Les seniors travaillent davantage

Publié le par Or gris : seniors acteurs des territoires

Un taux d’activité en hausse, mais en-dessous de la moyenne européenne

En 2014, 50,7 % des 8 millions de personnes âgées de 55 à 64 ans sont actives en France métropolitaine : 47,0 % ont un emploi et 3,7 % sont au chômage.

Le taux d’activité des 55-64 ans en France est inférieur de 5 points à celui de l’Union européenne en 2014 (contre 7 points en 2011). Cet écart est dû principalement à la faiblesse du taux d’activité des hommes de 60-64 ans (27 % actifs en 2014 en France, soit 20 points de moins que l’ensemble européen). Mais il a tendance à se réduire (6,7 points en 2011). Car le taux d’activité a augmenté de 2,4 points en 2014 et n’a jamais été aussi élevé depuis 1975.

Il a progressé en 2014 tant pour les hommes que pour les femmes, tant pour les 55-59 ans (+1,3 point) que pour les 60-64 ans (+3,2 points), particulièrement pour les 60-61 ans en raison du recul de l’âge de la retraite à partir de 2011. En revanche, le taux est très faible en France pour les 65-69 ans (6 %, contre Europe : 11 %).

Les seniors sont plus souvent en travail partiel : 25 % contre 19 % pour l’ensemble des actifs. Ils sont aussi plus nombreux à être non salariés (18,9 %), ou salariés des fonctions publiques (21,5 %).

Un chômage plus faible mais de longue durée

Fin 2014, le taux de chômage des personnes de 55 ans ou plus s’élève à 7,0 %, en hausse de 0,2 point sur l’année contre +0,4 point pour l’ensemble de la population active. Il faut y ajouter 2,1 % qui font partie du halo du chômage (ils souhaitent travailler mais n’ont pas fait de démarches de recherche d’emploi).

Si le taux de chômage est sensiblement plus faible pour les 55-64 ans que pour l’ensemble des actifs, les seniors restent plus durablement au chômage : 62 % des chômeurs âgés de 55 à 64 ans le sont depuis au moins un an, contre 42 % pour l’ensemble des chômeurs, plus faible pour les femmes (6,7 %) que pour les hommes (7,9 %).

On voit bien que, malgré les différentes mesures des dernières années, depuis la loi du 17 décembre 2008 (obligation de négociations ou plans d’action) et le contrat de génération, les entreprises résistent toujours au recrutement de seniors. D’après l’Observatoire des discriminations, l’âge reste, et de loin, le premier motif de discrimination.

Publié le samedi 26 mars 2016 dans les clés du Social

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