Journal d'un corps, un livre de Daniel Pennac : le corps d’un homme de 13 à 87 ans

Publié le par Orgris

L’auteur Daniel Pennac vient de publier chez Gallimard dans la collection Blanche son dernier ouvrage : « Journal d’un corps ». Un livre original où le narrateur tient le journal de son corps de 13 à 87 ans… « Nous qui nous sentons parfois si seuls dans le nôtre nous découvrons peu à peu que ce jardin secret est un territoire commun. Tout ce que nous taisions est là, noir sur blanc, et ce qui nous faisait si peur devient souvent matière à rire ».

Extraits :
- Mercredi 18 novembre 1936
Je veux écrire le journal de mon corps parce que tout le monde parle d'autre chose. (13 ans, 1 mois, 8 jours)
- Jeudi 10 janvier 1974
Si je devais rendre ce journal public, je le destinerais d'abord aux femmes. En retour, j'aimerais lire le journal qu'une femme aurait tenu de son corps. Histoire de lever un coin du mystère. En quoi consiste le mystère ? En ceci par exemple qu'un homme ignore tout de ce que ressent une femme quant au volume et au poids de ses seins, et que les femmes ne savent rien de ce que ressentent les hommes quant à l'encombrement de leur sexe. (50 ans et 3 mois)
- Lundi 26 juillet 2010
Nous sommes jusqu'au bout l'enfant de notre corps. Un enfant déconcerté. (86 ans, 9 mois, 16 jours)
Comme l’indique l’auteur dans un entretien accordé à son éditeur : « Alors qu'il était un enfant chétif et transparent, il devient petit à petit un robuste gaillard, boxeur, nageur, physiquement performant. Il rédigera ce journal toute sa vie, jusqu'à décrire son agonie, qui survient à l'âge de 87 ans ».
Et d’ajouter : « c’est (…) la chronique des messages envoyés notre vie durant par notre corps à notre esprit, avec ces longues plages de silence où notre corps nous parle peu, par exemple pendant la force de l'âge. C'est aussi la chronique des apprentissages, des douleurs, des plaisirs et des jouissances ».
« Bien sûr, c'est aussi un livre qui se prête au grappillage, le lecteur peut directement aller voir ce qu'éprouvait le personnage à tel ou tel âge, ou se promener librement dans l'index, du côté des organes, des maladies, des fonctions : Démangeaison, Densité corporelle, Dent, Dépression nerveuse, Dépucelage, Diarrhée, Émotion, Énergie, Épistaxis, Épuisement, Érection… Au lecteur de choisir de lire en fonction de ces entrées, ou, et c'est pour moi l'idéal, de tout lire dans la continuité, comme un roman » conclut l’auteur.
« Belle manière, en lisant ce livre, de se sentir humain. Pennac prend à bras-le-corps l'énigme de l'incarnation : quel est le lien entre mon corps et moi ? Et montre que le mystère n'est jamais épuisé. « Nous sommes jusqu'au bout l'enfant de notre corps. Un enfant déconcerté », écrit son héros, à 86 ans. Et c'est ainsi qu'il est un homme » est Michel Abescat à propos de ce livre dans Télérama.
Journal d'un corps de Daniel Pennac , Collection Blanche, 2012, 400 pages

Publié le mardi 20 Mars 2012 dans Senioractu

http://www.senioractu.com/Journal-d-un-corps-de-Daniel-Pennac-le-corps-d-un-homme-de-13-a-87-ans-livre_a14742.html

 Je l'ai lu, et cela m'a beaucoup plu !! Ce serait bien d'avoir le pendant écrit par une femme !!

 signé la tenancière du blog Or Gris

 

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LAVIGNE Françoise 11/04/2012 17:08

Encore une entorse grave aux droit des usagers de la Santé.

En effet, l'ARS veut fermer le centre de réadaptation de Hautepierre. Les 800 patients hospitalisés et autonomisés en ce centre D3 du CHU de Strasbourg seraient redirigés vers un autre centre
CLEMENCEAU, déjà en train de refuser du monde, alors qu'il y a des semaines d'attente pour être hospitalisés à la fois au D3 du CHU de STRASBOURG, et à Clémenceau.

Ou vont et que vont devenir les victimes d'AVC, dont le nombre moyen de réabilitation, est de 2500 en 5 ans (500/an)?????

Les politiques nous annonent : "au Centre Clémenceau"!
Or, rien n'est plus faux. Clémenceau refuse déjà du monde, alors que le D3 du CHU 67 fonctionne encore.

Nous représentons 1000 voix contre et nous ne sommes pas entendus. Silence radio du Conseil Général, des candidats, à qui nous avons écrits.

Combien faut il de morts silencieuses pour donner l'alerte???? Les 2500 personnes dispersées dans les service, où le nursing sera impécable, ne seront pas réabilités dans leur vie quotidienne, ils
mourront silencieusement dans un service où le kiné n'a ni le temps, ni les moyens de travailler les connections nerveuses avec eux.
Ils seront condamnés par les troubles du décubitus. Dont le pire est l'étouffement lent par manque de verticalisation. On se noie dans ses glaires, par manque d'expansion thoracique.

Si ces gens mouraient sous les balles, cela ferai un titre à sensations, mais ils feront simplement partie des dégâts collatéraux d'un CHU.
La famille en deuil acceptera le terme d'irrécupérable, le cœur lourd et comptera les jours qui sépare l’être cher, mourant tout doucement.

Bien sur, après 6 mois de travaux pharaoniques, nous assisterons à la réouverture d'un service de thrombolyse, qui fera sensation. Les journalistes redoreront à grand coup d'articles le CHU 67!

Mais les morts silencieuses, cela intéressera personne. La fatalité, dira t on!

Et bien NON! la réadaptation des gens arrivés couchés et marchant, debout,après un minutieux travail de kinésithérapie, nous savons que c'est possible.

Sur les 800 cas soignés dans ce service, nous arrivons toujours à sauver un potentiel.La plupart sortent autonomes, même avec appui, ce sont des êtres agissants, debouts.

Avec léquipe d'usagers, les familles, dites non à la fermeture. Sur le mail suivant;
cocofaller@hotmail.fr