L'allongement de la vie professionnelle

Publié le par Orgris

Selon un sondage TNS Sofres

les points de vue des salariés diffèrent selon leurs conditions d'emploi

     Des salariés partagés face à l'allongement de la vie professionnelle,

- 50% l'envisagent sereinement
- contre 49% qui en ont une perception négative

- 57% estiment qu'ils pourront continuer à développer leurs compétences d'ici la fin de leur carrière
– contre 41% qui pensent l'inverse.

- 57% également pensent qu'ils pourront se sentir impliqués dans leur travail jusqu'à la fin de leur carrière
– contre 40% qui pensent l'inverse.

- 55% se disent inquiets des conséquences de leur emploi sur leur santé à long terme
– contre 44% qui ne sont pas inquiets.

Les jeunes et les cadres sont les plus sereins face à l'ensemble de ces points. A l'inverse, les plus proches de la retraite ainsi que les salariés du public, que la réforme impacte davantage, sont plus nombreux à envisager négativement la perspective de devoir travailler plus longtemps.

Hormis la question de la santé, les emplois supposés les plus pénibles (ouvriers et BTP notamment), semblent moins redouter l'allongement de la durée de vie, que le type d'organisation (public ou privé).

       Plus mon emploi me satisfait, moins je redoute l’allongement de la vie active.

Les raisons d'une attitude positive (50%) face à l'allongement de la vie professionnelle tiennent avant tout à la satisfaction actuelle dans son emploi, à l'intérêt (95% et 100% dans les entreprises de moins de 10 salariés) et aux bonnes conditions de travail (94%). Plus généralement, cette moitié du corps social apparaît très positive par rapport à son emploi, déclarant à plus de 85% qu'elle est satisfaite sur 6 critères différents (intérêt, conditions de travail, santé, climat/ambiance, utilité perçue et sentiment d'apprendre).

A l'inverse, une autre moitié (49%) envisage mal l'allongement de la vie professionnelle. Dans ce cas, sont pointés en priorité le manque de temps disponible pour les autres projets (58%) avant de citer des conditions de travail trop difficiles (53%, mais 62% des ouvriers et 64% des professions intermédiaires). A noter que les raisons invoquées par ceux qui envisagent mal l'allongement de la vie professionnelle sont très dispersées, signe qu'il y a une multiplicité de critères qui pèsent de façon très inégale sur les opinions.

Par ailleurs, pour la majorité des salariés qui envisagent différemment la suite de leur carrière du fait de l'allongement de la vie professionnelle (45% des salariés interrogés, et surtout les jeunes), priorité est donnée à la reconversion professionnelle (parmi eux 59% envisagent de faire un bilan professionnel, 55% de se reconvertir pour préserver leur santé) et à l'évolution au sein ou en dehors de l'entreprise (respectivement 52% et 47%), plutôt qu'à une pause.

http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/

Ainsi, selon l’intérêt au travail et sa pénibilité le regard sur l’allongement de la vie professionnelle diffère. Cela va de soi, mais …Cela signifie aussi que tous les salariés n’ont pas un jugement négatif sur leurs conditions d’emploi et de travail.

Le discours syndical devrait peut-être en tenir compte ?

http://clesdusocial.com/france/fr01-conditions-travail/conditions-emploi-allongement-vie-professionnelle.htm

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