or-gris.org
pour le développement des territoires ruraux.
L'activité physique bénéfique aux finances publiques
Le 20 octobre 2011, à l'Opéra Comique de Paris, le Groupe Associatif Siel Bleu, représenté par Jean-Michel Ricard et Jean-Daniel Muller, a remporté le Prix de l'Entrepreneur National
de l'Année – catégorie Engagement Sociétal, après avoir remporté le prix pour la Région Est.
Siel Bleu > remboursé par la Sécu ?
Depuis 14 ans, le groupe associatif Siel bleu cherche à promouvoir l'activité physique adaptée au service de la prévention santé et du bien être.
Leurs ateliers permettent de maintenir l'autonomie physique, prévenir la fragilité dans à domicile, qu'en établissement spécialisé.
Le cabinet Mac Kinsey a fait les calculs : en généralisant les activités proposées et en comptabilisant leur impact pour deux pathologies (seulement) les fractures et le diabète
de type 2, la société économiserait 59 milliards d'euros !
Siel Bleu partout en
France
Les 250 intervenants de Siel Bleu sont de formation université Science et Technique des Activités Physiques et Sportives. (STAPS - Fac des Sports).
Ils accompagne 60 000 bénéficiaires dans des activités physiques adaptées et abordables financièrement.
Le concours "Entrepreneur de l'année" est organisé par le Cabinet de conseil
et audit Ernst & Young en partenariat avec le magazine L'Entreprise.
Il récompense chaque année, à l'échelle régionale, des entrepreneurs dans différentes catégories parmi lesquelles l'Engagement Sociétal.
AdV
publié par Age Village, le 24/10/2011
Or Gris avait fait paraître une info sur le blog, qui reste toujours une de plus consultés :
http://www.or-gris.org/article-siel-bleu-l-activite-physique-pour-les-personnes-agees--44103889.html
Après l’annonce par le Premier ministre d’un nouveau report de la réforme de la dépendance -ce que nous regrettons- le gouvernement présente son plan de rigueur. Parmi les mesures évoquées, la suppression ou la diminution des aides fiscales sur les services à la personne serait un nouveau coup dur pour tout un secteur. La suppression ou la diminution des aides fiscales sur l’emploi à domicile se traduirait immanquablement par une baisse importante des prestations délivrées et entraînerait des suppressions d’emplois massives.
Dans ce contexte, l’ADMR ne peut que se féliciter de la déclaration de Valérie Pécresse
qui affirme que le gouvernement ne supprimera pas cette niche fiscale.
A l’échelle du secteur des services à domicile déjà en difficulté et qui, comme le souligne la ministre du Budget, représente 1,7 million
d’emploi, ce serait en effet une catastrophe.
C’est l’ensemble de nos publics qui serait touché : les personnes âgées en perte d’autonomie et les personnes en situation de handicap qui verraient les dépenses restant à leur charge augmenter
significativement, mais également les familles qui ont recours à des prestations d’aide à la vie quotidienne dont le coût serait augmenté d’autant.
Déjà, la suppression des exonérations de charges patronales au 1er janvier 2011 a eu des conséquences très lourdes pour nos services Famille : pour l’ensemble du secteur, ce sont 20.000 emplois
qui ont disparu.
Pour mémoire, depuis l’entrée en vigueur en 2006 de ces aides fiscales dans le cadre du plan Borloo et le développement de la prise en charge de l’aide à l’autonomie via l’Aide
personnalisée à l’autonomie (APA), l’ADMR a créé plus de 30.000 emplois locaux pérennes.
L’ADMR restera extrêmement vigilante sur ces questions et continue de réclamer le maintien de ces aides pour soutenir un secteur fragilisé. Nous sommes par ailleurs toujours en
attente du déblocage d’un fonds d’urgence réclamé depuis décembre 2009 et de solutions concrètes pour pallier les difficultés des services Famille.
Forte de 65 ans d’expérience, l’ADMR, premier réseau français de proximité, est la référence des services à la personne. Intervenant auprès de l’ensemble de la population, de la
naissance à la fin de vie, l’ADMR propose une large palette de services déclinée en quatre gammes : Autonomie, Domicile, Famille et Santé. Plus de 110.000 bénévoles et près de
105.000 salariés délivrent 105 millions d’heures de prestations par an à 700 000 clients.
publié le jeudi 1 Septembre 2011 dans Senioractu
vous pouvez aussi aller voir le sirte de l'ADMR : www.admr.org
Le groupe de protection sociale des métiers de
l’assurance, de l’enseignement privé et du domaine interprofessionnel B2V a retenu La Poste et son offre « Bonjour Facteur » pour l’accompagner dans le test de nouvelles solutions favorisant le
soutien à domicile des personnes âgées. Explications.
L’offre « Bonjour Facteur ! » fait partie du bouquet d’offres de proximité « Facteurs Services
Plus » que La Poste a développé au service du développement économique et social des territoires. Rappelons que « Bonjour Facteur ! » consiste en une
visite régulière au domicile des personnes isolées et/ou fragiles.
Ses objectifs : apporter un soutien à domicile à ces personnes isolées/fragilisées, rompre l’isolement en créant du lien social, apporter un sentiment de sécurité aux personnes visitées, mais
aussi aux proches éloignés, alerter en cas de besoin et enfin, anticiper ainsi au mieux les accidents et complications associées.
Le service consiste, pour le facteur, à se rendre régulièrement au domicile de personnes pré-identifiées, quel que soit le lieu d’habitation (indifféremment zone urbaine et zone rurale), afin de
s’assurer de leur bien-être et ce, qu’il ait ou non du courrier à distribuer à cette adresse. Pendant sa tournée, le facteur rend ainsi visite aux personnes fragilisées ayant donné leur accord et
ayant été inscrites à la prestation par les prescripteurs clients.
Ce passage est effectué selon une fréquence régulière et prédéfinie de deux ou six jours par semaine (du lundi au samedi, sauf jours fériés). A chacune de ses visites, le facteur vérifie la
présence de la personne au domicile à visiter, son état apparent et, en cas de signe de faiblesse, donne immédiatement l’alerte au contact désigné par le client prescripteur (ou aux secours si
nécessaire).
D’une manière générale, les facteurs bénéficient de la confiance des ménages et sont présents sur tout le territoire national, six jours sur sept. Par ailleurs, ils comptent parmi les personnages
préférés des Français. Cette mission auprès de personnes fragilisées, isolées est en adéquation avec leur rôle historique, acteurs de proximité et de confiance au quotidien.
Dans ce contexte, B2V et La Poste ont signé une convention pilote afin de tester la prestation auprès de retraités du Groupe B2V sur une durée de près d’un an
(de mi-mai 2011 jusqu’à fin mars 2012). Le pilote concernera environ 100 bénéficiaires (50% rural/50% urbain) pour une visite deux jours par semaine du lundi au vendredi, librement choisis par le
bénéficiaire. Les premiers départements visés par ce programme pilote seront, dans un premier temps, les Pyrénées-Atlantiques, Lot-et-Garonne, Ardennes et quelques arrondissements de Paris.
D’autres territoires pourraient ensuite être concernés précise le communiqué.
Info venant de Senior actu du 15 juillet 2011
Alors que la réforme de la dépendance vient une nouvelle fois d'être reportée ( , la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) des ministères sociaux publie une étude sur l'importance de l'aide aux personnes âgées vivant à domicile.
Intitulée "L'implication de l'entourage et des professionnels auprès des personnes âgées à domicile", elle montre qu'environ 3,6 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus et vivant à leur domicile bénéficient d'une aide régulière en raison d'un problème de santé ou d'un handicap (chiffres 2008).
Parmi les intéressés, huit sur dix reçoivent au moins une aide régulière de leur entourage et cinq sur dix au moins une aide régulière de professionnels. Près du tiers d'entre eux (32%) bénéficient d'une aide mixte apportée à la fois par l'entourage et par des professionnels. Cette aide mixte s'accroît avec l'âge de l'intéressé, les interventions de l'entourage ne suffisant plus. Mais ces dernières ne disparaissent pas pour autant et continuent de jouer un rôle important.
Trois facteurs déterminants
De façon logique, le recours à une aide croît fortement avec l'âge : 15% des personnes de 60 à 74 ans en bénéficient, mais ce taux passe à 50% chez celles de plus de 75 ans. Le degré de dépendance est un autre déterminant essentiel. Il n'est pas étonnant de constater que la totalité des personnes âgées relevant des GIR 1 à 3 sont aidées. Ce taux est encore de 97% chez celles relevant du GIR 4, ce qui est intéressant au regard du débat sur une éventuelle suppression de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) pour les personnes classées en GIR 4. Le taux de personnes aidées reste très élevé (85%) pour celles relevant du GIR 5 et qui n'ont donc pas droit à l'APA. Il chute en revanche à 20% pour celles considérées comme relevant du GIR 6 et donc supposées autonomes. Le troisième facteur déterminant est celui de la composition de la cellule familiale. Toujours de façon logique, les personnes vivant seules bénéficient davantage de l'aide de professionnels que celles qui ne le sont pas (69% contre 39%).
L'étude de la Drees montre également une forte corrélation entre le degré de dépendance et le nombre et la diversité des intervenants auprès d'une même personne. Le nombre moyen d'aidants est ainsi de 1,2 pour les personnes en GIR 5 et 6, de 1,6 pour celles en GIR 3 et 4 et de 2,0 pour celles en GIR 1 et 2. Lorsque la personne âgée est aidée par son entourage, il s'agit dans 69% des cas d'un seul aidant (le conjoint dans 45% des cas, un enfant dans 31%). La répartition entre le conjoint et les enfants s'inverse avec l'âge de la personne âgée (et par la même occasion de son conjoint) : respectivement 55% et 32% entre 60 et 74 ans, mais 32% et 52% à partir de 75 ans. La durée moyenne de l'aide apportée par un proche est en moyenne de 1 h 40 par jour.
L'étude s'intéresse aussi au contenu de l'aide.
Ainsi, l'entourage apporte principalement une aide à la vie quotidienne (soins, tâches ménagères, repas...), ainsi qu'un soutien moral. Cette aide à la vie quotidienne apparaît plus diversifiée que celle apportée par les professionnels sur le même créneau. De son côté, l'aide financière et matérielle prend surtout la forme d'un règlement des dépenses courantes.
Parmi les nombreux enseignements de cette étude, un dernier chiffre est à méditer : une personne âgée aidée sur trois déclare ne pas recevoir toute l'aide dont elle aurait besoin (42% pour les GIR 1 et 2,28% pour les GIR 3 et 4 et 12% pour les GIR 5).
Jean-Noël Escudié / PCA, Publié le vendredi 26 août 2011 par localtis
Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a rendu, le 15 juin 2011, son avis sur la dépendance des personnes âgées. Saisi par le Premier ministre, le Cese en avait confié l'élaboration à une commission temporaire, présidée par un représentant du groupe des professions libérales. Sur un sujet désormais largement débattu - sinon rebattu - l'avis du Cese arrive un peu tard pour apporter un éclairage inédit et des idées innovantes. Sans surprise, le rapport déroule ainsi une dizaine de grands thèmes, abordant ainsi la question de la dépendance sous différents aspects.
Prévention, innovation, logement
Il préconise le développement de la prévention de la perte d'autonomie, notamment à travers un renforcement du dépistage
précoce et des actions de prévention des caisses de retraite et des organismes complémentaires. Le Cese revient également sur l'un de ses chevaux de bataille en matière de
personnes âgées : l'adaptation de l'habitat et du cadre de vie (voir notre article localtis du 19 mars 2009). Il recommande, à ce titre, d'intégrer pleinement la question de l'adaptation du
logement aux mesures sur la prise en charge de la dépendance, de développer une offre d'hébergement diversifiée et adaptée aux besoins des personnes en perte d'autonomie et de développer une
offre de travaux labellisés. Dans le même esprit, le rapport préconise de renforcer le soutien aux innovations technologiques susceptibles de retarder la perte d'autonomie. Ceci couvre aussi bien
la recherche médicale sur les maladies neurodégénératives que le développement de la domotique ou celui des outils numériques d'aide au maintien des capacités cognitives. Pour cela, le Cese
suggère de mobiliser des fonds du programme national sur les investissements d'avenir et de renforcer le rôle en la matière de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie
(CNSA).
Dans un autre domaine, il emprunte à cette dernière ses réflexions sur la nécessité d'organiser un parcours de soins coordonné, afin d'améliorer la prise en charge des personnes dépendantes. Pour
le Cese, cela passe par une "évaluation indépendante et évolutive" (sans précision toutefois sur les modalités
pratiques de cette indépendance) et par une refonte de la grille Aggir. Le rapport plaide aussi pour la mise en place de guichets uniques d'information et d'orientation et pour
la généralisation des expériences de transformation des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) en maisons départementales de l'autonomie (MDA),
intégrant les personnes âgées.
De l'aide à domicile à l'aide aux aidants
Le rapport se penche aussi sur le nécessaire renforcement de l'attractivité des métiers de l'aide à
domicile, ce qui suppose en particulier d'harmoniser les systèmes d'autorisation et d'agrément qualité et de "garantir l'équilibre financier, la
transparence et la maîtrise des coûts des services d'aide à domicile". Alors que l'on aurait plutôt attendu une prise de position sur la question du GIR 4,
le Cese recommande également de "maintenir les GIR 5 et 6 dans la sécurité sociale", ce qui semble curieux car il
n'a jamais été question de les en sortir (dans la mesure où ils ne sont justement pas couverts par l'APA). Sur la question de l'attractivité des métiers de l'aide à domicile, le
Cese renvoie aux conclusions et propositions de ses précédents rapports sur le sujet.
Sur le soutien et l'accompagnement des aidants, le rapport préconise des mesures déjà pour partie engagées : développement des structures de répit, formation et information, meilleure
articulation avec l'activité professionnelle, suivi médical personnalisé... Sur la question de la gouvernance, le Cese propose - après la loi de 2001 instaurant l'APA et celle de 2005 sur le
handicap - de consolider l'édifice par la création d'un "droit universel à la compensation de la perte d'autonomie". Il ne remet pas
en cause la gouvernance nationale actuelle - la CNSA devant être confirmée dans son rôle -, pas plus que les responsabilités des départements au plan local. Il plaide en revanche
pour une clarification du rôle des différents opérateurs nationaux et pour une "garantie d'égalité d'information et de traitement sur tout le
territoire" (passant, entre autres, par une homogénéisation des méthodes d'évaluation).
Comment trouver trois milliards d'euros ?
Le Cese était également attendu sur la question du financement, de plus en plus prégnante à l'approche des
décisions du chef de l'Etat (prévues pour le mois de juillet). Sur ce point, il se prononce pour l'instauration de deux nouvelles sources de recettes : une taxe sur l'ensemble des mutations à
titre gratuit (successions et donations, hors transmission d'entreprises et d'outils professionnels), qui rapporterait 1,5 milliard d'euros avec un taux de 1%, et un alignement du taux plein de
la CSG sur les pensions de retraite (6,6% actuellement) sur celui des actifs (7,5%), ce qui rapporterait environ 1,7 milliard d'euros. Si toutes les autres voies de financement examinées ont été
écartées, le Cese se dit favorable au développement de couvertures complémentaires, sous réserve de la création d'un label public pour identifier les contrats et d'un encadrement des acteurs.
Plus original, le Cese propose - côté dépenses - de mettre en œuvre quatre mesures dès 2011.
- La première consiste à réduire le reste à charge des résidents et des familles en modifiant les clés de répartition entre les trois sections tarifaires des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (autrement dit en transférant certaines dépenses de la section hébergement vers les sections soins et dépendance).
- La seconde réside dans un relèvement du plafond des plans d'aide pour mieux prendre en charge les personnes les plus en difficulté (sans toutefois citer de chiffre).
- La troisième consiste à cantonner le champ de l'obligation alimentaire aux "dépenses strictement limitées aux moyens de subsistance (nourriture, hébergement)" et à en exclure les petits-enfants.
- La dernière mesure d'application immédiate - qui reprend un avis du Cese de 2008 sur les services à la personne - concerne la réalisation d'un bilan exhaustif des dispositifs fiscaux et sociaux existants.
Jean-Noël Escudié / PCA, publié le jeudi 16 juin 2011 par localtis
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