Innover pour bien vieillir dans les territoires

Publié le par Orgris

Innover pour bien vieillir dans les territoires

Le 12 octobre dernier, le programme PlusLonguelaVie.net a organisé une conférence-débat sur le thème "Innover pour bien vieillir dans les territoires", à l’Assemblée des départements de France.

Plus de 70 personnes ont participé à la journée, parmi lesquelles des collectivités territoriales, des bailleurs sociaux, des associations, des sociétés privées, des chercheurs, des consultants,…

Synthèse des échanges :

A travers cette restitution, Amandine Brugière revient sur les enjeux et défis du Bien-vieillir, tels qu’ils ont été exprimés pendant cette journée.

Les réseaux de soins et de services à la personne, une préoccupation majeure des villes et départements

Une des préoccupations principales des villes et des départements, liées au vieillissement, concerne l’organisation des réseaux de soins et réseaux de services à la personne, et la coordination des professionnels d’aide au maintien à domicile. Il s’agit là d’une préoccupation centrale qui soulève l’épineuse question du « faire avec » : la co-réalisation, co-production entre acteurs privés et associatifs, entre acteurs publics et privés, entre différents échelons administratifs… Cela en appelle, in fine, à un nouveau management des projets de services, la mise en place de nouvelles formes de gouvernance multipartenariale, et dans lesquelles l’acteur public doit être un acteur mobilisateur et fédérateur.

Imaginer des indicateurs du "vivre-ensemble"

Mais si cette problématique apparaît centrale et urgente, elle confine les enjeux du vieillissement aux « personnes âgées » (voire dépendantes).

Or le vieillissement démographique a des conséquences plus larges, plus globales, et touchent à tous les pans du vivre-ensemble intergénérationnel. Si demain 30% de la population a plus de 60 ans, c’est une société plurielle qui se dessine. Comment adapter les services, les équipements, les infrastructures pour qu’ils soient appropriables par tous : en terme d’accessibilité (ergonomique et cognitive) de rythme (lenteur, efficacité, douceur, rapidité), de qualité (informationnelle, relationnelle), de sociabilité ? C’est la personne dans sa globalité, et dans ses parcours de vie, aussi bien que dans le collectif qui est à reconsidérer.

En effet une vie intégrée au collectif, une densification des sociabilités entre les âges sont des moyens d’enrichir la vie sociale, et par là de faire reculer les effets négatifs du vieillissement (vieillissement pathologique, dépendance, isolement). Si la cohésion intergénérationnelle ne se décrète pas, elle peut être à tout le moins stimulée, entretenue par diverses formes d’actions (événementiels, offre culturelle, sportive, adaptation des équipements, diversification des modes de transports, des modes de consommation). L’acteur public est légitime et a le devoir d’organiser la vie sociale : prendre en compte les nouvelles géographies du lien qui se créent par le biais des réseaux, réinvestir la proximité, créer de nouvelles occasions de rencontres entre la population.

Mais cela en appelle aussi à l’implication d’autres acteurs : la société civile, les organismes privés (mutuelles, assurances), nécessaires pour changer, choisir et construire la société de demain. Un premier chantier pourrait être de faire émerger et de valoriser de nouveaux indicateurs du vivre-ensemble.

Rôle et responsabilité des acteurs du numérique

Le rôle et la responsabilité des acteurs du numérique sont eux aussi très importants. La conjonction de l’allongement de la durée de la vie et de l’accélération des cycles d’innovation technologique a pour conséquence un risque de décrochage constant, un risque répété de fracture technologique générationnelle. D’où la nécessité de penser la simplicité des services et des interfaces, non pas pour des populations précarisées, fragilisées, mais pour tout un chacun, quel que soit son âge, très jeune, très vieux, d’âge intermédiaire.

Cela passe peut-être par des modes de conception « agiles » : c’est-à-dire intégrant l’essai-erreur, la progression successive, et surtout faisant des utilisateurs de réels « co-producteurs » des services. Là encore c’est un nouveau management de projet qui est appelé.

 

Des projets "in progress"

A travers les les 5 pistes créatives, un parti-pris, pour ainsi dire « éthique », a été choisi par les participants au programme Pluslonguelavie, pour mettre en avant des services relationnels, à composantes numériques, favorisant le bien-être, et fondés sur des solidarités spontanées. Restent à approfondir et à tester, autour de ces scénarios, des modèles économiques sous-jacents, permettant de sortir ce type de services (qui peuvent déjà exister) de la voie sans issue de l’expérimentation : l’enjeu maintenant est de tester, et construire, de manière multi-partenariale des modèles pérennes et créateurs de valeurs.

les 5 scénarios de pistes créatives sont :

    * LE MAGASIN

    * CYCLONAUTE

    * LE FIL D’ARIANNE

    * PLACE DU MARCHÉ

    * ACT EMPLOI

Et on peut avoir des détails et en savoir plus sur le site de Pluslonguelavie.net :

http://www.fing.org/?-PlusLongueLaVie-net-


Contexte :

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