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Culture

Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 10:00

L’acteur Richard Berry, 62 ans, joue actuellement au Théâtre des Variétés à Paris, dans une pièce de Sébastien Thiery intitulée : Le début de la fin. Une comédie dans laquelle, l’acteur est persuadé que sa femme vieillit sept plus vite que lui…

Tout le monde le sait. La vie de couple n’est pas toujours facile. Surtout quand l’histoire dure depuis des années, que la routine s’est installée et que le vieillissement s’en mêle…
Voici en quelques lignes, l’histoire de cette pièce écrite par Sébastien Thiery et mise en scène par Richard Berry : Alain Bauman (Richard Berry) est persuadé que sa femme Nathalie (Pascale Louange) vieillit sept fois plus vite que lui.
Quand il la regarde… il voit une grand-mère (jouée par Françoise Brion, 78 ans) : « Marre de me réveiller avec Mamie Nova chaque matin ! » assène ce gougeât. Ou encore : « Quand je la touche, j’ai l’impression de palper de la viande de grison ».
Leur vie en commun devient –on s’en doute, au vu de ce qui précède- compliquée et leur sexualité impossible. Mais Alain Bauman est-il vraiment lucide ? Est-ce Nathalie qui a changé ou le regard que son mari porte sur elle ? Toujours est-il qu’il va essayer de la faire garder par un jeune livreur qui lui va trouver que Nathalie est tout à fait jolie !
Comme le souligne l’acteur dans une interview accordée au JT de France 2, cet homme « vit mal l’usure de son couple. Il est avec une femme depuis neuf ans. Il ne la désire plus. Il y a une espèce de fatigue qui s’est installée. Et l’auteur, et c’est là tout le talent de Sébastien Thiéry, a matérialisé cette usure du couple, en illustrant ce vieillissement par la présence du femme qui est plus âgée. Il voit donc sa femme de 35 ans comme une femme de 75 ans ».
Dans un décor sobre et une mise en scène efficace, cette comédie aborde sans complexe et avec humour, les dégâts que provoquent la routine et l’avancée en âge dans un couple.

‎Le début de la fin de Sébastien Thiery avec Richard Berry, Jonathan Lambert, Françoise Brion, Pascale Louange et Anna Gaylor
Du mardi au vendredi à 20H30 le samedi à 17H00 et 21H00 et le dimanche à 16H30.
Jusqu'au 31 mars 2012, Théâtre des variétés à Paris.

Paru dansSenior actu du Mardi 3 Janvier 2012

http://www.senioractu.com/Le-debut-de-la-fin-Richard-Berry-au-theatre-dans-une-piece-sur-les-degats-du-vieillissement-au-sein-du-couple_a14497.html?preaction=nl&id=16271181&idnl=104091&

 

Par Orgris - Publié dans : Culture - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 10:01

Et si on vivait tous ensemble ? Un casting de rêve (Jane Fonda, Géraldine Chaplin, Claude Rich, Guy Bedos et Pierre Richard) pour un long-métrage de Stéphane Robelin qui traite d’un phénomène encore peu connu du grand public : la cohabitation senior. Entretien avec le réalisateur de cette comédie « sérieuse et rieuse » qui sortira dans les salles le 18 janvier 2012. Comment un jeune metteur en scène réussit à réunir un casting prestigieux autour d’un sujet sensible : le vieillissement et sa cohorte de contrariétés ?

L’histoire en quelques mots : Annie, Jean, Claude, Albert et Jeanne sont liés par une solide amitié depuis plus de quarante ans. Alors quand la mémoire flanche, quand le coeur s’emballe et quand le spectre de la maison de retraite pointe le bout de son nez, ils se rebellent et décident de vivre… tous ensemble !  Le projet paraît fou mais même si la promiscuité dérange et réveille de vieux souvenirs, une formidable aventure commence : celle de la communauté... à 75 ans !
Entretien avec Stéphane Robelin : 
Le titre : je ne trouvais pas de titre. On me soumettait une liste de propositions. Et soudain, Et si on vivait tous ensemble ? est arrivé. Ce qui me plaisait, c’est qu’il était à la fois positif et incertain. Il avait quelque chose d’utopique, comme surgissant des années 70, alors que nous sommes loin de ces espérances-là, de cette idée de communauté qui alors fédérait les jeunes. Mais je trouvais tout à coup que ce serait beau que cette idée puisse aujourd’hui réunir des moins jeunes. Comme souvent, on a considéré que c’était un titre provisoire, et finalement, il s’est imposé !
Le retour en arrière : j’ai travaillé pour la télévision en attendant de pouvoir réaliser mon premier long-métrage. En 2004, j’ai tourné Real Movie, une aventure modeste et excitante, soutenu par une productrice qui commençait elle aussi, très enthousiaste. C’était l’histoire d’un étudiant en cinéma qui filmait son meilleur ami et qui pour plaire au spectateur, dramatisait sa vie. C’est un film qui s’est fait hors système, en DV, avec de tous petits moyens. Au final il est quand même sorti en salle sur une dizaine de copies. C’était une bonne expérience mais cela ne m’a pas vraiment aidé pour faire mon deuxième film !
Ensuite, j’ai travaillé sur un projet de film qui n’a pas abouti, et assez vite je me suis dit qu’il fallait que je traite d’un sujet de société, que je m’appuie sur quelque chose dont on a besoin de parler même si c’est difficile. C’est ainsi que m’est venue l’idée d’un film sur les difficultés liées à l’âge, sur la façon dont on traitait, ou plutôt dont on ne traitait pas les problèmes de dépendance dans notre pays.
A partir de là, de ce sujet grave, presque tabou, j’imaginais aussitôt un traitement contradictoire, un film choral, un film gai, en aucun cas déprimant, où les épisodes les plus empreints de tristesse seraient toujours allégés par l’humour. Je réalisais que ce projet ne pourrait s’accomplir qu’avec la complicité de comédiens prestigieux. Je rêvais de réunir des comédiens qui n’avaient jamais tourné ensemble, à qui je pourrais proposer des rôles principaux, alors que des acteurs de cet âge-là, malgré leurs extraordinaires carrières se voient souvent confier des personnages secondaires.
Tout cela faisait partie du projet, réunir ces acteurs, faire rire sans passer à côté du sujet, et par conséquent, dans le même temps, émouvoir. Oui, il s’agissait bien dès le départ d’une ambition ! Et aussi par toutes ses composantes accumulées, d’une utopie.

La fibre personnelle : dès le début du développement de notre projet, on m’a fait remarquer, que oui, c’était bien de vouloir s’attaquer à un sujet de société, mais qu’il y avait forcément quelque part, vu mon âge, des raisons plus personnelles à écrire sur ce sujet.
Alors, à y repenser, je me suis aperçu que j’avais connu la plupart de mes arrières grands-parents, que j’avais eu avec eux une relation assez proche. J’habitais une petite ville que la plus grande partie de la famille avait quittée, mon père était le seul à être resté, et donc, tous les dimanches nous allions visiter les aînés. Peu à peu, je les ai vus décliner, comment conserver leur indépendance sans pour autant les mettre en danger ? Mes grands-parents étaient désarmés, ne sachant que faire… Moi, alors adolescent, dans un âge de changement, le premier où l’on prend conscience de cette mutation profonde que représente à chaque moment de la vie, le passage du temps, cela m’a touché.
J’avais plus ou moins occulté cette période, lorsqu’il n’y a pas très longtemps, mes parents à leur tour se sont trouvés confrontés au vieillissement de leurs propres parents. L’histoire recommençait, continuait.
Le problème était toujours aussi difficile à résoudre, ça ne s’était pas arrangé au fil des années. Je pense que tout cela m’a aidé à nourrir mon projet. Jusqu’à ce que je mette le film en chantier, c’était demeuré inconscient, me donnant, sans que je le sache encore, de la ressource pour écrire ! A partir de ce moment-là, j’ai été libéré, j’ai pu puiser dans l’histoire familiale. Ainsi, l’épisode du chien, ce chien que le personnage d’Albert (Pierre Richard) qui perd la mémoire ne se souvient pas d’avoir promené, m’a été en partie inspiré par ma belle-mère.
Au festival de Locarno où Et si on vivait tous ensemble ? a été présenté pour la première fois devant 8.000 personnes, j’ai réalisé que ma belle-mère était juste derrière moi, la panique m’a saisi, son père avait très nettement inspiré le personnage d’Albert. Comment allait-elle le prendre ? Elle a ri, elle l’a très bien pris.

La longue route : Et si on vivait tous ensemble ? a mis plus de cinq ans à voir le jour. En 2007 on a failli le tourner. En 2008, face à l’enthousiasme des financeurs allemands, on a germanisé le personnage de Dirk, le jeune thésard auxiliaire de vie qui a trouvé en Daniel Brühl un interprète idéal. En 2009, le budget était bouclé mais les comédiens pressentis n’étaient plus disponibles… Il a fallu encore de la patience, de l’obstination.
Nous étions entre deux « cases ». Je ne proposais pas un film à thème, pas une tragédie, mais j’allais tout de même parler de la solitude des personnes âgées, de la perte de la mémoire, de la perte d’autonomie, du deuil. Et vous voulez faire une comédie avec ça, me disait-on. Je plaidais que le mot « comédie » n’évoquait pas forcément la gaudriole, que l’on pouvait parler de choses graves avec les armes de l’humour et de l’émotion.
Cette longue attente jalonnée d’espoirs déçus, mais aussi éclairée par la conviction de certains, dont celle de mon producteur Christophe Bruncher, a eu quelque chose de bon : le sujet que je portais était de plus en plus d’actualité, touchait de plus en plus de gens. Cette idée de vivre en communauté, cet avatar inattendu de mai 68, devenait un fantasme pour beaucoup qui disaient : « Quand on sera vieux, on vivra ensemble, ce sera moins dur… »
Mais, bien entendu, c’est lorsque ma distribution inespérée a été bouclée, que le trac m’a saisi. Comment, Jane Fonda, Geraldine Chaplin, Claude Rich, Pierre Richard, Guy Bedos allaient-ils réagir ? Le scénario les séduisait tous, mais allaient-ils accepter d’être confrontés, quel que soit leur statut et leur notoriété, à leur propre rapport à l’âge ?
Les réactions ont été très diverses. Avec beaucoup de panache, d’élégance, les femmes ont tout de suite compris de quoi il s’agissait, m’accordant une extraordinaire confiance dans le traitement de leur image. Claude Rich, à condition que cela soit pointu, pertinent, drôle, acceptait parfaitement toutes les altérations de son personnage. Pierre Richard et Guy Bedos l’ont abordé différemment semblant vouloir éloigner les aspects pénibles du sujet, comme si c’était l’histoire d’une bande de copains, et que parmi bien d’autres éléments, voilà, il se trouvait qu’ils étaient vieux.

Les comédiens : un élément était pour moi primordial… Pouvoir travailler avec des comédiens qui non seulement acceptaient leur âge mais que l’âge n’avait pas changé. Ce voeu totalement réalisé correspondait à mon désir premier : démontrer, quelle que soit la charge des années que l’on a encore des choses à vivre. Ce parti pris de départ me permettait également de ne rien éluder, jusqu’à ce dont on parle si peu, la sexualité des seniors, en conservant grâce au jeu des comédiens, et aussi, je l’espère au dialogue, de la pudeur et de la légèreté. La mise en scène pour sa part est très classique, c’est un film d’acteurs. Nous les avons tous tant aimés, je me suis efforcé par cette simplicité affirmée de leur laisser toute la place, de rendre sensible ce qu’ils ont été tout en exaltant leur présent, leur beauté d’aujourd’hui et l’intégrité de leur talent.
J’étais assez tétanisé juste avant le début du tournage d’avoir à gérer tous ces « grands » ! Et puis finalement, j’ai décidé de faire comme s’il s’agissait de jeunes comédiens, comme si on commençait un film de copains, normal. Ils ont tous joué le jeu, avec tant de générosité que c’est devenu simple et beau.
Une anecdote m’a mis en confiance. Deux jours avant de tourner, Claude Rich devant danser le tango, j’avais organisé pour lui un coaching avec la jeune espagnole qui dans le film joue la prostituée. Il s’exerce de bonne grâce, puis je lui demande s’il veut bien répéter avec elle les quelques scènes un peu chaudes qu’ils auront à jouer ensemble. On va dans sa chambre, il se met sur son lit, je dirige la scène, une fois, deux fois, il est ravi de tourner avec cette jeune fille, tout illuminé par sa jeunesse, plein d’humour. Je repars de là gonflé à bloc, soulagé, me répétant, tout va bien se passer.
En sortant, je tombe par hasard sur Pierre Richard dans la rue. Je lui dis que j’arrive de chez Claude Rich, que nous avons répété un peu ses scènes, juste pour se mettre en confiance. Il s’emporte : « Comment ? Tu répètes avec Claude Rich alors que c’est un immense acteur, et moi, moi qui vais jouer avec Jane Fonda, qui vais jouer le mari de Jane Fonda, tu ne me fais pas répéter ! » Alors j’ai organisé une répétition avec Jane Fonda. Rendez-vous dans un petit café de l’île de la Cité. Pierre Richard est là tout seul, tout tendu. C’était carrément émouvant cette réelle timidité, cette incroyable modestie de quelqu’un qui n’a vraiment plus rien à prouver. Je suis très fier d’avoir pu leur « offrir » Jane Fonda !

Paru le Mardi 20 Décembre 2011 dans Senioractu

http://www.senioractu.com/Et-si-on-vivait-tous-ensemble-la-cohabitation-senior-au-cinema-le-18-janvier-

prochain_a14478.html?preaction=nl&id=16271181&idnl=103379&

 

Claude Rich jouait déjà dans  le téléfilm : "BOUQUET FINAL" diffusé sur France 3 le mardi 21 juin, signalé par Or Gris.


Par Orgris - Publié dans : Culture
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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 10:02

Ecrire le roman de sa vie : l’art et la manière : une conférence-débat sur le thème de l’écriture aura lieue en octobre prochain à Viry-Châtillon (Essonne) dans le cadre de la Semaine Bleue 2011. Un beau sujet intergénérationnel qui rencontre de plus en plus de succès auprès des seniors.

La présidente de l’association La mémoire en héritage Marine Cescon, jeune diplômée de la Reims Management School, l’affiche clairement : « Notre public est senior et bien que nous soyons une jeune association (créée en 2010), il nous a semblé évident de proposer une animation gratuite pendant la Semaine bleue (17-23 octobre). Et pour qu’un maximum de personnes puissent en profiter, nous avons étendu l’offre à deux semaines (jusqu’au 30 octobre inclus). »
Il restait alors à convaincre l’intervenante habituelle de La mémoire en héritage, la biographe Sylvie Labansat (Alors, raconte-nous…), d’assurer gracieusement l’animation de la conférence-débat proposée à une vingtaine de communes essonniennes. « Elle a joué le jeu sans réserve, ajoute Marine Cescon, c’est inscrit dans l’ADN de son travail. Notre objectif commun est de permettre au plus grand nombre de seniors de se lancer dans l’aventure exaltante du roman de leur vie. »
Une démarche intergénérationnelle, à en croire la biographe, chargée de cours à La Sorbonne. Elle assure que la mise en forme de leurs souvenirs valorise la mémoire des aînés mais qu’elle crée aussi une véritable dynamique familiale, chaque génération pouvant contribuer au projet par des apports spécifiques : souvenirs, recherches sur Internet, écriture, iconographie, mise en forme, impression, édition…
La conférence-débat, d’une durée de deux heures environ, vise à partager une expérience et une méthodologie. La rencontre laisse une grande place aux échanges avec les participants, qui repartent riches de conseils pour ordonner leurs souvenirs et écrire le livre de leur vie.
A Viry-Châtillon, la conférence aura lieu le samedi 22 octobre 2011, de 9h30 à midi.
Autres dates et lieux disponibles sur le site de La mémoire en héritage : lamemoireenheritage.free.fr

(une méthode de travail, des stages…)

Publié le 8 Septembre 2011 par Senioractu

http://www.senioractu.com/Semaine-Bleue-a-Viry-Chatillon-Ecrire-le-roman-de-sa-vie-l-art-et-la-maniere-conference-debat_a14158.html?preaction=nl&id=16271181&idnl=96656&

Par Orgris - Publié dans : Culture - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 09:56

Afin de valoriser les souvenirs de ses aînés, la communauté de communes du Pays de Pévèle dans le département du Nord, multiplie les initiatives : atelier d'écriture, création artistique, édition... Depuis le milieu des années 2000, les initiatives ont fleuri, changeant le regard des habitants sur les seniors.

Les personnes âgées ont toutes des histoires passionnantes à raconter, des anecdotes, des tranches de leur vie, ou de la vie de leur commune, qu'il serait dommage de perdre. C'est à partir de cette réflexion que la commission Action Seniors de la communauté de communes du Pays de Pévèle -qui regroupe 19 communes et près de 40.000 habitants au sud de la métropole lilloise- s’est mise au travail. En 2007, des "cercles des souvenirs" se sont constitués dans plusieurs villages avec un objectif simple : collecter le plus possible de "petites histoires" vécues par les habitants et en faire profiter le public, le plus largement possible. Cinq cercles ont fonctionné jusqu’en 2010, de manière autonome. Cinq nouveaux cercles ont vu le jour, suite au travail réalisé par les premiers. Les participants sont âgés de 60 à 97 ans.

    De l’oral à l’écrit…

Christel Duborper, vice-présidente de la communauté de commune chargée de l'action sénior, précise le cadre de ce travail de collecte : "Nous ne cherchons pas à faire œuvre d'historien, ni à faire de la littérature. Nous voulons retrouver les histoires amusantes, tendres, sensibles et restituer ces souvenirs". Les communes partantes trouvent un animateur bénévole chargé d’organiser les rencontres autour d’un café, par exemple. Les seniors évoquent des souvenirs et naturellement, la conversation s’étoffe. Emotion, rires, le temps passe très vite et on prend rendez-vous pour une prochaine fois, pour avoir le temps d’écrire l’histoire que l’on a raconté et de chercher des photos, des documents pour étayer les récits.

Les personnes qui racontent ne sont pas toujours à l’aise pour passer à l'écrit. Aussi, l'animateur prend le relais et propose un écrit qu’elles valideront. De cette manière s'est constitué ce que Christel Duborper appelle un "trésor de mémoire". Fin 2009, la communauté de communes a édité un ouvrage, reprenant quelques-unes des histoires collectées, et l'a distribué aux habitants des dix-neuf communes, suscitant beaucoup d’intérêt et de nouvelles adhésions.

        De l’écrit au conte, du conte à l’art plastique… les souvenirs animent le présent

La commission sénior et la commission culturelle de la communauté de communes ont ensuite imaginé de confier les textes à un conteur. Celui-ci s'est imprégné de l'ambiance des cercles des souvenirs et a crée un spectacle. Au dernier trimestre 2010, six représentations ont eu lieu, dont l’une a été filmée.

Une version courte du spectacle de contes a été projetée aux enfants des centres aérés et il leur a été proposé de transcrire, sur une tablette de terre de la Pévèle, ce qu'ils en avaient retenu : un mot, une phrase, un dessin. Les tablettes seront exposées lors des journées du patrimoine en septembre 2011. En 2011, les journées du patrimoine seront dédiées au Cercle des Souvenirs. Les séniors reconstitueront la classe d’une ancienne école, une cuisine d’avant guerre, un estaminet…

Parallèlement, la communauté confiait le premier ouvrage à un éditeur lillois : le premier tome de Paroles d'automne a été publié. Sur les cent cinquante textes écrits, le livre n’en compte qu’une vingtaine. Aussi, en reconnaissance du travail fourni, mine d’information pour les communes, la communauté s’apprête à publier la version intégrale des textes au format livre de poche, en attendant le tome 2 de Paroles d’Automne, qui sortira fin 2012.

"La dynamique de ce travail de mémoire est plus forte qu’on ne l’aurait cru. Je pense, conclut Christel Duborper, que nous avons démontré que les séniors ont beaucoup à donner et qu’il est important de les y encourager si l’on veut garder ces grands pans de mémoire".

Luc Blanchard, pour les sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info, lundi 22 août 2011

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262268168

 

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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 09:49

L’éditeur Actes Sud a publié en juin dernier une bande-dessinée originale, rare, émouvante et juste sur le thème de la vieillesse. Dans cet ouvrage intitulé « Vers la sortie » de l’Américaine Joyce Farmer, l’auteur aborde de front la fin de vie de son père et de sa belle-mère. La première bande dessinée sur le grand âge et la dépendance.

On sait bien que la bande-dessinée n’est plus –et depuis longtemps- une littérature réservée aux enfants… Le dernier ouvrage de Joyce Farmer, 71 ans, figure de la BD underground et féministe convaincue dans les années 70, l’illustre parfaitement.
En effet, en 200 pages, Joyce Farmer, qui écrit et dessine, aborde un sujet grave. Une thématique lourde. Une situation dramatique... mais finalement si banale, si courante.
      L’histoire

de cette BD (ou roman-graphique) ? Lars et Rachel, un vieux couple qui vit chichement dans la banlieue de Los Angeles, n'a plus que quatre ans à vivre. Ils ont trimé toute leur vie. A la retraite, ils doivent faire face aux petits tracas quotidiens de la vieillesse…
Jusqu’au jour ou Rachel tombe dans sa baignoire. A priori rien de très grave, mais cet incident marque le début de la fin. Laura, sa belle-fille, va dès lors devoir prendre en charge ces deux octogénaires qui, de moins en moins, seront à même de s’assumer.

Comme le souligne l’éditeur, l’auteur signe ici « une chronique profondément émouvante de la fin de vie de son père et de sa belle-mère, célébrant le courage, l'humour, la tendresse et la famille ».
Dans un article des Inrocks, Anne-Claire Norot souligne : « Que faire de la collection de poupées poussiéreuses ? Comment gérer leurs petites manies, leurs exigences, leur souffrance ? Sans faire preuve de sentimentalisme, sans enjoliver ni dramatiser, Joyce Farmer pose avec recul, affection et humour toutes ces questions. Avec force détails, (…) elle dépeint aussi ce qu'elle découvre encore d'eux -leurs centres d'intérêt, les coins de leur passé restés obscurs-, rendant Vers la sortie réaliste et vivant, jamais triste ».
Vers la sortie de Joyce Farmer, Bande dessinée, Actes Sud / L'An 2 , 208 pages ; Prix indicatif : 23,80 euros

info venant de Senioractu du 1° septembre 2011

http://www.senioractu.com/Vers-la-sortie-de-Joyce-Farmer-la-premiere-BD-sur-le-grand-age-et-la-dependance_a14109.html?preaction=nl&id=16271181&idnl=95684&

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