nouvelle sociabilité pour compenser la fin de la vie professionnelle", explique Claudine Attias-Donfut, directrice de recherche à la Caisse nationale d'assurance vieillesse.
De fait, 45 % des 50-64 ans et 51 % des plus de 65 ans ont une activité bénévole, indique un sondage IFOP de 2010. Et la moitié des responsables associatifs sont des retraités. "Compte tenu de la charge de travail demandée, un poste de responsable associatif est peu compatible avec une carrière", estime Dominique Thierry. La présence des jeunes retraités est telle dans les associations que ce dernier n'hésite pas à parler de gérontocratie.
Car en réalité, si les "têtes blanches" sont très demandées, elles ne s'intègrent pas toujours sans heurts. Les prises de bec avec les salariés ou les plus jeunes sont fréquentes et mettent parfois un bémol à l'enthousiasme de certaines associations pour les retraités.
Il existerait, selon France Bénévolat, trois catégories de retraités faisant don de leur temps aux associations, plus ou moins "problématiques". La première est celle des retraités qui ont l'habitude de la vie associative, et qui intensifient logiquement leurs engagements une fois la retraite venue. Pour eux, tout se passe bien. La deuxième est composée de ceux qui espèrent reproduire à l'identique, voire en mieux, leur vie professionnelle. Les choses tournent vite mal : la vie associative ne ressemble que de très loin à la vie en entreprise.
La troisième, enfin, concerne les néoretraités ayant peur de tourner en rond et qui cherchent à se rendre utiles. C'est la majorité. Pour eux, le mieux est de réfléchir avant de s'engager. Combien de temps consacrer ? Quelle cause défendre ? Quels gens aider ? Inutile d'aider les enfants malades si on ne supporte pas les hôpitaux.
Ces questions, Bernard Cottrant, ancien ingénieur, les a creusées il y a quelques années. Pas envie de "distribuer des repas chauds ou des petits paquets", comme il le dit, mais plutôt de faire en sorte que le public apprécie davantage l'entreprise. "Je suis tombé sur Ecti, une association de bénévolat de compétence. J'ai essayé une ou deux missions, cela m'a plu", explique celui qui est depuis devenu vice-président chargé des opérations de l'association. Celle-ci compte plus de 2 500 bénévoles - on dit adhérents chez eux -, qui aident gratuitement les diplômés et les chômeurs à trouver un emploi, ou les PME et les PMI à se développer. "C'est adapté à des personnes qui désirent utiliser leur vécu dans un univers familier. Mais on explique aux nouveaux venus qu'être bénévole, c'est se placer au service des autres, pas de soi-même", prévient Bernard Cottrant. Ce dernier n'hésite pas à rembarrer ceux qui lui demandent une secrétaire, des notes de frais... comme au bon vieux temps.
C'est que le monde associatif est parfois obscur aux yeux de quelques aspirants bénévoles. "Le grand problème, c'est le manque d'information. Les futurs retraités n'ont pas tous une bonne vision de la vie associative... Certains considèrent qu'il n'existe que des grosses associations impersonnelles et des petites associations où les querelles de personnes sont légion", souligne Philippe Chabasse. Ancien directeur d'Handicap International, il a créé Jubilacion, une entreprise de conseil aux futurs et jeunes retraités. Son premier tuyau ? Aller sentir l'ambiance sur place. Chez ACF, Sophie Ganeau explique ainsi systématiquement aux candidats la culture maison, à savoir l'urgence, et des sollicitations de dernière minute. Une manie qui en rebute plus d'un, et qui en attire d'autres.
Julien Dupont-Calbo
Article paru dans l'édition du 27.10.11, supplément Associations
Les employeurs du secteur de l’économie sociale et solidaire doivent se préparer à des départs massifs à la retraite à très court terme.
Il y a urgence. Le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS) en France va rapidement se trouver confronté à des départs en retraite massifs. Selon l’Observatoire national de l’ESS du Conseil national des Chambres régionales de l’économie sociale et solidaire (CNCRES), 13,3% ses salariés de l’ESS auront atteint 55 ans et plus en 2015 et, pour la quasi-totalité d’entre eux, cessé leur activité. Avec seulement 8% des effectifs âgés de moins de 25 ans en 2008, La pyramide des âges dans l’ESS est très proche de celle du secteur public (6% de moins de 25 ans), dont 13,7% des salariés devraient partir en retraite à l’horizon 2015. La situation est moins critique dans le privé (8% de départs en 2015).
La structure des âges se construit différemment en fonction des formes juridiques des entités employeuses. Selon l’Observatoire national de l’ESS, les coopératives sont moins fortement concernées par les vagues de départs à venir que les mutuelles, les fondations et les associations.
L’aide à domicile particulièrement
touchée
L’action sociale, les activités financières et d’assurance, la santé et l’enseignement sont les quatre secteurs les plus touchés par le vieillissement de leurs salariés. A eux quatre, ils
regroupent 75% des salariés de plus de 50 ans de l’ESS. Au sein de l’action sociale, l’aide à domicile et l’accueil d’enfants handicapés, avec 32% et 36,% de leurs effectifs ayant plus de 50 ans
en 2008, sont les deux secteurs les plus concernés. Les activités sportives et de loisirs sont à l’inverse celles qui emploient le plus de jeunes.
Coup dur supplémentaire pour les stuctures de l’ESS : les départs en retraite seront sur-représentés chez les cadres. Dans l’ensemble du secteur, près de deux cadres sur cinq avaient 50 ans et plus en 2008, et un sur cinq plus de 55 ans. Les coopératives et les mutuelles étant les plus menacées au niveau des postes stratégiques.
Grandes disparités
régionales
Par ailleurs, la proportion des seniors parmi les salariés de l’ESS varie du simple au double selon les régions. En 2008, les plus de 50 ans représentaient 16% des effectifs à la
Réunion, contre 29% en Ile-de-France. « C’est aussi en Ile-de-France que les départs à la retraite d’ici 2020 seront les plus nombreux en volume
puisque les organisations et entreprises de l’ESS comptaient plus de 100 000 seniors au 31 décembre 2008 », précise l’Observatoire national de
l’ESS.
Plus on avance dans les ranches d’âge, plus les disparités s’accentuent. Les plus de 55 ans représentent entre 6% et 16 % des effectifs d’une région à l’autre. A court terme, les régions les plus concernées par les départs à la retraite sont le Centre, la Bourgogne, Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Ile-de-France (ainsi que Rhône-Alpes si l’on prend en compte les volumes). A noter : ce n’est pas dans les régions où la part de l’ESS dans l’emploi global est la plus forte (Bretagne, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes), que les départs seront les plus massifs.
Par Muriel Jaouën publié le 5 octobre 2011 dans Place Publique
http://www.place-publique.fr/spip.php?article6372
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L’Unicef enquête auprès de ses bénévoles
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Emploi à la hausse dans l’économie sociale
Bons chiffres pour l’emploi dans l’économie sociale
Un autre appel d'offre de la Fondation de France vers
les personnes âgées « Vieillir dans son quartier, dans son village – des aménagements à inventer ensemble » reconduit depuis 2002. L’objectif est de soutenir les démarches et projets qui
apportent des réponses nouvelles et adaptées au territoire concerné pour améliorer la vie quotidienne des habitants vieillissants, en particulier les plus isolés.
La mise en oeuvre de démarches locales comme support à la dynamique de projet est un des principes forts de cet appel à projets dans la mesure où elles favorisent :
Les trois axes de l’appel à
projet
Axe 1 - Agir sur le milieu de vie
Exemples de projets soutenus : Cafés sociaux ; transports accompagnés mutualisés ; établissements et services pour personnes âgées ouverts aux habitants du quartier…
Axe 2 - Reconnaître les trajectoires de vie
Exemples de projets soutenus : Animations itinérantes, réseaux bénévoles de visiteurs à domicileet en établissement, actions participant à la prévention du suicide
Axe 3 Inventer ensemble de nouvelles formes d’habitat adaptées et évolutives
Exemples de projets soutenus : Habitat intergénérationnel ; habitat groupé; bourse au logement adapté…
Qui peut répondre ?
Les établissements et services publics et privés non lucratifs (EHPAD, Petites unités de vie, accueils de jour, de nuit, temporaires, foyers de vie, unités spécialisées, etc.) ;
Les associations à but non lucratif ;
Les communes, les Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI), les Groupements d’intérêt public (GIP) ;
Les offices HLM.
Les appels à projets et les dossiers de candidature sont téléchargeables
sur le site www.fondationdefrance.org (rubrique Nos aides).
Dates limites de réception des dossiers de candidature : 30 août
2011
Tous les appels à projets et les dossiers de candidature sont téléchargeables sur le site www.fondationdefrance.org (rubrique Nos aides).
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