Hébergement temporaire : une intercommunalité s'appuie sur l'existant pour trouver une solution sans investir – Centre – 18

Publié le par Orgris

Hébergement temporaire : une intercommunalité s'appuie sur l'existant pour trouver une solution sans investir – Centre – 18

La communauté de communes en Terres Vives et un logement-foyer associatif ont combiné leurs intérêts pour répondre à un besoin réel du territoire : celui d'héberger temporairement des personnes traversant une difficulté. En termes financiers, l'opération est quasi blanche pour la collectivité. Quant au logement-foyer, il a, lui, gagné en notoriété.

Depuis quelque temps déjà, un groupe d'élus de la communauté de communes en Terres Vives (11 communes, 13.170 habitants) s'interrogeait sur l’opportunité de mettre en place un service permettant d'accueillir des personnes âgées pour de courtes durées. L'intuition des élus se vérifie à l'occasion du diagnostic social réalisé en 2011, dans le cadre d'une réflexion sur la politique sociale intercommunale, accompagnée par Mairie-conseils.

Ce besoin existe : par exemple lorsqu’un conjoint aidant est hospitalisé, ou bien pour bénéficier d'un temps de répit à la sortie d'une hospitalisation, ou encore quand il y a un délai d’attente avant de rentrer en maison de retraite... Reste à trouver la solution pour y répondre, à la hauteur des moyens de l’EPCI.

     Un élu à l’affut des opportunités et une idée qui se révèle judicieuse

Le petit groupe de travail d'élus envisage d'abord de créer une structure ex-nihilo, ce qui implique un investissement important. C'est là que les difficultés apparaissent. "Nous savions que nous ne pourrions pas le financer avant 2020 compte tenu de nos autres projets", précise Bernard Ozon, vice- président du CIAS.

Au hasard d'un soir de zapping devant la télévision, l’élu découvre un reportage décrivant les difficultés des logements-foyers à remplir leurs appartements. Ce qui lui donne l'idée de contacter la directrice du logement-foyer situé sur une commune du territoire, "Résidence Louis Jouannin", qu'il avait rencontrée lors du diagnostic social.

Dès la première entrevue, les élus communautaires et les responsables de ce foyer logement associatif situé sur la commune de Menetou-Salon, réalisent qu’ils ont des intérêts communs. "Nous pratiquions déjà de fait l'hébergement temporaire au cas par cas, et depuis plusieurs années nous avons au moins 2 à 3 appartements régulièrement libres. Cela ne posait donc pas de problème, au contraire", explique la directrice du foyer-logement, Élisabeth Gillet.

      Conjonction des intérêts des parties : deux logements réservés pour l’hébergement temporaire

L’accord est donc vite trouvé entre les deux parties qui signent en 2012 une convention. Le document précise que le logement-foyer réserve deux de ses appartements pour l'hébergement temporaire de personnes âgées. En contrepartie, la communauté de communes prend en charge l'achat de deux douches adaptées (3.000 euros), pour remplacer les baignoires de ces studios, et équipe également chacun de ces studios d'une télévision. Le logement-foyer assume, lui, la pose des douches (918,50 euros). La convention précise que deux représentants de la communauté de communes siègent désormais au conseil d'administration du logement-foyer.

      L’intercommunalité communique, le foyer-logement fait le plein

Via la convention, la communauté de communes a pris l’engagement d'assurer la promotion de ces hébergements temporaires. Ce qu'elle fait en relayant l'information auprès de la population, des mairies, médecins et autres acteurs médicaux ou sociaux. En janvier 2013, le CIAS qui vient d'être créé, prend le relais pour se charger du suivi. Dans les faits, c’est le Logement-foyer qui gère les entrées et les sorties. Et désormais le plus souvent, les mairies le contactent directement sans même passer par le CIAS. C'est donc la directrice du logement-foyer qui peut dresser un bilan : "Très bon, résume-t-elle. La fréquentation est au maximum."

La durée du séjour varie entre une journée et trois mois. Les causes du séjour temporaire sont multiples et parfois imprévisible comme cette panne de chauffage en plein hiver, ou cette maison qui brûle.

Pour les aidants, c’est aussi une possibilité de répit, telle cette dame qui chaque été fait un séjour de trois semaines dans une des deux chambres du foyer logement quand ses enfants partent en vacances. Certains séjours ont aussi débouché sur une entrée au sein même du logement-foyer. "Les personnes ont pu ainsi tester notre établissement et envisagent alors plus sereinement d’y vivre", observe la directrice du foyer-logement.

      Troisième studio pour l’hébergement temporaire ?

L’opération est vertueuse pour tout le monde. Il est d'ailleurs envisagé que le CIAS travaille sur la possibilité de l’aménagement d’un troisième appartement au sein du logement-foyer.

Emmanuelle Stroesser / Agence Traverse pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

http://www.mairieconseils.net/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250267867241

 

CONTACTS : Communauté de communes en Terres Vives, 20 route Creton, 18110 Vasselay

Tél. : 02 48 25 46 61 ; Nombre de communes : 11 ; Nombre d'habitants : 12 424

Bernard  Rousseau ; Président

Bernard Ozon ; Elu communautaire, vice-président du conseil d'administration du CIAS

mairie.saintpalais@wanadoo.fr

Nelly Lavaure ; Responsable Pôle Technico-Administratif ; nelly.lavaure@terresvives.fr

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