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mobiliser les potentialités des seniors,
leur apporter les services adaptés
  pour le développement des territoires ruraux.

Volontariat, retraite active

Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 14:26

Quand Colette Blanchet, Usselloise d’origine et de cœur, parle de son département, elle parle en haute Corrézienne car, pour elle, la Corrèze a véritablement trois entités bien différentes avec les pays de Brive, de Tulle et d’Ussel. Ces différences font cependant la richesse du département qui mériterait, selon elle, de retenir ses jeunes et d’en attirer de nouveaux. - interview de Christine Mouttepour La Montagne

« Un département avec trois entités »

- Pourquoi êtes-vous revenue ici après vos études ?

J'ai quitté la Corrèze pendant quatre ans pour suivre mes études à Montpellier. Je suis revenue parce que j'avais un compagnon qui m'y attendait, et surtout parce que c'est mon département. Il n'y a pas la mer mais c'est chez moi !

- A vos yeux, quel est le principal atout de la Corrèze ?

Le département offre une vie saine et des paysages extraordinaires. Il est également très calme… parfois un peu trop.

- A l'inverse, quelle est sa principale faiblesse ?

Il manque de dynamisme, d'infrastructures et surtout d'emplois pour maintenir et attirer la population. Une autre faiblesse, qui pénalise plus l'arrondissement d'Ussel, est l'existence d'un déséquilibre entre la haute et la basse Corrèze : tout est tiré vers le bas, tout part à Brive !

- Quels sont les leviers que la Corrèze doit activer pour son développement ?

La Corrèze doit trouver des solutions pour garder ses jeunes et accueillir des familles en créant des emplois et en maintenant des structures dans les villes et les villages. Je pense également que son développement doit passer par un renforcement des transports en commun, notamment du trafic ferroviaire. Le département est désenclavé grâce aux autoroutes, mais il reste isolé. Accéder plus rapidement à la Corrèze, se déplacer plus vite rendrait le territoire plus attractif pour les entreprises, la population active…

- Quelle est la meilleure chose qui soit arrivée à la Corrèze ses dernières années ?

Le fait d'être mieux située géographiquement, par quelques ignorants, en raison de la médiatisation de nos politiques locaux : en 1968, à Montpellier, personne ne connaissait la Corrèze. La meilleure chose reste cependant la traversée du département par l'autoroute A89, qui est utile à l'économie locale et, « nous dit-on », - Les Corréziens sont-ils accueillants ?

On les dit souvent froids, mais je ne pense pas que ce soit vrai. Beaucoup de communes font des efforts pour les nouveaux arrivants. Et les nombreuses associations qui existent sur le territoire peuvent permettre aux nouveaux habitants de s'intégrer : on trouve la chaleur humaine parmi les bénévoles.

 

- Quel est le cliché dont est affublée la Corrèze qui vous énerve le plus ?

Si j'assume la ruralité de mon département, ça m'énerve qu'on le limite à son côté rural en le renvoyant à un trou perdu et à des gens rustres. Mais les Corréziens ont aussi leur cliché : comme les Brivistes qui nous demandent toujours, même au printemps, si nous avons de la neige à Ussel. Enfin, un dernier cliché énervant : « La Corrèze, c'est la chiraquie ».

- Que manque-t-il le plus au département ?

Je l'aime comme il est mais je le souhaiterais plus dynamique : ce qui manque le plus est forcément un niveau d'emplois plus élevé, surtout en haute Corrèze. Nous avons un département avec trois entités (basse moyenne et haute corrèze) si différentes qu'il est difficile de s'exprimer sur le département. « Il ne manque que la mer »

- Où allez-vous faire vos courses ?

Je fais mes courses à Ussel, dans les commerces, dans les grandes surfaces… où je trouve tout ce dont j'ai besoin. Je ne me déplace que ponctuellement pour des achats bien spécifiques (grossistes d'emballages pour professionnels par exemple) ou à Brive et à Tulle pour des consultations médicales non présentes sur Ussel. Je pense qu'il faut défendre le commerce local qui, avec l'artisanat, fait la vie d'une ville, son dynamisme…

- Qu'est-ce qui vous agace le plus ici ?

Je regrette le manque de possibilités, d'ouverture pour les jeunes sur le département qui reste très âgé. Beaucoup de jeunes partent et des gens reviennent une fois qu'ils sont à la retraite. Si les personnes retraitées sont souvent dynamiques et font notamment vivre de nombreuses associations, on assiste à un vieillissement de la population et à un non-renouvellement par les jeunes. Les retraités sont encore actifs et consommateurs, mais ils ne sont pas l'avenir du département.

- Comment voyez-vous la Corrèze en 2030 et au-delà ?

Je ne sais pas si je la vois mais je l'espère en évolution, brillante, plus connue, plus recherchée pour ses atouts. Pour une Corrèze plus active, j'espère que les domaines comme l'éducation, la formation professionnelle, la santé en ouvrant les possibilités de soins… seront développés. Et que les zones artisanales commerciales et industrielles aménagées ces dernières années soient complètes en 2030.

- Vous sentez-vous Limousine ?

Quand j'étais lycéenne à Ussel, je me sentais Auvergnate, puisque le lycée était rattaché à l'académie de Clermont-Ferrand. Désormais, même si je suis Corrézienne avant tout, je me sens Limousine. On sait que le Conseil régional aide financièrement le département. Le fait d'être dans une région de la taille du Limousin me convient : ainsi, les trois départements ont leur place.

- Si vous ne viviez pas en Corrèze, où aimeriez-vous vivre ?

Peut-être au bord de la mer, car il n'y a que ça qui manque ici, puisqu'on a les montagnes, la campagne, les bois… Mais c'est bien que la mer se limite aux vacances. Je dirais plutôt le Pays basque, parce que mes enfants y vivent.

Christine Moutte
christine.moutte@centrefrance.com

La Montagne du 28/12/11

http://www.lamontagne.fr/limousin/actualite/departement/correze/2011/12/28/enseignante-eps-a-la-retraite-elle-est-une-benevole-active-de-lepicerie-sociale-dussel-140436.html

Par Orgris - Publié dans : Volontariat, retraite active - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 10:26

Lorsqu’on croise dans la rue une retraitée tenant par la main un enfant, on s’imagine immédiatement qu’il s’agit de la grand-mère et de son petit-fils… Mais pas forcément ! En effet, depuis quelques années, on assiste au boom des mamies nounous. Seniors, elles sont encore en pleine forme et souhaitent continuer à travailler pour se sentir utiles et valorisées, pour occuper une partie de leur temps libre et bien sûr, pour obtenir un complément de revenu grâce au cumul emploi-retraite.

Qui mieux qu’une mamie est à même de s’occuper des enfants ? Sorties d’école, mercredis ou vacances scolaires n’ont aucun secret pour elles qui ont déjà connu cela avec leurs propres enfants et savent parfaitement comment réagir à toutes les situations.
D’une manière générale, disponibles et fiables, les mamies nounous apportent leur expérience, leur sérieux et leur efficacité afin d’entretenir un vrai dialogue avec les parents et créer un rapport privilégié avec les enfants.
Expertes dans les animations, les jeux, la cuisine (notamment les gâteaux), les dessins, le bricolage..., elles accompagnent les enfants dans leur créativité et leur imagination tout en travaillant leur coordination, leur dextérité et leur capacité d'organisation ; et cela de manière ludique.
Comme le souligne Pierre Brédar, directeur marketing & communication du Groupe O2* : « dans un domaine comme la garde d’enfants, les « mamies nounous » sont particulièrement appréciées ; non seulement elles possèdent de l’expérience, mais ont souvent elles-mêmes été mères de famille. Parfait pour les enfants, rassurant pour les parents ! En définitive, il y a une vraie valeur ajoutée pour nos clients ».
Ces profils commencent d’autant plus à être très recherchés par les parents car les seniors sont disponibles, fiables et ils apportent sécurité et rigueur aux enfants, ce qui rassure les parents. Pour les jeunes seniors, cet emploi leur permet d’occuper une partie de leur temps libre, de continuer à se sentir utiles et de compléter leurs fins de mois grâce au cumul emploi-retraite.

Témoignages :

A 65 ans, Arlette, grand-mère de quatre petits-enfants, ne se voyait pas arrêter de travailler. Quand, à 60 ans, cette ancienne responsable de maison de retraite a réfléchi à son avenir : « Avec 110 trimestres, ma pension n’était que de 500 euros. La décision de retravailler s’est donc imposée. » Arlette a poussé la porte d’une agence spécialisée située au Mans en février 2010. Depuis, elle travaille dix huit heures par semaine. « Le mardi et le jeudi, je vais chercher à l’école une petite fille de quatre ans. Le mercredi, je garde trois enfants. Au début, ils m’auraient bien enfermée dans le placard mais maintenant, ils voudraient que je dorme chez eux ! » Cette activité lui rapporte plus de 700 euros par mois.
A 61 ans, Marie-Hélène, grand-mère de quatre petits-enfants, garde deux enfants, 9 heures par semaine. Ancienne mère au foyer, Marie-Hélène a repris ses études à 40 ans et a exercé pendant 12 ans la profession d’animatrice de gymnastique. Mais ayant été affectée par une maladie professionnelle, Marie-Hélène a été contrainte d’arrêter. « Il me restait quelques années pour bénéficier de ma retraite à taux plein, j’étais donc obligée de retravailler. » Depuis un an et demi, Marie-Hélène travaille donc pour une agence de Nantes. « J’aime mon métier, il a une véritable importance pour l’équilibre des enfants. »
*société spécialisée dans les services à domicile, et notamment dans les mamies nounous

Pour en savoir plus allez voir le site :  www.mamienounou.fr

Publié le jeudi 15 Septembre 2011 par Senioractu

 http://www.senioractu.com/Les-mamies-nounous-le-boom-de-la-rentree_a14176.html?preaction=nl&id=16271181&idnl=96656&

Par Orgris - Publié dans : Volontariat, retraite active - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 09:28

Le colloque organisé le 28 juin dernier à Paris par l’Agence pour le Volontariat et la Valorisation de l’Engagement (AVE), sur le thème « Les seniors, vitamine de la vie associative », a permis à une douzaine d’intervenants prestigieux de présenter la place des seniors dans la vie associative à plus d’une centaine de dirigeants associatifs.

Des propositions d’actions concrètes pour faciliter l’engagement des seniors et mieux préparer la transition entre la fin de leur vie active et leur retraite, ont ainsi pu être dégagées au cours des débats, et notamment l’utilisation du DIF (droit individuel à la formation) des deux dernières années d’activités professionnelles pour la construction d’un projet de retraite.

Cet événement s’inscrit dans le contexte du débat sur la dépendance afin d’apporter un autre regard sur les seniors et de militer pour la mise en place de nouvelles politiques concernant leur avenir, notamment au sein du secteur associatif.

Placée sous le haut patronage de Madame Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, cette rencontre a mis en avant les opportunités offertes à cette nouvelle génération de seniors, dynamique, riche d’expériences et de compétences, au monde associatif mais également aux jeunes.

Au cours des deux tables rondes, une douzaine de spécialistes, tels que Chris Olivier, directrice du  CERPHI , André Hochberg, président de  France Générosités , Geneviève Laroque, présidente de la Fondation Nationale de Gérontologie », Sylvain Denis, président de la « Fédération Nationale des Associations de Retraités , Sylvie Brunet, membre du bureau directeur de l’Association Nationale des DRH  et membre du Conseil Economique Social et environnemental ou encore Yvon Gattaz, académicien, créateur d’entreprise et ancien président du Medef, ont expliqué les atouts d’une retraite active tant au niveau personnel que social, mais aussi l’intérêt pour la société de mieux prendre en compte cette nouvelle population.

L’AVE souhaite ainsi rapidement aboutir à la mise en place d’actions efficaces pour que la force vive des plus de 60 ans soit reconnue, valorisée et encourager.

Info venant de Senioractu du 4 juillet 2011

http://www.senioractu.com/Benevolat-ouverture-de-nouvelles-voies-pour-des-seniors-engages-et-une-retraite-active_a13960.html?preaction=nl&id=16271181&idnl=93280&

Par Orgris - Publié dans : Volontariat, retraite active - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 11:00

Transmettre est certainement la plus belle chose de la vie ! Nous transmettons d’abord la vie puis, et pour faire court, tout ce qui permet à cette vie de progresser. L’éducation, l’apprentissage de la vie sociale, les savoir et les compétences, … quand les années s'accumulent ils permettent de transmettre une plus-value précieuse : une forme d’expérience acquise que seuls, par nature, peuvent transmettre ceux qui l’ont éprouvée.

C’est cette expérience du vécu, associée à des compétences spécifiques qui constitue une partie des vraies valeurs de l’âge. Il s’agit de transmettre cette richesse avec intelligence et générosité. Cette articulation générationnelle donne tout son sens à une vie épanouie.
Cette transmission était autrefois assurée par le milieu familial et celui des métiers. Les temps ont changé, nous nous sommes urbanisés, les conditions de vie familiale sont moins stables et plus de transmissions sont prises en charge par la collectivité.
Les seniors peuvent, en partie, répondre à cette mission en réinventant du lien entre les générations autour de la trasmission d'expérience. Ils sont de plus en plus nombreux, en forme et ont devant eux une longévité jamais connue auparavant. Ils ont aussi et très souvent démobilisés trop tôt de leurs activités professionnelles alors même qu’ils se trouvent au sommet de leurs possibilités. Ces sommes d’expériences de vie et de compétences se transforment vite en friches qui ne profitent ni aux intéressés qui se sentent rejetés ni à tous ceux qui pourraient bénéficier de cette manne si son transfert était organisé d’une manière efficace.
Une des filières de cette transmission est l’engagement des retraités dans des organisations où les compétences sont mises à disposition titre bénévole aux créateurs d’entreprises, à l’insertion des jeunes dans la vie professionnelle, à la reprise d’entreprise ou encore, à la coopération internationale.
Le profit n’est pas seulement du côté de celles et ceux qui bénéficient de cette aide providentielle. Il arrive bien souvent que le "transmetteur" y trouve l’occasion de connaître un domaine qui l’intéresse sans avoir pu le pratiquer ou encore se familiarise avec de nouvelles technologies. En prime il tisse aussi des liens amicaux et durables avec d’autres âges et d’autres milieux.
Toutes ces organisations ont une charte et des règles déontologiques qui valent pour toutes les parties. En voici quelques unes, parmi les plus connues sur le territoire national et régional et qui peuvent vous aider à trouver le champ d’applications de vos choix personnels :

 

 

AGIRabcd, Association Générale des Intervenants Retraités
Actions de proximité mais aussi de coopération internationale.
http://www.agirabcd.org/
ECTI
Cadres retraités bénévoles aident et conseillent sur les plans économique et social…
http://www.ecti.org/
EGEE, Entente des Générations pour l’Emploi et l’Entreprise
2.700 conseillers accompagnent dans leurs actions des créateurs, des collectivités et institutions publiques, des associations, des établissements scolaires…http://www.egee.asso.fr/Website/site/accueil.htm
ARCEC, Association Régionale de Conseillers pour Entreprises et Collectivités
Aide les créateurs d’entreprises à valider leurs projets et bâtir leurs dossiers. En Midi-Pyrénées. 
http://www.arcec.net/

Un conseil cependant, prenez contact avec l’’antenne locale de ces structures, c’est souvent plus concret.

info venant du site de l'association Actisse qui s'adresse aux seniors, retraités ou préparant leur retraite qui désirent apporter et transmettre expérience et savoirs aux autres âges : les "seniors créatifs"

http://www.actisse.net/index.php?option=com_content&view=article&id=11&Itemid=22

info venant de Place Publique, catégorie Générations dans Initiatives.

 http://www.place-publique.fr/spip.php?rubrique505

Or Gris souhaite aussi signaler les"transmetteurs agricoles".

Si vous avez vent d'nitiatives, faites le nous savoir

 

Par Orgris - Publié dans : Volontariat, retraite active - Communauté : Emploi, territoires, insertion
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 10:33

une étude du CerPhi réalisée pour Jubilacion

La gestion de la richesse humaine que représentent les bénévoles est au coeur des préoccupations des associations : comment optimiser leur recrutement, leur implication dans le projet associatif? Comment les former, les valoriser, les fidéliser ?

Le cas particulier des jeunes retraités est exemplaire de la nécessité d'innover dans ce domaine. L’augmentation prévue du nombre de retraités peut constituer une opportunité pour faire face à l’augmentation des besoins sociaux. Nombre d'entre eux sont en effet prêts à s’impliquer auprès des associations pour donner un sens à leur nouvelle vie. Les entreprises ont tout intérêt à faciliter leur transition entre travail et une retraite utile. Les associations devront mettre en oeuvre des pratiques adaptées aux besoins de cette population, qui ne sont pas ceux des bénévoles d'hi

 Le contexte démographique, économique et social actuel recèle une opportunité pour le développement du bénévolat de cette partie de la population qu’il est convenu d’appeler les « jeunes seniors »1

Chaque année, nombre de jeunes retraités sortis du monde du travail avec devant eux une longue espérance de vie en bonne santé, sont désireux de s’impliquer dans des activités à la fois épanouissantes et socialement utiles. Le phénomène, sans être nouveau, connaît un développement sans précédent avec chaque année 600 à 700 000 nouveaux jeunes retraités.

Disponibles, avec un niveau d’éducation élevé, des compétences professionnelles et une expérience humaine importante, ces jeunes seniors peuvent constituer la richesse humaine dont

  De leur côté, les grandes entreprises ont aujourd’hui, dans le cadre du Plan Senior, l’obligation d’accompagner les salariés dans la transition travail/retraite. Ce nouveau cadre réglementaire leur fournit des outils (le temps partiel) qui pourraient favoriser la mise en place de partenariats avec des associations pour les aider à remplir ces obligations.

* Peut-on faire coïncider les attentes des jeunes retraités avec le besoin des associations conduites à évoluer pour répondre à la demande sociale, et avec les logiques des entreprises aux prises avec les nouvelles obligations du Plan Seniors? Comment les faire se rencontrer dans les meilleures conditions pour que chacun bénéfice de cette opportunité ?

C’est à cette question que l’étude réalisée par le CerPhi à la demande de JUBILACION en appui sur

l’interview de 15 dirigeants ou responsables de grandes associations ou de réseaux(2) apporte les éléments de réponse suivants :

1. Les jeunes retraités d’aujourd’hui sont plus exigeants que ceux d’hier quant aux conditions de leur engagement. Ils cherchent dans le bénévolat à donner un sens à cette nouvelle période de leur vie, mais s’impliquer dans le collectif ne signifie pas sacrifier leurs aspirations personnelles. Ils cherchent également un épanouissement et leur engagement doit être compatible avec leurs autres activités.

2. Les associations manquent de bénévoles. Elles sont confrontées à des évolutions et à une augmentation des besoins sociaux qui les conduisent à renouveler et à développer leurs effectifs bénévoles.

3. Elles constatent souvent une désaffection de certaines missions difficiles, peu motivantes ou trop impliquantes. Elles ont des difficultés à pourvoir les mandats d’élus et les missions à responsabilités qui demandent de la disponibilité, une forte implication et des compétences particulières.

4. Les grands réseaux associatifs se professionnalisent et leurs structures se rapprochent de celles de l’entreprise. Les missions bénévoles exercés au siège requièrent des compétences d’administration et de gestion, celles qui sont exercées sur le terrain sont plus diversifiées et en rapport avec la cause défendue.

5. Pour répondre à leur besoin de recrutement, de formation et de suivi des bénévoles, les associations mettent en place des politiques de gestion professionnelle des ressources humaines. Elles effectuent un recrutement sélectif et ciblé sur des profils déterminés et par rapport à des formations qu’elles dispensent.

6. Les jeunes retraités bénévoles constituent une réelle plus value pour les associations en raison de leur disponibilité et de la fiabilité de leur engagement, de leur expérience et de leurs compétences dans des domaines très recherchés comme le juridique, le management ou la comptabilité

7. Aujourd’hui, les seniors s’engagent majoritairement sur des missions à responsabilité, principalement aux sièges des associations et occupent la plupart des mandats électifs dans les bureaux ou les CA. Ce type d’engagement est celui qu’ils choisissent, mais il est aussi influencé par les responsables associatifs qui les dirigent spontanément vers ce type de missions.

8. Les responsables associatifs ont conscience des apports du bénévolat pour les retraités, notamment dans la transition travail–retraite. Ils sont favorables à un rapprochement entre le monde de l’entreprise et les associations pour favoriser l’engagement des futurs retraités. Certaines associations ont d’ores et déjà mis en place des partenariats avec des entreprises pour améliorer le recrutement des seniors et leur insertion harmonieuse dans l’univers associatif.

Car si de nombreux jeunes seniors ont le désir de s’engager, il ne leur est pas toujours facile de trouver l’organisme et la mission qui répondent à leurs aspirations. Sans préparation, le choc culturel entre l’univers professionnel et l’univers associatif peut freiner leur motivation. Une forme de d’intégration progressive de l’engagement bénévole pourrait constituer une bonne solution.

(1) C’est volontairement que nous n’assignons pas d’âge fixe à cette notion. La définition du senior comme celle du jeune senior sont assez élastiques. Le Plan seniors des entreprises prend en compte les salariés à partir de 45 ans, la Caisse d’assurance maladie situe l’âge de la séniorité à 60 ans. Des nombreuses publications réalisées sur le sujet, se dégage une génération appelée souvent « génération pivot », située entre 50 et 70 ans, qui recouvre la notion de « jeune senior ».

(2) Dans les domaines : Sport, Culture et Loisirs, Santé et Action Sociale, Droit et Défense des causes, Economie et Développement local, Humanitaire, Education et Formation

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Le CerPhi, Centre d’Etude et de Recherche sur la Philanthropie, est un institut d’études privé et

indépendant qui réalise des études qualitatives et des sondages pour répondre aux besoins

d’information et de compréhension de ses clients du secteur associatif et sur le domaine du « non

marchand ». Le CerPhi publie également des recherches thématiques les différentes formes de dons et

d’engagement.

Contact : chris.olivier@cerphi.org

Pour télécharger l’étude : www.cerphi.org

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Jubilacion est une société de conseil et de formation qui accompagne les entreprises dans la mise en

oeuvre du Plan seniors, met en place des actions permettant d’organiser le transfert de compétence et

de savoir-faire, et de faciliter la transition des salariés vers une retraite utile. Elle aide également les

seniors à élaborer leur projet de vie en retraite et pour ceux qui le souhaitent à réussir leur engagement

dans le bénévolat

Contact : jeanlouis.leroux@jubilacion.fr                   Logojubilacion Haute def

Pour télécharger l’étude : www.jubilacion.fr

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